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iPhone 4S et iOS 5

Apple
Apple iPhone

Personne n’a pu échapper à l’annonce du décès du charismatique Steve Jobs, cofondateur et ex CEO d’Apple, ce 5 octobre 2011. Je ne reviendrai pas ici sur la vie de cet homme qui restera dans toutes les mémoires. Le concept de l’iPhone et de l’iPad, c‘était lui. Il est donc en partie l’instigateur – ou le précurseur – de l’explosion actuelle de l’industrie du mobile.

L’iPhone 4 reste à l’heure actuelle le mètre-étalon des smartphones. Un jour avant la mort de Jobs, Apple organisait une keynote pour dévoiler le successeur de son téléphone vedette: l’ iPhone 4S.

Les réactions qui ont suivi cette annonce furent fort mitigées et beaucoup de technophiles ont été déçus. Pourquoi? Comme l’a très bien rappelé Tim Cook, le nouveau CEO, il est difficile d’améliorer encore un produit aussi abouti que l’iPhone 4. Alors, quelles sont les nouveautés de la version 4S?

Voilà pour les vraies nouveautés. Le design de l’appareil reste globalement identique. Après ces explications un peu techniques, le service marketing est entré en scène et a ébloui le public avec “Siri”, l’assistant vocal personnel. Il s’agit d’un logiciel de reconnaissance vocale contextuelle évolué qui s’active à tout moment en maintenant le bouton principal enfoncé.

Les plus observateurs d’entre vous auront remarqué qu’il y a dans cette vidéo deux femmes qui ont les mains occupées au moment où elles sont censées appuyer sur le bouton de leur iPhone pour activer Siri. Mais bon, le but d’une publicité n’est pas d‘être réaliste mais de faire vendre, non?

Revenons-en à la technologie en elle-même. Siri est d’une part capable de parler via un logiciel de synthèse vocale. Jusque-là rien de révolutionnaire, le premier Mac le faisait déjà en 1984. D’autre part, Siri interprète vos paroles dans leur contexte tel un être doué d’intelligence pour lancer différentes tâches sur le téléphone, rien que ça. Actuellement en version bêta, il reconnaît l’anglais, le français et l’allemand. Pour réaliser cela il a un petit secret: il se fait aider en communiquant avec des serveurs sur internet. Sans connexion internet, Siri ne fonctionne pas.

Dans la pratique, la reconnaissance est assez précise et supérieure à celle des systèmes de base d’Android et Windows Phone 7, pour peu que vous ayez une bonne prononciation. Si par contre vous parlez anglais avec un fort accent japonais tel ce monsieur, vous risquez d’avoir du mal:

À la base, Siri était une application gratuite disponible pour tous les modèles d’iPhone et iPod Touch avec microphone, utilisant une technologie développée par la société Nuance. Apple a racheté le concept et en a fait une exclusivité de l’iPhone 4S, en retirant l’application originale de l’App Store. On a donc affaire ici à un véritable coup marketing plus qu‘à une réelle innovation. Apple s’est probablement rendu compte du manque d’intérêt que susciterait son nouveau téléphone, d’autant plus que les précédents modèles profitent également des nouveautés logicielles importantes apportées par la dernière version de leur système d’exploitation mobile: iOS 5.

iOS 5 est sorti en version finale pour le grand public de 12 octobre 2011 après quelques mois de tests auprès des développeurs. La mise à jour s’est faite dans la douleur pour un nombre non négligeable d’utilisateurs qui ont été obligés de réinitialiser leur téléphone après plusieurs tentatives. Une fois ce cap passé, on a accès à quelques sympathiques fonctions déjà annoncées en juin dernier:

Parmi cette liste, on retrouve quelques généreux emprunts à la concurrence. Personnellement je ne vois aucun mal à cela et je pense qu’il faut savoir prendre exemple sur les bonnes idées pour faire avancer l’innovation, ce qu’Apple a fait ici avec succès. Par contre, j’apprécie nettement moins leur comportement hypocrite lorsqu’ils attaquent leurs concurrents en justice pour violation de brevets plus abstraits les uns que les autres lorsque ce sont eux qui sont copiés.

Ces fonctionnalités sont à présent disponibles gratuitement sur iPhone 4S, iPhone 4, iPhone 3GS, iPod Touch de 3e et 4e génération, iPad et iPad 2. Il est clair que quand on lit cela et qu’on apprend que le prix de l’iPhone 4S sera identique à celui de son prédécesseur soit 640 EUR pour le modèle de base, on a du mal à se convaincre de l’intérêt de son achat à court terme. À part peut-être pour rendre un hommage à Steve Jobs?

L’iPhone 4S arrive en Belgique le 28 octobre 2011.

Ubuntu Natty Narwhal

Linux
Tux

Fin avril 2011, la nouvelle cuvée de la distribution Ubuntu Linux a vu le jour. Cette fois l’animal se nomme Natty Narwhal, ce qui signifie “Narval chic”. Pour votre culture générale, sachez qu’un narval est un cétacé qu’on surnomme également “licorne des mers”.

La grande nouveauté est l’intégration d’ Unity dans la déclinaison pour ordinateurs de bureau. Unity est la nouvelle interface qui a été introduite dans la version précédente d’Ubuntu pour les netbooks. À présent, la version netbook a disparu tandis que la version desktop intègre une nouvelle version améliorée d’Unity qui s’adapte à toutes les machines, avec petit ou grand écran.

Personnellement je n’ai pas beaucoup testé Unity car je le trouve pour l’instant trop limité et pas assez personnalisable à mon goût donc je serais incapable de décrire son utilisation en détails. Pour faire simple, Unity remplace le menu d’accès aux applications et la barre des tâches de Gnome par un dock intégré s’affichant à gauche de l‘écran. Heureusement, on peut toujours accéder au bureau Gnome 2 par défaut avec les effets Compiz en choisissant cette option sur l‘écran de login au démarrage.

Toujours au niveau de l’interface graphique, le thème Gnome d’Ubuntu a un peu évolué et les barres de défilement sont à présent masquées par défaut et remplacées par une fine barre d’indication de la progression du défilement. Passez votre souris dessus et les boutons de défilement apparaissent en surimpression à l‘écran. L’intérêt de la chose est de laisser plus d’espace pour l’affichage du contenu des zones à défilement. Si vous n’aimez pas, vous pouvez désactiver l’option en désinstallant les paquetages concernés:

sudo aptitude purge overlay-scrollbar liboverlay-scrollbar-0.1-0

L’Ubuntu Software Center prétend quant à lui concurrencer le Mac App Store et se dote d’un système de commentaires et de notation des applications. Plus fort encore, il permet de tester directement les applications sans les installer sur la machine au moyen de WebLive que vous pouvez activer en installant un client freeNX via la commande suivante:

sudo aptitude install qtnx

Vous pourrez ensuite tester l’application de votre choix d’un clic sur le bouton “test drive” ce qui vous connectera sur un serveur distant exécutant cette application.

Au niveau des applications, Firefox est passé à la version 4 lors de la sortie d’Ubuntu 11.04 en avril, et est depuis lors continuellement mis à jour sans qu’il faille attendre la sortie d’une nouvelle version d’Ubuntu et sans avoir à recourir à l’utilisation de dépôts PPA externes. À l’heure où j‘écris ces lignes, Firefox en est déjà à la version 7.

La suite bureautique LibreOffice, fork d’OpenOffice, remplace officiellement cette dernière. Remmina remplace Terminal Server Client en tant que client de connection bureau à distance multi-protocoles (compatible RDP, VNC, NX, XDMCP, SSH, Telepathy). Enfin, Banshee, que j’affectionne particulièrement, remplace Rhythmbox en tant que lecteur audio par défaut. Ce dernier point est plutôt rassurant vis-à-vis de l’avenir de Mono (l’implémentation libre de .NET) dans Ubuntu. En effet, lors de la sortie de la version précédente d’Ubuntu je vous expliquais que le logiciel de gestion de photos F-Spot, écrit lui aussi pour Mono, avait été remplacé par Shotwell, un programme considéré comme inférieur en termes de fonctionnalités même si un peu plus stable. Cette décision de faire de Banshee le lecteur audio par défaut prouve simplement que Canonical ne livre pas une guerre contre une technologie mais choisit simplement le meilleur logiciel, quelle que soit la technologie utilisée. Je reparlerai probablement plus en détail de Mono dans un futur billet.

Natty Narwhal est la dernière version d’Ubuntu basée sur Gnome 2 et fait office de version de transition avant la prochaine qui sort mi-octobre et sera basée sur Gnome 3 et Unity. De grands changements sont à prévoir et je vous expliquerai tout cela en détail.

FOSDEM 2011

Agenda
Fosdem

Ces samedi 5 et dimanche 6 février, il sera déjà temps de retourner à la grand-messe internationale du logiciel libre, le FOSDEM. Comme chaque année, vous pourrez visiter les stands des exposants et assister à des centaines de conférences sur le campus du Solbosch de l’Université Libre de Bruxelles. C’est également une bonne occasion pour faire le plein de goodies, livres O’Reilly et gadgets en tous genre.

Vous avez la possibilité de consulter le programme détaillé et planifier vos journées en installant l’une des applications pour appareils mobiles de tous types: iOS, Android, Symbian, Maemo, WebOS. Pas d’application BlackBerry mais une nouveauté cette année: un site pour mobiles créé avec le récent (et expérimental) jQueryMobile.

Parmi les sujets de conférence, on retrouvera entre autres: les distributions Linux et FreeBSD, le Java libre et d’autres langages de programmation, Mozilla, LibreOffice, Jabber, PostgreSQL ou encore les plates-formes embarquées. Sans oublier les “Lightning Talks”, ces mini présentations de 15 minutes traitant de sujets divers qui se succèderont toute la journée.

Les sujets des conférences auxquelles vous aurez des chances de me croiser sont: HTML5, Firefox 4, WebODF, Maemo, Android et Java.

Venez nombreux et n’oubliez pas le beer event la veille pour les plus assoiffés et courageux d’entre vous.

Ubuntu Maverick Meerkat

Linux
Tux

Le 10/10/10 dernier sortait la version 10.10 d’Ubuntu, alias “Maverick Meerkat” (“Suricate anticonformiste” en français: on se demande ce qu’ils fument). Mark Shuttleworth l’annonçait comme la version “Perfect Ten” et on peut dire que c’est presque un sans faute, même si je ne lui donnerais pas la note de 10/10.

Il s’agit d’une mise à jour mineure par rapport à la version précédente. Visuellement parlant, le thème graphique a été légèrement amélioré, notamment via la nouvelle police de caractères par défaut Ubuntu. Fonction pratique, le lecteur audio peut également être contrôlé directement depuis l’applet audio dans la barre de menu, à côté du contrôle du volume.

Le programme d’installation a été simplifié et affiche également une liste de contrôle des conditions optimales d’installation avant de lancer le processus. En accédant aux paramètres avancés, les plus aventureux d’entre vous ont maintenant la possibilité d’utiliser le nouveau système de fichiers btrfs (sauf pour la partition contenant /boot car btrfs n’est pas supporté par GRUB). Je vous conseille plutôt de garder le système de fichiers par défaut ext4 qui reste le plus stable et performant à l’heure actuelle.

Et c’est tout? Oui, à part les classiques mises à jour des logiciels vers leur dernière version stable et le fait que le logiciel Shotwell remplace maintenant F-Spot en tant que gestionnaire de photos par défaut, ce que je considère plutôt comme une régression car F-Spot est plus activement développé et possède plus de fonctionnalités.

Je tiens quand même à émettre une réserve sur la version 10.10 d’Ubuntu Netbook Edition avec sa nouvelle interface graphique Unity boguée et peu pratique qui tourne au ralenti. Pour l’instant, mieux vaut installer la version standard d’Ubuntu et optimiser un peu le bureau Gnome pour un écran de netbook en retirant la barre en bas de l‘écran et en installant maximus (pour agrandir automatiquement les fenêtres) et window-picker-applet (pour basculer entre les fenêtres). Si vous voulez une bonne distribution Linux optimisée pour les netbooks, je vous recommande Jolicloud ou Moblin. Espérons qu’Unity soit corrigé et amélioré car il est prévu qu’il devienne également l’interface par défaut de la prochaine version “classique” d’Ubuntu qui sortira en avril prochain.

Pour le reste, la rapidité, stabilité et facilité d’utilisation d’Ubuntu sont toujours exemplaires et devraient séduire le plus grand nombre.

Les applications qui vous feront aimer GNU/Linux

Linux
Tux

Vous avez entendu parler de Linux en général ou de la distribution Ubuntu en particulier. Vous êtes curieux ou déjà séduit. Mais vous hésitez encore à sauter le pas car vous craignez d‘être perdu(e) sans vos applications Windows ou Mac OS favorites. Qu‘à cela ne tienne, laissez-moi vous présenter une petite sélection de logiciels gratuits de qualité pour la plupart libres, qui devraient vous convaincre que l’herbe est au moins aussi verte de l’autre côté, dans le monde mystérieux des pingouins.

Les applications disponibles pour Windows, Mac OS X et Linux

Les applications propres à Linux

N’oubliez pas d’installer les “Suppléments restreints Ubuntu” depuis la logithèque pour obtenir Adobe Flash ainsi que rendre accessible à différentes applications le décodage d’un grand nombre de formats audio et vidéo tels que le MP3 ou le H.264.

Sont également préinstallés dans Ubuntu des logiciels permettant de parcourir et gérer vos fichiers y compris sur des volumes Windows, compresser et décompresser des archives, visionner des images et des documents PDF, créer un fichier PDF à partir de n’importe quel document imprimable, scanner des documents, accéder à des serveurs de fichiers Windows ou FTP ou encore se connecter à un bureau Windows à distance.

Et si une application Windows venait vraiment à vous manquer, pas de panique: grâce à WINE, une implémentation libre de Windows, il y a de grandes chances que vous puissiez l’installer et l’exécuter sous Linux, sans avoir à installer ni acheter Windows. Consultez la liste de compatibilité pour vérifier.

Bien entendu, cette liste n’est pas exhaustive. Elle reprend principalement les logiciels que j’utilise et recommande pour un environnement de bureau GNOME, inclus par défaut avec la distribution Ubuntu. D’autres lui préféreront par exemple l’environnement de bureau KDE, pour lequel a été développée toute une collection d’autres très bons logiciels dont je ne parle pas ici. C’est là aussi tout l’intérêt d’utiliser une distribution GNU/Linux: avoir la possibilité de choisir l’environnement qui vous convient le mieux et non pas laisser quelqu’un d’autre décider à votre place que la fonction pour arrêter votre ordinateur doit être accessible via un bouton “Démarrer” ou qu’une barre de menus doit rester en permanence en haut de l‘écran.

Je vous invite donc à tester ces logiciels de qualité et qui sait, peut-être les adopter au quotidien? Je pense que vous ne le regretterez pas.