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iPad mini
Avant toute chose, prière de m’excuser pour l‘écriture un peu tardive de cet article qui n’est plus vraiment d’actualité étant donné que l’engin est sorti il y a 3 mois. Je tenais néanmoins à faire un petit bilan personnel sur Apple en 2012 et donner mon avis sur ce nouveau produit qu’on s’est beaucoup offert dernièrement.
2012 c’est donc pour Apple l’année post-Steve Jobs avec l’iPhone 5 et l’iPad version Retina et mini. À propos de l’iPhone 5 (qui est donc en réalité le sixième iPhone et non le cinquième), on a entendu fuser beaucoup de critiques lors de sa sortie, pointant du doigt son faible apport de nouveautés et son prix toujours aussi élevé. Cela m’a surpris car pour moi, l’iPhone 4S présente encore moins de nouveautés par rapport à son prédécesseur que cet iPhone 5. C’est un bel objet, très puissant, bien construit, avec un bel écran large au rendu exemplaire et un appareil photo presque inégalé sur smartphone. Par contre au niveau logiciel, toutes les applications existantes ont dû être adaptées pour ce nouveau format d‘écran, faute de quoi elles s’affichaient avec de belles bandes noires. Des applications s’adaptant aux différentes tailles d‘écrans, voilà une chose qu’Android gère parfaitement depuis la version 1.6 (en 2009). Apple a beau contrôler totalement ses produits, cela n’empêche pas la marque d’introduire de la fragmentation au fur et à mesure que sa gamme se renouvelle. L’autre point faible de la partie logicielle de cet iPhone 5, c’est iOS 6 qui n’apporte rien de vraiment nouveau et a remplacé Google Maps par le tristement célèbre Apple Maps (Plans) beaucoup moins fiable et abouti. Heureusement quelques mois plus tard Google publiait la nouvelle version de Google Maps sur l’App Store, et les consommateurs retrouvèrent le sourire.
Rayon tablettes, nous avons eu droit en début d’année à la version “Retina” (= double résolution) de l’iPad, baptisé initialement “Nouvel iPad” mais qu’on appelle à présent “Ancien nouvel iPad” puisqu’une nouvelle version Retina est sortie à la fin de l’année, en même temps que le fameux iPad mini.

En son temps, Steve Jobs avait déclaré que son entreprise ne sortirait jamais une tablette 7 pouces:
7-inch tablets are tweeners: too big to compete with a smartphone and too small to compete with the iPad. ….7-Inch tablets are dead on arrival.
Avec l’iPad mini, Tim Cook (le nouveau patron) a-t-il trahi son prédécesseur? Pas tout-à-fait, car cette tablette ne mesure pas 7 pouces mais 7,9 pouces: nuance. À en croire les communiqués de presse, cela change tout. En réalité, l’iPad mini affiche le même nombre de pixels que l’iPad 2 (1024×600) et fait fonctionner les applications de façon strictement identique mais sur une surface plus petite, sans ajuster la taille des éléments à la densité de l‘écran comme le font les appareils Android. Techniquement l’usage est donc un peu moins confortable, surtout dans les applications qui présentent des boutons dont la taille les rend tout juste utilisables sur la version 10 pouces. Cet inconfort est contrebalancé par une très bonne finition et un poids-plume de 308g (contre 601g pour l’iPad 2).
À l’intérieur de la bête, on trouve exactement les mêmes composants que dans l’iPad 2, à l’exception des capteurs photo de qualité légèrement supérieure. L’iPad mini est donc un iPad 2 rétréci vendu au prix de base de 320 €.
Le hic c’est que l’iPad 2 est sorti en mars 2011 et qu’il est pour ainsi dire dépassé techniquement. Il ne dispose que de 512 Mo de RAM, une puissance de calcul assez moyenne et surtout un écran d’une définition trop faible pour une tablette aux normes d’aujourd’hui. Et la concurrence ne s’est pas privée de faire mieux: Asus et Google ont sorti la Nexus 7, une tablette 7 pouces plus performante avec 1 Go de RAM et un écran IPS d’une définition supérieure de 1280×800 pixels (alors qu’il est plus petit), pour un prix record de 200 € en version 16 Go. Et Google commence à avoir une sacrée maîtrise du monde des tablettes, contrairement à Microsoft ou Blackberry par exemple.
Ajoutez à cela le fait que l’iPad mini ne dispose pas encore d’une version dédiée de Google Maps et vous comprendrez vite que dans la gamme des tablettes “accessibles”, il est loin d‘être le meilleur choix. Son atout majeur reste sa logithèque étoffée de logiciels optimisés pour tablettes même si dans ce domaine, Android est en train de rattraper son retard à vive allure.
Je m’interroge sérieusement sur la stratégie d’obsolescence programmée pour les tablettes Apple. Alors que l’iPad 2 est déjà considéré par certains (dont moi) comme obsolète et qu’il est le prochain produit sur la liste des tablettes à ne plus recevoir de support, voilà qu’ils en sortent une nouvelle version plus petite ce qui va donc les obliger à fournir du support pour celle-ci pendant encore au moins quelques années. Vont-ils décider d’arrêter le support de l’iPad 2 avant celui de l’iPad mini alors que ces deux produits sont virtuellement identiques? Vont-ils introduire de la fragmentation en maintenant en parallèle deux plates-formes iPad séparées par un fossé technologique? L’avenir nous le dira mais je connais un certain Steve qui doit déjà se retourner dans sa tombe. Malgré des chiffres de vente qui se maintiennent en ce début 2013, on commence clairement à ressentir le début du déclin de la marque à la pomme par son manque cruel d’innovation.
iPhone 4S et iOS 5
Personne n’a pu échapper à l’annonce du décès du charismatique Steve Jobs, cofondateur et ex CEO d’Apple, ce 5 octobre 2011. Je ne reviendrai pas ici sur la vie de cet homme qui restera dans toutes les mémoires. Le concept de l’iPhone et de l’iPad, c‘était lui. Il est donc en partie l’instigateur – ou le précurseur – de l’explosion actuelle de l’industrie du mobile.
L’iPhone 4 reste à l’heure actuelle le mètre-étalon des smartphones. Un jour avant la mort de Jobs, Apple organisait une keynote pour dévoiler le successeur de son téléphone vedette: l’ iPhone 4S.

Les réactions qui ont suivi cette annonce furent fort mitigées et beaucoup de technophiles ont été déçus. Pourquoi? Comme l’a très bien rappelé Tim Cook, le nouveau CEO, il est difficile d’améliorer encore un produit aussi abouti que l’iPhone 4. Alors, quelles sont les nouveautés de la version 4S?
- Un nouveau processeur double coeur Apple A5, le même que celui qui équipe déjà l’iPad 2. Fabriqué par Samsung, il intègre un GPU double coeur extrêmement performant, le PowerVR SGX543MP2. Pour vous donner une idée, ce GPU a été choisi par Sony pour équiper sa nouvelle console portable Playstation Vita qui sortira au printemps 2012 en Europe. Malgré ce nouveau CPU, l’autonomie de l’iPhone 4S est annoncée comme équivalente à celle de l’iPhone 4, même si en lisant les spécifications techniques on remarquera que le temps de veille annoncé est passé de 300 à 200 heures.
- Un appareil photo encore plus performant: 8 mégapixels, 5 lentilles, une plus grande sensibilité et un temps d’exposition plus court; il prend de superbes photos et capture également de la vidéo en 1080p (contre 720p auparavant). Le flash LED est bien entendu toujours présent. Je n’irai pas par 4 chemins: oui, c’est le meilleur appareil photo/enregistreur vidéo intégré à un téléphone mobile et on n’en trouvera pas de meilleur dans l’immédiat. D’autant plus que le logiciel qui l’accompagne a lui aussi été grandement amélioré et offre la stabilisation d’image pendant l’enregistrement vidéo, la correction des couleurs et détection des visages automatiques, et j’en passe.
- Un nouveau système de double antenne permettant à l’iPhone de basculer automatiquement et à tout moment de l’une à l’autre pour garantir le meilleur signal. Il faut dire qu’après le scandale de l’Antennagate l’année passée, ils se devaient d’annoncer quelque chose dans ce domaine, ne fût-ce que pour faire taire les rumeurs. Ce n’est pas tout, l’iPhone 4S est également capable de fonctionner en mode CDMA et GSM: il n’existe donc plus qu’une seule version de l’appareil capable de fonctionner sur tous les réseaux mobiles du monde.
Voilà pour les vraies nouveautés. Le design de l’appareil reste globalement identique. Après ces explications un peu techniques, le service marketing est entré en scène et a ébloui le public avec “Siri”, l’assistant vocal personnel. Il s’agit d’un logiciel de reconnaissance vocale contextuelle évolué qui s’active à tout moment en maintenant le bouton principal enfoncé.
Les plus observateurs d’entre vous auront remarqué qu’il y a dans cette vidéo deux femmes qui ont les mains occupées au moment où elles sont censées appuyer sur le bouton de leur iPhone pour activer Siri. Mais bon, le but d’une publicité n’est pas d‘être réaliste mais de faire vendre, non?
Revenons-en à la technologie en elle-même. Siri est d’une part capable de parler via un logiciel de synthèse vocale. Jusque-là rien de révolutionnaire, le premier Mac le faisait déjà en 1984. D’autre part, Siri interprète vos paroles dans leur contexte tel un être doué d’intelligence pour lancer différentes tâches sur le téléphone, rien que ça. Actuellement en version bêta, il reconnaît l’anglais, le français et l’allemand. Pour réaliser cela il a un petit secret: il se fait aider en communiquant avec des serveurs sur internet. Sans connexion internet, Siri ne fonctionne pas.
Dans la pratique, la reconnaissance est assez précise et supérieure à celle des systèmes de base d’Android et Windows Phone 7, pour peu que vous ayez une bonne prononciation. Si par contre vous parlez anglais avec un fort accent japonais tel ce monsieur, vous risquez d’avoir du mal:
À la base, Siri était une application gratuite disponible pour tous les modèles d’iPhone et iPod Touch avec microphone, utilisant une technologie développée par la société Nuance. Apple a racheté le concept et en a fait une exclusivité de l’iPhone 4S, en retirant l’application originale de l’App Store. On a donc affaire ici à un véritable coup marketing plus qu‘à une réelle innovation. Apple s’est probablement rendu compte du manque d’intérêt que susciterait son nouveau téléphone, d’autant plus que les précédents modèles profitent également des nouveautés logicielles importantes apportées par la dernière version de leur système d’exploitation mobile: iOS 5.
iOS 5 est sorti en version finale pour le grand public de 12 octobre 2011 après quelques mois de tests auprès des développeurs. La mise à jour s’est faite dans la douleur pour un nombre non négligeable d’utilisateurs qui ont été obligés de réinitialiser leur téléphone après plusieurs tentatives. Une fois ce cap passé, on a accès à quelques sympathiques fonctions déjà annoncées en juin dernier:
- Notification Center. Terminés les pop-ups énervants qui pouvaient vous interrompre à tout moment. Ceux-ci ont été remplacés par une barre de notification copiée purement et simplement sur Google Android (“Cupertino, start your photocopiers”). Les notifications se font donc discrètes et disparaissent d’elles-mêmes, tandis que vous pouvez faire apparaître la barre de notification à tout moment en la déroulant depuis le haut de l‘écran. Elle regroupe toutes vos notifications et vous permet de les masquer ou de vous mener directement à l’application qui l’a lancée. Vous pouvez également visualiser vos notifications depuis l‘écran de verrouillage.
- Fonctionnement autonome sans PC. Jusqu‘à présent, les “post-PC devices” de la firme à la pomme nécessitaient de se connecter à un PC ou un Mac pour synchroniser leur contenu avec le logiciel iTunes ou être mis à jour. Ceci a toujours été pour moi la raison principale pour ne pas les acheter, d’autant plus que ces appareils n’offrent pas la possibilité de charger du contenu via une carte micro SD. Cette époque est maintenant révolue et avec iOS 5 les appareils Apple synchronisent automatiquement sans fil contacts, calendrier, photos, musique, applications et autres avec le Cloud d’Apple, et pourront être mis à jour “over the air”. Les téléphones Android font cela depuis la version 1 sortie début 2009.
- Intégration de Twitter dans le système d’exploitation. Ceci vous permet par exemple de partager immédiatement une image de votre gallerie photo sur Twitter. L’intégration de Twitter dans Android est disponible officiellement depuis octobre 2010, et des fabricants comme HTC offraient déjà cette fonction en 2009. Par contre Facebook n’est pas encore intégré dans iOS 5, contrairement à d’autres plates-formes mobiles.
- iMessage. Un système de messagerie propriétaire pour envoyer des textes ou des contenus multimédia entre périphériques Apple. Copié sur Blackberry Messenger.
- Un appareil photo amélioré pour les périphériques concernés. Vous pouvez à présent lancer l’appareil photo directement depuis l‘écran de verrouillage et capturer une photo en appuyant sur le bouton pour augmenter le volume. Vous pouvez à présent effectuer un geste de pinch pour zoomer (comme sur le Samsung Galaxy S) et vous aider d’une grille pour recadrer la photo si vous le désirez. L’exposition et le focus sont réglés automatiquement en touchant la zone désirée à l‘écran. Une fois la photo prise, vous avez maintenant aussi accès à des fonctions de retouche rapide permettant de recadrer, pivoter, améliorer les couleurs ou même retirer les yeux rouges de la photo. Difficile de faire mieux.
- Un navigateur web toujours plus performant avec enfin la fonctionnalité d’onglets sur iPad. Il dispose également d’un mode d’affichage optimisé pour la lecture, Safari Reader, qui retire le contenu superflu de la page tel que la publicité et alloue tout l’espace au texte principal.
- Une nouvelle application de liste de tâches planifiées et géolocalisées qui vous notifie en fonction de l’heure et du lieu où vous vous trouvez.
- Une application reprenant la liste des journaux et magazines auxquels vous êtes abonné dans l’App Store, affichés sous la forme de leur dernière couverture, qui télécharge les nouvelles publications en arrière-plan et vous notifie dès la disponibilité de celles-ci.
- Les heureux possesseurs d’iPad 2 peuvent désormais utiliser les gestes à 4 doigts sur leur écran afin de passer d’une application à l’autre, revenir à l‘écran d’accueil ou afficher la liste des tâches en cours d’exécution, ce qui s’avère très pratique à l’usage. Cette fonction était également disponible pour l’iPad 1 dans les versions de test d’iOS 5 mais leur a été retirée dans la version finale: un autre “bug marketing” qui fâche.
Parmi cette liste, on retrouve quelques généreux emprunts à la concurrence. Personnellement je ne vois aucun mal à cela et je pense qu’il faut savoir prendre exemple sur les bonnes idées pour faire avancer l’innovation, ce qu’Apple a fait ici avec succès. Par contre, j’apprécie nettement moins leur comportement hypocrite lorsqu’ils attaquent leurs concurrents en justice pour violation de brevets plus abstraits les uns que les autres lorsque ce sont eux qui sont copiés.
Ces fonctionnalités sont à présent disponibles gratuitement sur iPhone 4S, iPhone 4, iPhone 3GS, iPod Touch de 3e et 4e génération, iPad et iPad 2. Il est clair que quand on lit cela et qu’on apprend que le prix de l’iPhone 4S sera identique à celui de son prédécesseur soit 640 EUR pour le modèle de base, on a du mal à se convaincre de l’intérêt de son achat à court terme. À part peut-être pour rendre un hommage à Steve Jobs?
L’iPhone 4S arrive en Belgique le 28 octobre 2011.
iPhone 4
Personne n’y a échappé, le nouveau téléphone vedette d’Apple est sorti cet été en Belgique et tous les fanboys se sont immédiatement bousculés à l’entrée des magasins Mobistar pour se l’arracher ou être mis sur liste d’attente. Des stocks très faibles dès la sortie officielle de l’appareil contribuent à entretenir cette hystérie générale. Certains vendeurs Mobistar n’hésitent d’ailleurs pas à pratiquer la vente groupée dissimulée: officiellement ils n’en ont plus, mais ils gardent quelques pièces en stock pour les clients qui sont prêts à souscrire un contrat chez eux…
Plutôt salée l’addition: 640 EUR pour le modèle 16 Go et 750 EUR pour le modèle 32 Go (110 EUR pour 16 Go supplémentaires ou comment payer la mémoire interne à prix d’or). L’ iPhone 4, c’est son nom, est l’un des téléphones grand public les plus chers jamais vendus. Mais à ce prix-là, en a-t-on réellement pour son argent? C’est ce que nous allons essayer de voir.
Avant même son annonce officielle, l’iPhone 4 causait déjà des soucis à Apple car un prototype presqu’identique à la version finale a été retrouvé dans un bar. Le monde entier a ainsi pu découvrir en avant-première son nouveau design qui tranche un peu avec les trois versions précédentes: fini le dos bombé, le téléphone est doté de deux faces plates noires avec une antenne en guise de bordure métallique. On aime ou on n’aime pas, je vous laisse seul juge.

Deuxième souci pour Apple, ladite antenne révolutionnaire a rapidement fait parler d’elle, en mal, car il s’avère que lorsqu’on pose le doigt à l’endroit précis de la jointure entre ses deux segments, les mettant ainsi en contact, la réception du signal GSM baisse rapidement jusqu‘à interrompre purement et simplement l’appel si vous étiez en communication. Dans la pratique, il y a peu de chances de mettre le téléphone dans cet état involontairement mais il faut reconnaître que cette conception est pour le moins douteuse et il n’en a pas fallu moins pour déclencher un scandale que certains n’ont pas hésité à appeler “Antennagate”. Apple a donc réagi: une conférence de presse exceptionnelle a été organisée et Steve Jobs, après avoir minimisé le problème et porté quelques coups bas à la concurrence, a annoncé qu’il offrait gratuitement un “bumper” pour chaque iPhone 4 acheté. Il s’agit d’une bande de caoutchouc qui recouvre l’antenne périphérique pour empêcher de la mettre en contact avec les doigts.

Ils en ont également profité pour licencier le responsable de l‘équipe de développement des antennes et créer une nouvelle révision de l’iPhone avec antenne corrigée qui ne devrait pas faire son apparition avant fin septembre (mais chut, ne le dites pas à ceux qui se sont rués pour acheter la première version).
Outre son antenne révolutionnaire, l’iPhone 4 est également doté d’un nouvel écran haute définition: 960×640 pixels au lieu des 480×320 pixels des modèles précédents. Même si c’est le premier écran de smartphone de cette taille à afficher une résolution aussi élevée, celui-ci n’a rien de révolutionnaire. Il ne s’agit même pas d’un écran basé sur la technologie AMOLED ou Super LCD mais d’un TFT-LCD IPS relativement classique de bonne facture. Par contre les génies du marketing de la firme à la pomme lui ont trouvé un nom: Retina Display, l‘écran qui atteint les limites de perception de la rétine humaine (avouez qu’il fallait la trouver, celle-là). Dans la pratique, le texte et les contrôles visuels natifs (boutons, onglets, …) des applications existantes sont déjà automatiquement dessinés en version haute définition sur l‘écran de l’iPhone 4, en gardant les mêmes proportions. Pour profiter pleinement de ce gain en pixels, par exemple en affichant des images ou icônes plus détaillées, les applications doivent néanmoins être adaptées.
En plus d’un capteur photo arrière à la qualité revue à la hausse (5 Mégapixels avec enfin un flash LED et une bien meilleure sensibilité), l’iPhone 4 possède maintenant aussi un capteur photo de qualité moyenne en facade, capturant les images de votre trombine dans une résolution de 640×480 pixels. L’usage principal de ce nouveau capteur étant, vous vous en doutez, la visioconférence. Ici encore, Steve Jobs a tenté de faire croire à son public en transe que cet appareil est le premier du genre à proposer la visioconférence, alors que le vieux Nokia N95 de 2007 le faisait déjà. La visioconférence selon Apple porte le nom de FaceTime et fonctionne uniquement entre appareils Apple, lorsqu’un réseau WiFi est disponible (sans doute prochainement aussi via 3G).
J’avoue m‘être posé des questions en voyant la femme en pleine échographie avec son iPhone dans cette publicité. Les hopitaux avec réseau WiFi public sont plutôt rares et dans de nombreux hopitaux belges, l’utilisation d’un téléphone mobile est encore interdite. Techniquement, la communication GSM est coupée lorsque la visioconférence démarre et seul le WiFi est alors utilisé. Le couple communicant par langue des signes est aussi très émouvant, mais on se rend rapidement compte qu‘à courte distance la caméra cadre surtout leur visage et on voit mal leurs mains à l‘écran, de plus ils sont contraints d’utiliser une seule main pour les signes puisqu’ils doivent tenir le téléphone de l’autre.
Une fonction que je trouve nettement plus innovante est la possibilité de capturer des vidéos en haute définition pour ensuite réaliser des montages vidéo au rendu professionnel directement sur le téléphone. Pour ce faire il vous faudra débourser 4 euros pour la version mobile du célèbre logiciel iMovie, qui n’est pas disponible pour les précédentes déclinaisons de l’iPhone. Les possibilités restent limitées par rapport à la version Mac, mais sont déjà très impressionnantes. Apparemment l’application est encore un peu boguée; cela sera probablement corrigé dans les futures mises à jour.
L’iPhone 4 utilise des cartes microSIM. Une carte SIM classique est compatible microSIM à condition d‘être découpée au bon format (opération relativement risquée si vous n’avez pas l’outil adéquat, un “SIM cutter”). L’idéal étant bien sûr de demander une carte microSIM à son opérateur GSM. L’opérateur Mobile Vikings fournit par exemple des cartes SIM hybrides, prêtes à être utilisées dans des emplacements SIM ou microSIM sans découpage.
J’en profite au passage pour signaler que Mobile Vikings est de loin le meilleur opérateur de téléphonie mobile en Belgique pour qui veut disposer d’une connexion Internet via 3G sur son smartphone ou son iPad. Leur offre standard est une carte prépayée qui inclut 2 Go de données et 1000 SMS pour 15 EUR par mois, ces 15 EUR pouvant être utilisés intégralement en communications téléphoniques. L’offre ciblant l’iPad, qui inclut uniquement 2 Go de données, revient à 12 EUR par mois. En comparaison, Proximus propose une offre iPad de 500 Mo (le quart du volume) pour 10 EUR, sans parler de leurs tarifs normaux qui sont hors de prix.
Mais revenons à l’iPhone 4 pour parler un peu de ses entrailles. La quantité de mémoire vive (RAM) a été doublée par rapport à l’iPhone 3GS et atteint à présent les 512 Mo. Le CPU est un Apple A4 cadencé à une vitesse inconnue inférieure à 1 Ghz, probablement 750 Mhz. Ce CPU, fabriqué par Samsung, est un processeur de type ARM Cortex-A8 qui intègre également un processeur graphique PowerVR SGX535. Il permet à l’iPhone 4 d‘être environ 30% plus rapide que l’iPhone 3GS, sans compter la quantité de RAM doublée qui lui permet d‘être plus à l’aise avec les applications gourmandes en mémoire telles que le nouvel iMovie 4.
Il faut dire que la nouvelle version du système d’exploitation de l’iPhone, l’iOS 4, a avant tout été conçue pour tirer parti des caractéristiques techniques plus avancées de l’iPhone 4, au détriment des versions précédentes de l’appareil. De nombreux utilisateurs d’iPhone 3G et 3GS se sont plaint du manque flagrant de réactivité de leur téléphone après la mise à jour, à tel point qu’une grande partie d’entre eux n’a pas hésité à faire marche arrière pour revenir à la version 3.1.3. Autre gros coup dur pour Apple qui a encore terni son image.
Rassurez-vous, ces problèmes de performance seront certainement corrigés par de futures mises à jour, mais cette mauvaise surprise ne se fait pas vite oublier. Quant aux utilisateur d’iPhone de première génération, ils n’ont pour la première fois tout simplement pas droit à la mise à jour. Pourtant, ses spécifications techniques ne diffèrent pas tellement de celles de l’iPhone 3G. Mais qu’apporte donc l’iOS 4 exactement?
Tour d’abord la possibilité révolutionnaire de pouvoir changer l’image de fond de l‘écran d’accueil de son iPhone. Blague à part, ceci était possible avec tous les téléphones à écran couleur que je connaisse en dehors de l’iPhone, jusqu‘à aujourd’hui. Ensuite, la possibilité de classer ses applications par catégories, histoire de s’en sortir lorsqu’on en a beaucoup.
Et surtout, le multitâche, c’est-à-dire la possibilité de démarrer plusieurs applications simultanément. Cette fonction n’est disponible que sur l’iPhone 3GS, l’iPhone 4 et les iPod Touch équivalents. Personnellement, je suis habitué au multitâche depuis que j’ai cessé d’utiliser MS-DOS et je considère cette fonction comme indispensable. L’implémentation d’Apple sur ses appareils mobiles utilise leur unique bouton en facade: double-cliquer sur celui-ci permet d’afficher un menu avec les applications actuellement ouvertes et basculer de l’une à l’autre instantanément. En réalité, les applications ne fonctionnent pas en parallèle, elles sont simplement mises en pause. Cependant, une liste de services d’arrière-plan bien précis sont mis à la disposition des applications, leur permettant par exemple d’envoyer des notifications ou de diffuser du son même lorsqu’elles ne sont pas au premier plan.
Cette implémentation du multitâche semble relativement bien pensée mais je lui préfère quand même celle des appareils Android (auxquels je consacrerai d’autres articles). Ces appareils permettent aussi d’afficher les applications ouvertes et basculer de l’une à l’autre, mais possèdent en plus un bouton “retour” qui permet de revenir au dernier écran tout en fermant définitivement l‘écran précédent, et par extension de quitter une application pour revenir à la dernière application ouverte. Android permet aussi aux applications de communiquer entre elles, ce qui n’est pas encore possible avec l’iPhone.
Pour le reste, l’iPhone 4 possède les mêmes défauts généraux que les versions précédentes: système fermé, impossibilité de remplacer la batterie, mémoire interne non extensible, obligation d’utiliser le logiciel iTunes et un câble de données pour synchroniser l’appareil avec un ordinateur, et bien sûr toujours pas d’Adobe Flash disponible dans le navigateur web même si de nombreux sites font des efforts pour proposer de la vidéo visible sur iPhone et iPad.
Tout cela vaut-il 640 EUR (minimum)? Je pense que non, car il existe aujourd’hui sur le marché des appareils comme le HTC Desire vendus 200 EUR moins cher, avec des spécifications techniques équivalantes et un système d’exploitation beaucoup moins restrictif (Android 2.2). Je publierai d’ailleurs prochainement un test de ce sérieux concurrent.
Finalement, le grand tour de force d’Apple avec l’iPhone, c’est de parvenir à insuffler à ses utilisateurs une telle impression de liberté et d’avant-gardisme qu’ils en oublient qu’ils utilisent le smartphone le plus verrouillé du marché.
MacBook Pro plus puissant et autonome
Entre l’annonce d’un iPod grand format et celle d’un futur iPhone dont on sait déjà tout ou presque, je n’attendais rien d’intéressant de la part d’Apple en cette période. Et puis voilà qu’arrive en toute discrétion une mise à jour très alléchante de leur gamme d’ordinateurs portables MacBook Pro.
Comme je l’avais déjà écrit dans mes précédents billets, le MacBook Pro Unibody 13 pouces est probablement l’un des meilleurs ordinateurs portables grand public à l’heure actuelle. Bien entendu quand je dis “grand public”, cela ne signifie pas qu’il est à la portée de toutes les bourses puisque le prix de base du modèle 13 pouces reste fixé à 1150 EUR TTC.
J’avais tout de même un gros reproche concernant ce modèle: la quantité de mémoire vive (2 Go) et la taille du disque dur (160 Go) inclus dans le prix de base étaient clairement insuffisantes par rapport aux machines concurrentes ou moins chères. Je pensais en particulier aux netbooks vendus à bas prix qui, bien qu’ils ne possèdent nullement la puissance ou la qualité de finition d’une telle machine, sont aujourd’hui dotés d’un disque dur d’une capacité variant généralement entre 160 et 320 Go. Et 4 Go de RAM est devenu un standard sur les PCs de milieu de gamme.
Alléluia, Apple a enfin remédié à cela avec les nouveaux MacBook Pro qui sont désormais tous équipés de 4 Go de RAM DDR3. Et le disque dur? C’est déjà mieux: 250 Go pour le modèle de base. Peut mieux faire, surtout quand on sait qu’il est pénible de démonter entièrement la bête pour remplacer le disque dur soi-même, opération rapide et courante sur PC.
Mais les ingénieurs de la firme à la pomme ne se sont pas arrêtés là puisque les entrailles du nouveau MacBook Pro 13 pouces révèlent un nouveau chipset intégré: exit le GeForce 9400M dont je vantais les mérites et bonjour le nouveau GeForce 320M qui le remplace officiellement. D’après nVidia, celui-ci serait 80% plus puissant que son prédécesseur ce qui en fait le processeur graphique intégré le plus puissant du moment, avec une bonne avance sur la concurrence. Mais ce n’est pas tout: grâce à ce nouveau chipset combiné à une meilleure batterie, l’autonomie de l’appareil a également explosé puisqu’Apple annonce qu’elle pourrait atteindre les 10 heures sur ces modèles, ce qui équivaut généralement à plus de 6 heures réelles dans la pratique. De quoi concurrencer de nombreux ordinateurs portables CULV, la puissance et la finition en plus.
Et bien entendu, tout cela est toujours proposé au même prix de base, soit 1150 EUR TTC, avec un CPU Intel Core 2 Duo cadencé à 2,4 Ghz. Le rapport qualité-prix de cette machine est plus élevé que jamais et je vous la recommande donc chaudement en lui décernant le prix de meilleur ordinateur portable de 2010.
Ce que je comprends moins par contre, c’est la tarification du modèle 13 pouces de la gamme juste au-dessus: pour un CPU à peine plus véloce (2,66 Ghz) et un disque dur à peine plus grand (320 Go), il vous en coûtera… 1500 EUR! Ces infimes améliorations ne valent clairement pas 350 EUR supplémentaires.
Les modèles 15 et 17 pouces, réservés aux plus fortunés, ont également été revus à la hausse et intègrent les nouveaux processeurs Intel Core i5 et i7. Ils sont tous dotés d’une solution graphique hybride utilisant intelligemment selon le cas la vidéo intégrée du chipset Intel de dernière génération, ou la carte graphique dédiée nVidia GeForce GT 330M. Par conséquent, l’autonomie est un peu plus basse avec 8 à 9 heures maximum annoncées.
Mes félicitations à Apple pour nous rappeler toute la maîtrise dont ils peuvent faire preuve pour la conception d’aussi beaux ordinateurs, même si je ne suis pas tout-à-fait d’accord avec leur politique concernant l’iPhone et l“iPad et apprécie moyennement l’arrogance de leur PDG.
Apple iPad
Et oui, je vais moi aussi vous parler de la fameuse tablette d’Apple annoncée en janvier dernier et tout juste sortie aux USA, qui monopolise l’attention de la presse et des réseaux sociaux en ce moment. 2009 ayant été une année plutôt pauvre en nouveautés ou annonces fracassantes pour la firme à la pomme, tout le monde attendait au tournant l’annonce officielle de cette tablette lors d’une cérémonie spéciale officiée par un Steve Jobs plus charismatique que jamais. Malheureusement pour lui, à la fin de sa présentation, l’excitation des invités a fait place a un scepticisme prononcé et ce ne sont pas les yeux hypnotisants de Scott Forstall qui leur feront changer d’avis.
Pour ceux qui n’en auraient jamais entendu parler, l’ iPad est une tablette à écran tactile. Ce n’est pas un nouveau concept puisque de nombreuses marques ont déjà tenté de lancer ce genre de produit sans succès au cours de ces 10 dernières années, à commencer par Apple lui-même avec son Newton sorti en 1993. Sans oublier les récents “Tablet PC” à base de technologies Microsoft qui ont connu un échec tout aussi cuisant. La tablette d’Apple est sensée être une incarnation viable de ce concept, se positionnant au niveau des prix et de la taille face aux netbooks, ces mini ordinateurs portables bon marché, mais aussi face aux livres électroniques tels que le Kindle d’Amazon. Autant dire que les fans de la marque ont mis beaucoup d’espoir dans ce joujou que voici aujourd’hui dévoilé au grand jour.
Le nom du produit, “iPad”, n’est certainement pas la meilleure trouvaille de la firme. Il ressemble tellement à “iPod” que la seule voyelle qui les sépare pourra facilement être confondue. Mais lorsqu’on en apprend un peu plus sur ce nouveau produit, on finit par se dire que la ressemblance des noms n’est peut-être pas fortuite.

En effet, première grande déception: l’iPad n’est pas un Mac. Il ne peut donc pas exécuter les applications courantes pour Mac OS X. Il s’agit en réalité ni plus ni moins d’un iPod Touch grand format, propulsé par le même système d’exploitation que celui des désormais célèbres iPhone et iPod Touch. Mis à part la taille de l‘écran et un CPU plus puissant, il possède les mêmes limitations qu’un iPod Touch, à savoir:
- Un système d’exploitation pour appareils mobiles, ne permettant d’exécuter qu’un seul programme à la fois pour l’instant (ceci changera prochainement);
- L’absence d’emplacement pour cartes mémoires;
- L’impossibilité d’ajouter de la musique ou des vidéos sans passer par le logiciel propriétaire iTunes sous Windows ou Mac OS X;
- L’impossibilité d’installer des applications en dehors de l’App Store qui est contrôlé et censuré par Apple (sauf si on “jailbreake” l’appareil, lorsque cela est possible);
- Et bien entendu la nouvelle tradition d’Apple: l’impossibilité de remplacer la batterie sans un retour à l’usine.
Ce n’est pas un iPhone non plus, donc il ne possède pas de fonction téléphone ni de GPS. Pas de webcam ou d’appareil photo non plus dans un premier temps, ce qui en a déçu beaucoup: la vidéoconférence sera impossible par exemple. Au niveau connectivité, l’iPad dispose du WiFi, du Bluetooth ainsi que la 3G en option.

Reste donc un bel appareil très fin avec un grand écran de 9,7 pouces affichant une résolution de 1024×768 pixels, à la fois trop grand pour rentrer dans une poche et trop limité techniquement pour faire office de micro-ordinateur complet. Le CPU créé sur mesure est cadencé à 1 Ghz.La tablette peut être tenue dans toutes les positions et l’image s’oriente automatiquement en fonction de l’orientation courante grâce aux accéléromètres intégrés. La saisie de texte se fait via un large clavier tactile affiché sur l‘écran en mode paysage. Il est également possible d’utiliser un clavier externe via Bluetooth. L’autonomie maximale annoncée est de 10 heures en utilisation légère, telle que la lecture de livres électroniques.
L’iPad est heureusement compatible avec l’ensemble des applications existantes pour iPhone et iPod Touch. Cependant, puisque son écran est beaucoup plus grand que celui des autres appareils, l’affichage de ces applications doit être soit centré et entouré d‘énormes bordures noires, soit étiré et flou car ne profitant pas de la résolution native de l‘écran.
L’iPad est également capable d’exécuter un nouveau type d’applications développées tout spécialement pour lui et tirant parti de son grand écran tactile et de son CPU plus puissant. Apple a d’ailleurs ré-écrit pour l’occasion toutes les applications de base de l’appareil en les dotant d’une interface tactile plus élégante et naturelle que jamais: le logiciel de messagerie, le lecteur multimédia, l’album photos, le calendrier, le logiciel de cartographie et bien entendu le navigateur web Safari qui offre une expérience de surf vraiment agréable, même si l’intégration du plug-in Flash d’Adobe n’est toujours pas à l’ordre du jour (mais ceci est une autre histoire).
Une nouvelle application spéciale disponible gratuitement sur l’App Store permet la lecture de livres électroniques ainsi que leur achat directement depuis un nouveau magasin en ligne: l’E-Book Store. Le format ouvert EPUB est supporté, contrairement au Kindle. Autres points forts par rapport à la concurrence: l‘écran affiche des couleurs et une haute luminosité et l’interface de lecture naturelle simule au mieux les sensations d’un vrai livre. Cela suffira-t-il pour que l’iPad s’impose comme le livre électronique de référence? L’avenir nous le dira.
Sont également disponibles, mais à $10 la pièce cette fois, les versions iPad des applications bureautiques d’Apple: Pages, Numbers et surtout Keynote. Leur nouvelle interface est d’une qualité tout aussi exemplaire.
Alors, tout ce brouhaha de la presse autour de l’iPad est-il justifié? De prime abord, on peut dire que l’iPad n’a rien de révolutionnaire et n’apporte pas grand chose par rapport à l’iPod Touch (qui, lui, rentre dans une poche). Mais un grand écran et un processeur plus puissant ouvre l’accès à une toute nouvelle classe d’applications tactiles, et avec le savoir-faire d’Apple en matière d’interface utilisateur, on obtient une tablette semblant débarquer tout droit du futur. Il faut voir et tester l’engin dans des conditions réelles comme j’ai pu le faire pendant quelques minutes pour comprendre de quoi il s’agit. L’appareil répond au quart de tour à la moindre interaction, l‘écran est superbe malgré sa résolution plutôt moyenne, et l’interaction avec les doigts se fait de façon tellement naturelle qu’elle paraît presque magique. C’est la première fois qu’il est réellement possible d’utiliser ses doigts sur un écran d’appareil mobile pour réaliser les mêmes choses qu’avec un clavier et une souris sur ordinateur, mais de façon plus directe et naturelle. Impressionnant.
Son prix aussi est plutôt intéressant puisque le modèle de base avec 16 Go de mémoire de stockage est proposé à $500 aux Etats-Unis. Le prix européen n’est pas encore connu mais on peut estimer qu’il avoisinera les 500 EUR. La version avec 64 Go de mémoire de stockage coûte $200 de plus et l’option 3G est facturée $130. Il sera en vente dès la fin avril dans nos contrées. On peut dire que le prix se positionne plutôt bien par rapport au Kindle DX d’Amazon et aux netbooks, même si un netbook offre bien plus de possibilités à prix égal.
L’iPad survivra-t-il? Pour ma part, je pense toujours que c’est surtout un effet de mode dans l‘état actuel des choses. Il risque bien de faire de l’ombre à Amazon et son Kindle et son interface est vraiment une merveille à utiliser, mais cet appareil est beaucoup trop limité et fermé pour remplacer un véritable ordinateur à utiliser sur le pouce. Apple vient encore de mettre de nombreux développeurs en colère en annonçant qu’il n’accepterait aucune application créée avec d’autres outils que les siens, faisant une croix sur celles créées à l’aide de Flash, MonoTouch ou Unity par exemple, mêmes si les conditions de cette interdiction restent à éclaircir. Ceci nuira quand même considérablement à l’adoption de la plate-forme iPhone et iPad.
J’attends également avec impatience les tablettes concurrentes basées sur le système d’exploitation mobile Google Android qui feront leur apparition plus tard dans l’année. À prix égal, elles offriront des possibilités nettement plus étendues, sans oublier que la quasi totalité des applications Android existantes sont déjà nativement compatibles avec toutes les tailles d‘écran, même si des applications spécialement conçues pour les grands écrans offrent toujours un plus grand confort d’utilisation. Attendons de voir ce que l’iPad a à nous offrir par rapport à cette future concurrence avant de nous précipiter dessus. Bravo quand même à Apple pour cette belle concrétisation du concept de la tablette tactile du 21e siècle.