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ATI Radeon HD 4770

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AMD

Mon dernier article à propos d’une carte graphique remonte déjà à plus d’un an. Entretemps, nVidia a sorti quelques nouvelles puces graphiques haut de gamme plutôt onéreuses tout en renommant tous ses GPU histoire de semer la confusion chez les consommateurs tandis qu’AMD/ATI s’est surtout attaqué aux segments d’entrée et milieu de gamme avec la série des Radeon HD 43xx, 45xx, 46xx et 48xx, des GPU ne présentant rien d’exceptionnel si ce n’est de bonnes performances à bon prix ce qui a forcé son rival nVidia à baisser ses tarifs. Aujourd’hui, ce même constructeur vient de donner le coup de grâce à nVidia avec la sortie du Radeon HD 4770.

Ne vous fiez pas uniquement au numéro: le 4770 appartient bel et bien à une nouvelle génération de GPU plus récente que celle de la série 48xx. Il s’agit de la première puce grand public au monde – CPU inclus – a être gravée en 40 nm. Le record précédent en termes de finesse de gravure était détenu par les nouveaux CPU d’Intel gravés en 45 nm. Comme d’habitude, qui dit gravure plus fine dit consommation électrique et dissipation de chaleur en baisse, mais aussi diminution de la taille de la puce ce qui permet de baisser les coûts de production.

Le Radeon HD 4770 – nom de code RV740 – est un GPU de milieu voire entrée de gamme à la base de cartes graphiques proposées au prix intéressant de moins de 100 EUR TTC, dont les performances rivalisent cependant directement avec les meilleurs GPU de milieu de gamme actuels. Il se compose de 826 millions de transistors soit un peu moins que les GPU de la série 48xx, mais ils sont cadencés à une fréquence légèrement plus élevée. Le Radeon HD 4770 possède le même nombre de stream processors (128) et d’unités de texturing (32) que le Radeon HD 4830, mais il est accompagné de 512 Mo de mémoire de type GDDR5 de dernière génération à 800 MHz sur un bus de 128 bits, ce qui peut sembler faiblard mais est largement compensé par la bande passante doublée par rapport à de la mémoire GDDR3. Comme tous les autres GPU AMD/ATI depuis le Radeon HD 3850, il est compatible DirectX 10.1 et Shader Model 4.1. Il est également doté du système de décodage vidéo H.264/VC-1/MPEG-2 entièrement matériel UVD version 2, permettant de lire des disques Blu-Ray en haute définition sans aucun ralentissement au moyen d’un logiciel compatible.

En pratique, au niveau des performances, le Radeon HD 4770 pulvérise son prédécesseur le Radeon HD 4830 vendu actuellement au même prix et voué à disparaître, et talonne (parfois égale) le Radeon HD 4850. Mais surtout, il signe l’arrêt de mort du produit de référence de nVidia, le GeForce 9800 GT dont je vous avais déjà parlé lors de sa sortie lorsqu’il s’appelait encore 8800 GT. Les cartes basées sur celui-ci se vendent à l’heure actuelle dans les 140 EUR et sont dominées d’environ 14% par le Radeon HD 4770.

Plus encore que ses performances, c’est sa consommation énergétique qui étonne et démontre toute la qualité de sa conception. Avec un TDP de seulement 80W (maximum), il consomme à peine plus qu’un GeForce 9600 GT, autant au repos qu’en charge, alors qu’il offre un tout autre niveau de performances. À côté, le GeForce 9800 GT jadis réputé pour son efficacité fait office de grille-pain en consommant 40 watts de plus en pleine charge, pour des performances inférieures rappelons-le. Le Radeon HD 4770 est donc tout simplement le nouveau champion de la performance graphique par watt, loin devant ses concurrents. Inutile de vous dire que si vous êtes amateur de jeux vidéo sur PC et que vous comptez acheter une carte graphique prochainement, c’est LE GPU qu’il vous faut.

En résumé, il y a fort à parier que le dernier-né d’AMD/ATI se vendra comme des petits pains dans les mois à venir, que son prix déjà bas diminuera et qu’il forcera nVidia à baisser ses tarifs également ou à sortir de nouveaux modèles étant donné le bouleversement provoqué. Mon conseil: attendez les premières déclinaisons de cartes graphiques basées sur le Radeon HD 4770 sans ventilateur, dotées d’un système de refroidissement passif. Il est temps de jouer à Crysis avec les détails élevés!

Note: Je remercie au passage Crytek d’utiliser mon script Slimbox pour l’affichage des galeries de photos de ses superbes jeux.

ASRock Instant Boot et ASUS Express Gate

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Une fois n’est pas coutume, je vais vous parler de hardware pur et dur, à savoir de cartes mère. Et en particulier, de deux technologies plus ou moins mystérieuses qui sont apparues récemment sur certains modèles: Instant Boot sur les cartes mère ASRock et Express Gate sur les cartes mère ASUS. Pour vous, j’ai testé ces deux technologies et percé leurs secrets inavouables.

Commençons par l’Instant Boot. Comme son nom l’indique, il s’agit d’une technologie de démarrage rapide de l’ordinateur. Instant Boot ne fonctionne qu’avec Windows. ASRock prétend pouvoir faire démarrer Windows en 4 secondes! Voyons voir, il doit y avoir un truc. Ne s’agirait-il pas d’une simple mise en veille du PC, de type “suspend-to-RAM”? Non, prétend ASRock, avec Instant Boot, contrairement à une mise en veille traditionnelle, votre machine démarre dans un état “clean” avec un Windows fraîchement initialisé. Mais alors comment font-ils? Roulement de tambours… C’est idiot: Instant Boot redémarre votre PC avant de le mettre en veille! Il y a en fait deux composants: un programme Windows et le BIOS de la carte mère. Quand vous activez Instant Boot, le programme informe le BIOS qu‘à la prochaine demande d’arrêt du PC, la machine ne doit pas s’arrêter mais redémarrer. Après le redémarrage, le programme qui s’ouvre avec Windows ordonne une mise en veille de la machine. Deux sortes de mise en veille sont possibles: de type S4 (le contenu de la RAM est écrit sur le disque dur et la machine s‘éteint complètement) ou de type S3 (mode “rapide”, seule la RAM reste alimentée). C’est tout? Oui. En résumé, Instant Boot n’est rien d’autre qu’une technologie qui sert à redémarrer son PC lorsque qu’on l’arrête ce qui s’avère assez déstabilisant dans la pratique puisqu’on a tendance à rester devant son PC jusqu‘à sa mise en veille pour vérifier qu’elle se produit bien (syndrome de la lampe du frigo) et toute cette procédure est loin d‘être aussi instantanée que le démarrage après la mise en veille, elle semble même interminable. Le seul bénéfice étant le soit-disant gain en stabilité du système qu’on retrouve à la sortie de la mise en veille, ce qui est très discutable étant donné que les dernières versions de Windows ne sont quasiment plus sensibles à ces effets d’accumulation. On n’est plus à l‘époque de Windows 98. Windows Vista incite d’ailleurs déjà à utiliser la mise en veille prolongée aussi souvent que possible en remplacement de l’arrêt réel de la machine. Selon moi, Instant Boot est donc une fausse bonne idée purement marketing, à laquelle on préférera la mise en veille “classique” qui est plus intéressante car elle s’exécute plus rapidement et ne demande pas de matériel ou de logiciel particulier.

Parlons maintenant d’une autre technologie de carte mère un peu plus intéressante celle-là, l’ASUS Express Gate. Il s’agit en fait d’un mini système d’exploitation démarrant en 5 secondes, qui permet d’effectuer en un clin d’oeil des tâches de base sur le PC: surf (Firefox 2), messagerie instantanée (Pidgin), téléphonie (Skype), lecture audio et affichage de photos. Ce système d’exploitation, vous vous en doutez, est basé sur un noyau Linux optimisé. Il s’agit d’une distribution spéciale nommée Splashtop qui n’est disponible que préinstallée sur certaines cartes mères ou certains PC, même si des petits malins ont déjà réussi à le faire fonctionner sur d’autres machines. Les BIOS des cartes mère ASUS disposant de la fonction Express Gate (actuellement toute la gamme P5Q) incluent un chargeur de démarrage spécial qui affiche un écran permettant de démarrer ou non cette distribution Splashtop en 5 secondes. Cet écran apparaît avant même les messages du POST. Quand tout est installé correctement, c’est génial et cela fonctionne à merveille. Le problème vient de l’installation. Où ce mini système d’exploitation est-il stocké? Sur les premiers modèles haut de gamme et très onéreux de cartes mère ASUS disposant de cette fonction tels que la P5Q Deluxe ou la P5Q Premium, Linux Splashtop était stocké dans une puce de mémoire flash installée sur la carte mère elle-même et tout fonctionnait directement sans problème. Malheureusement, pour des raisons économiques ASUS a décidé de ne plus inclure cette mémoire flash sur les modèles les plus récents de la gamme P5Q tels que la P5QL-EM que j’ai eu l’occasion de tester. Sur ces modèles, Express Gate doit être installé sur le disque dur et démarre tout aussi rapidement ou presque (il faut attendre que le disque dur ait atteint sa vitesse de rotation normale avant que l‘écran d’accueil d’Express Gate s’affiche). Le hic, c’est que l’installation sur disque dur impose de nombreuses limitations ridicules. Tout d’abord, il doit s’installer sur une partition Windows, de type NTFS ou FAT32. Comble du ridicule, on est donc obligé, si on n’utilise que Linux et pas Windows, de créer une partition Windows afin d’installer… une distribution Linux. Enfin, passe encore. La deuxième grosse limitation, c’est que le chargeur de démarrage d’ASUS ne reconnaît que les disques en mode IDE et non les disques en mode AHCI. Les disques durs modernes disposent d’une interface SATA qui peut fonctionner en mode IDE pour des raisons de compatibilité, ou en mode natif AHCI. Personnellement je n’utilise que l’AHCI puisque tous les systèmes d’exploitation modernes le supportent (y compris Windows XP avec le bon pilote). Express Gate vous oblige à désactiver l’AHCI et à vous en passer complètement, afin de faire fonctionner vos disques SATA en mode IDE compatible. Vous pouvez également faire une croix sur le RAID. Merci ASUS! Mais ce n’est pas tout: ces cartes mère de la série P5Q disposent aussi pour des raisons de compatibilité d’un port IDE connecté à une puce additionnelle, étant donné que les derniers chipsets Intel ne supportent plus que les connecteurs SATA. Je me suis dit: pourquoi ne pas laisser les disques SATA en mode AHCI ou RAID, brancher un disque dur supplémentaire plus ancien sur le connecteur IDE, et installer Express Gate sur celui-ci? Pas de chance: étant donné que le connecteur IDE est géré par une puce additionnelle qui n’est initialisée qu’après le POST et qu’Express Gate est démarré en premier, celui-ci ne détecte aucun des disques branchés sur le connecteur IDE! Il vous reste quand même une solution si vous voulez utiliser Express Gate sans vous passer de l’AHCI ou du RAID: l’installer sur une clé USB, même si le chargement de Splashtop sera plus lent dans ce cas. En conclusion, Splashtop est une technologie extrêmement intéressante et novatrice, mais son implémentation par ASUS sous la forme de l’Express Gate avec installation sur disque dur vous obligera à faire trop de concessions afin de pouvoir en profiter. Espérons qu’ils corrigent ces défauts dans une nouvelle implémentation.

Voici donc deux technologies de cartes mère qui partent d’une idée accrocheuse mais font vite déchanter. L’Instant Boot s’avère au final inutile tandis que l’Express Gate, s’il est vraiment utile et impressionnant, est gâché par une implémentation laborieuse par ASUS. Etant donné les coûts réduits de la mémoire flash de nos jours, je pense qu’il serait intéressant de voir Splashtop ou un système équivalent préinstallé sur des puces de mémoire flash sur toutes les cartes mère.

Les netbooks de début 2009

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Tout d’abord, je vous souhaite une excellente année 2009 à toutes et à toutes! Après un mois de silence radio au niveau des news, j’ai pas mal d’articles à rédiger en ce début d’année.

2008 fut sans nul doute l’année du netbook auquel j’ai déjà dédié un précédent article en septembre 2008 ainsi qu’un test de l’Eee PC 901. Quelques mois plus tard et après la sortie de nouveaux modèles représentant la “deuxième génération” de netbooks, il me paraît opportun de publier un nouvel article consacré à celle-ci.

L’intégralité des nouveaux netbooks dispose maintenant du nouveau microprocesseur à base consommation Intel Atom dont le modèle le plus courant à l’heure actuelle, le N270, est cadencé à 1,6 Ghz. Je pourrais écrire un article complet sur ce microprocesseur mais je me contenterai de dire qu’il est remarquable par le fait qu’il consomme incroyablement peu d‘énergie (2,5 W) tout en offrant les fonctions qu’on trouve dans les processeurs modernes telles que les instructions SSE3 ou l’Hyperthreading, à un prix très économique (44 $). Certes on ne peut pas le comparer à un Core 2 Duo en termes de performances brutes (il ne possède d’ailleurs qu’un seul coeur) mais une telle débauche de puissance n’est absolument pas nécessaire pour les tâches que doit accomplir un netbook. Couplé à ce CPU, on trouve également dans tous les nouveaux netbooks un couple de chipsets Intel 945GSE + ICH7M, en attendant mieux. En effet, il ne s’agit que d’un dérivé d’une famille de chipsets apparue il y a déjà 3 ans et on apprécierait de voir des netbooks dotés d’un chipset unique à basse consommation et hautes performances – y compris graphiques – spécialement développé pour l’Atom, tel que celui annoncé par nVidia qui sera peut-être sur le marché dès cette année. Les écrans 9 ou 10 pouces à rétro-éclairage LED offrant une résolution de 1024×600 pixels sont quant à eux devenus la norme aujourd’hui sur ces machines. On trouve également toujours un lecteur de cartes mémoire ainsi qu’une webcam dont la qualité varie d’un modèle à l’autre.

Depuis l‘écriture du dernier article, quelques nouveautés sont apparues sur le marché. Dell et Samsung ont sorti leur premier netbook tandis qu’Asus a commencé à commercialiser les modèles 904HD, 1000H et 1002H de sa gamme Eee PC avec disque dur. Quant à MSI, il a mis à jour son Wind U100 pour lui ajouter le WiFi N et une batterie 6 cellules de plus grande autonomie.

À présent il existe globalement 2 types de netbooks: ceux qui possèdent un disque dur (Asus Eee PC 1000H, MSI Wind, Samsung NC10, Acer Aspire One A150, Toshiba NB100) et ceux dotés d’un SSD (Asus EEE PC 901 et S101, Acer Aspire One A110, Dell Inspiron Mini 9). Les SSD utilisent de la mémoire Flash, ils proposent beaucoup moins d’espace de stockage et présentent des débits de transfert de données bruts plus faibles mais en contrepartie sont silencieux, plus résistants et offrent des temps d’accès nuls ce qui accélère le démarrage de certaines applications. Notez que MSI a également annoncé la sortie prochaine d’un netbook hybride, le Wind U115, utilisant à la fois un SSD et un disque dur afin d’obtenir le meilleur des deux mondes (mis à part le bruit du disque dur et la consommation électrique totale).

Face à cette explosion de l’offre netbooks, lequel choisir? Tout dépend de vos critères bien entendu. Les miens sont: le confort d’utilisation, l’autonomie et le prix. J’ai donc éliminé d’emblée les modèles trop onéreux tels que l’Asus Eee PC S101 vendu entre 500 et 600 EUR ainsi que les modèles dotés d’une batterie de moins de 6 cellules.

Si vous désirez un portable avec SSD, ma recommandation personnelle est toujours l’ Asus Eee PC 901 (9 pouces). Préférez la version Linux moins chère avec un SSD de 20 Go plutôt que la version Windows avec un SSD de 12 Go. Le 901 présente une très bonne autonomie, de bonnes performances sous Linux, possède le WiFi N et Bluetooth, et est doté d’une webcam de haute qualité ainsi que de haut-parleurs produisant un son très puissant et clair pour un netbook de cette taille. Par contre, le clavier de petite taille pourrait en rebuter certains.

Si vous préférez un netbook d’une taille de 10 pouces avec disque dur, je vous recommande chaudement le Samsung NC10 ainsi que la dernière version du MSI Wind U100. Ces 2 modèles ont des spécifications similaires: pesant environ 1,3 Kg, ils disposent d’1 Go de RAM, d’un disque dur de 160 Go, du Bluetooth, d’une bonne webcam de 1,3 MP et surtout d’un clavier complet très confortable, avec une légère préférence pour celui du NC10.

Le Samsung NC10 est l’actuel champion de l’autonomie dans la gamme des netbooks. Même s’il est toujours difficile de donner des chiffres réalistes concernant l’autonomie, on peut estimer celle du NC10 à environ 7h en utilisation de type surf via WiFi (sous Windows XP). Le design de ce modèle est également assez agréable et novateur. Encensé par la critique, son succès imprévu est tel qu’il est en rupture de stock partout en Europe depuis un mois déjà. Il est disponible en blanc, noir et bleu.

Le MSI Wind U100, dernier modèle, est doté d’une batterie 6 cellules, contrairement au modèle original qui ne possédait qu’une batterie 3 cellules. Cette nouvelle batterie lui confère une excellente autonomie légèrement inférieure à celle du Samsung NC10 (comptez 30 à 60min de moins pour le même type d’utilisation). Les haut-parleurs intégrés au Wind ne sont pas très bons (préférez des écouteurs) mais son écran LED est impressionnant de luminosité. De plus, il dispose de la même puce WiFi N que celle qu’on trouve dans l’Eee PC 901. Au niveau des performances, le Wind est étonnamment réactif et malgré sa puce vidéo faiblarde similaire à celle des autres netbooks, il est capable de faire fonctionner certains anciens jeux, World of Warcraft ou encore Second Life dans des conditions acceptables. Même Vista est fluide, avec les effets de bureau 3D activés. Mais la botte secrète du Wind, c’est qu’il est quasiment compatible à 100% avec Mac OS X tout en modifiant un minimum de composants de ce système d’exploitation, raison pour laquelle certains l’ont même rebaptisé MacBook Nano en ajoutant un logo Apple sur la coque, son design étant par ailleurs assez proche de celui des anciens MacBooks avec une coque en plastique blanc. Rappelons que l’installation de Mac OS X sur PC est expérimentale et tout sauf légale. Le Wind U100 est disponible en France en blanc, noir et rose. En Belgique on ne trouve plus que d’anciens modèles restés en stock que je ne conseille pas car ils sont souvent dotés d’une batterie plus petite, d’une puce WiFi B/G bas de gamme et d’un disque dur de seulement 80 Go. Je publierai probablement prochainement un test détaillé du nouveau Wind U100.

L'Eee PC 901 en pratique

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Il y a quelques temps, j’ai reçu à prêter un Asus Eee PC 901. L’occasion de voir ce que vaut en pratique l’un des netbooks les plus populaires du moment. En particulier, j’ai passé en revue les points suivants:

Je vous laisse découvrir tout ça… en vidéo!

Déçu au départ par les performances de la machine sous Windows XP, j’ai ensuite été agréablement surpris de voir tout son potentiel libéré après un passage à Linux. La vidéo est réalisée sans trucage, les temps de démarrage de Firefox et OpenOffice qui sont montrés à la fin de la vidéo correspondent à ceux d’un démarrage à froid juste après l’allumage de la machine et l’ouverture d’une session. Pour ceux que le côté technique intéresse, j’ai appliqué quelques optimisations pour accélérer les performances: j’ai formaté le SSD de 4Go en ext2 et le SSD de 8Go en ext3 où j’ai placé le répertoire “/home”, je n’ai pas utilisé de partition de swap, j’ai modifié le scheduler d’I/O par défaut afin d’utiliser le “deadline” et enfin j’ai placé les fichiers temporaires (”/tmp”) dans la RAM et désactivé les logs.

Lors de l’enregistrement de cette vidéo, seul le modèle Windows XP (16 Go) était disponible dans nos contrées, à présent le modèle Linux (20 Go) a également fait son apparition sur le marché européen au même prix soit un peu moins de 400 EUR. Devinez quelle version je vous conseille?

Notez que d’autres netbooks plus ou moins intéressants ont fait leur apparition sur le marché au cours des 3 derniers mois. J’en reparlerai prochainement.

Les netbooks envahissent le marché

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Vous n’avez certainement pas pu échapper au phénomène des Netbooks, autrement appelés “PC portables low cost”. Le phénomène a été initié à la fin de l’année passée par Asus avec l’introduction sur le marché de son Eee PC . Aujourd’hui celui-ci arrive enfin dans les magasins belges, et d’autres constructeurs suivent la tendance en produisant des variantes du même concept.

Mais de quoi s’agit-il? D’un ordinateur portable économique aux dimensions très réduites, possédant un écran généralement doté d’un rétro-éclairage de type LED dont la taille varie de 7 à 10 pouces de diamètre, un processeur peu puissant et une faible quantité de RAM (par rapport aux standards d’aujourd’hui) ainsi qu’un mini disque dur, la plupart du temps de type SSD. Ces netbooks disposent également du WiFi, d’une webcam et d’un lecteur de cartes mémoire de type SD. Par contre, à cause de leurs dimensions il n’y a pas de lecteur optique et il faudra donc passer par un accès au réseau ou un lecteur optique externe pour installer des logiciels sur support CD ou DVD. Pour compléter le tout, un netbook est souvent livré avec un système d’exploitation Linux créé sur mesure par le constructeur pour la machine, afin d’exploiter au mieux ses capacités tout en faisant encore baisser le prix de vente grâce à la dispense d’une licence Windows. Autrement, c’est Windows XP qui est préinstallé, ces machines n‘étant pas assez rapides pour faire fonctionner Windows Vista à une vitesse acceptable. En résumé, on obtient un ordinateur ultra compact, très transportable (1 kg), peu gourmand en énergie, fonctionnel et simple à utiliser, suffisant pour les tâches quotidiennes (Internet, bureautique, multimédia voire mini jeux) et proposé à un prix plancher variant de 300 à 400 EUR TTC.

Les Eee PC d’Asus ont pour particularité de disposer d’un pavé tactile “multitouch” capable de détecter les gestes effectués avec plusieurs doigts tout comme les ordinateurs portables d’Apple ou l’iPhone. L’Eee PC 700 qui est doté d’un écran 7 pouces et de 512 Mo de RAM a été le premier à apparaître sur le marché, suivi très rapidement par un Eee PC 900 plus confortable à utiliser avec son écran 9 pouces, ses 512 Mo de RAM supplémentaires, sa plus grande capacité de stockage (12 ou 20 Go de SSD au lieu de 4) et sa webcam de plus haute résolution. Le nouvel Eee PC 901 sorti récemment représente sans aucun doute le meilleur netbook à ce jour, toutes marques confondues. En effet, celui-ci est globalement identique à l’Eee PC 900 mais possède un processeur Intel Atom légèrement plus véloce, une connectique Bluetooth et WiFi 802.11n et surtout une batterie de haute capacité lui assurant une autonomie réelle record de 6 heures. Malheureusement, seule la version Windows XP de cette machine est commercialisée en Belgique et en France pour le moment. Vendue 50 EUR plus cher que la version Linux, elle dispose d’un disque SSD de 12 Go contre 20 Go pour la version Linux. Il existe aussi l’Eee PC 1000 mais celui-ci, plus cher, se rapproche plus d’un ultraportable classique que d’un netbook. N’hésitez pas à consulter cette page pour un comparatif complet de la gamme.

Face au succès fulgurant de ces machines, la concurrence a pris la balle au bond. On recense aujourd’hui 2 concurrents principaux: le MSI Wind à l’autonomie limitée avec un écran 10 pouces et un disque dur standard de plus grande capacité et l’ Acer Aspire One avec un écran 9 pouces, un clavier très confortable et un disque SSD malheureusement assez lent. HP a également sorti un modèle beaucoup plus cher que la moyenne et pas assez performant. D’autres constructeurs devraient suivre, notamment Dell qui proposera très prochainement sa série E. Ou pourquoi pas Apple?

En dehors de leurs dimensions et prix réduits, ce qui intéresse beaucoup au sujet des netbooks c’est leur distribution Linux sur mesure préinstallée par le constructeur, qu’on peut éventuellement installer par la suite si la machine était livrée avec Windows XP. Un netbook sous Linux propose par défaut une interface utilisateur simplifiée accessible à tous et inclut un ensemble complet de logiciels libres contrairement à la version Windows XP qui n’inclut que quelques logiciels de base. Suite bureautique (OpenOffice), navigateur web (Firefox), client de messagerie (Thunderbird), de messagerie instantanée (Pidgin) et de vidéoconférence (Ekiga, Skype), lecteurs audio et vidéo préconfigurés pour lire les formats les plus courants: tout y est. Sans parler du fait que ces distributions mettent l’utilisateur à l’abri des Virus et Spywares que même les logiciels antivirus n’arrêtent pas à 100% sous Windows, ce qui a de quoi séduire de nombreuses personnes. Asus utilise une distribution Xandros basée sur Debian, MSI utilise SUSE Linux Enterprise et Asus a opté pour l’exotique Linpus Linux Lite . Ces 3 distributions se valent au niveau des fonctionnalités, même si j’ai une préférence pour Xandros et sa compatibilité Debian qui permet d’installer facilement de nombreuses applications tierces. À noter que la célèbre distribution Ubuntu se décline dorénavant également dans une version spéciale destinée aux netbooks baptisée Ubuntu Netbook Remix . Peut-être aura-t-on la chance de voir cette distribution préinstallée sur les Dell série E?

Ce qui est certain c’est que les netbooks remportent un succès fou actuellement, et le choix des constructeurs de proposer un système d’exploitation Linux pour ces machines permet enfin au grand public de découvrir et apprécier le monde du logiciel libre à sa juste valeur, en tant qu’alternative viable aux logiciels de Microsoft.