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CDiscount, la honte des magasins en ligne

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J’ai décidé de pousser un grand coup de gueule contre un site d’achat en ligne relativement connu, j’ai nommé CDiscount. En effet, cela fait maintenant un an que je suis en litige avec eux suite à une simple commande qui a mal tourné et à l’heure où j‘écris ces lignes, la situation n’est toujours pas réglée malgré mon acharnement. Au vu du degré d’incompétence sidérant atteint par leur service clientèle, je n’ai pas pu m’empêcher de publier cette histoire.

Étant un grand habitué des achats sur Internet, je tiens tout d’abord à rassurer ceux qui hésitent à tenter l’expérience: c’est la première fois que je suis confronté à un blocage de ce genre, une situation inextricable. J’ai déjà eu affaire à des objets défectueux ou même des vendeurs frauduleux sur eBay, mais j’ai toujours fini par obtenir un remboursement dans un délai inférieur à deux mois, sans devoir remuer ciel et terre. Sauf une seule fois. Avec CDiscount.

Tout commence en octobre 2008 lorsque je décide de commander un boitier et une carte graphique destinés à un nouveau PC. J’effectue la commande sur le site français CDiscount car c’est le seul qui possédait à ce moment-là ce boitier en stock. Le nom ne m‘était pas inconnu et depuis peu ils acceptaient également les clients belges via un nouveau site dédié. Je me suis laissé tenter… j’allais vite le regretter.

Je paye par carte de crédit. Les deux articles étant de stock, je m’attend à les recevoir rapidement. Ma commande passe alors dans l‘état “en cours de traitement”.

Une semaine plus tard, à l’improviste et sans avoir reçu le moindre avis d’expédition, je m’aperçois que quelqu’un est passé chez moi pour livrer la carte graphique. Etant absent, cette personne a déposé le colis sur ma terrasse, ce qui est normalement interdit. Par contre, aucune trace du boitier PC, la pièce principale que j’attendais. C’est la première fois que je reçois un colis, incomplet en plus, alors que la commande associée est toujours “en cours de traitement” sur le site!

Deux semaines après, ne voyant toujours aucun changement dans l‘état de ma commande, je décide de contacter le service après-vente de CDiscount via leur site afin de leur signaler un article non reçu. L’opération se fait via un formulaire automatisé. Mais depuis, je n’ai reçu aucun message en réponse à ce signalement.

Encore une semaine d’attente et je m’aperçois par hasard en consultant mon compte client sur le site que l’objet que j’attends est maintenant en rupture de stock définitive: bref, j’ai attendu un mois pour rien et je peux faire une croix dessus. Je recontacte le service après-vente automatisé qui me crée alors un bon d’achat de la valeur de l’objet dont je n’ai que faire mais il s’agit d’une étape obligatoire si on veut obtenir un remboursement. Je commence quand même à l’avoir mauvaise parce que, le boitier PC que je devais recevoir étant très lourd, j’avais également payé des frais de port élevés qui ne sont même pas pris en compte par ce bon d’achat. Quelques jours plus tard, je fais convertir le bon d’achat en remboursement et je croise les doigts pour récupérer mon argent.

Plus rien ne se passe pendant un mois quand soudain, je reçois un chèque par la poste fin décembre 2008. Pas de bol: il est uniquement encaissable en France! Ma banque m’informe qu’il est possible de l’encaisser en Belgique mais cela va me coûter la moitié de la valeur du chèque. Pas content du tout, je recontacte le service après-vente automatisé quelques temps plus tard pour expliquer le problème du chèque.

On me répond après 4 jours d’attente qu’il s’agit d’une erreur de leur part car apparemment leurs procédures ne sont pas encore adaptées aux clients belges. Ils m’invitent à leur renvoyer leur chèque par la poste, à mes frais bien entendu. J’accompagne celui-ci d’une lettre avec mes coordonnées bancaires complètes en vue d’un remboursement. Nous sommes alors début février 2009.

À la fin du mois, un employé m‘écrit pour me dire qu’il n’a toujours pas reçu mon chèque. Il ne manquerait plus qu’il se soit “égaré” dans les méandres de la poste!

Pour finir, le chèque arrive le 3 mars. Il aura donc fallu un mois à ce chèque pour me parvenir et un mois également pour qu’il revienne en France chez CDiscount, alors qu’il ne me faut qu’une semaine pour recevoir un petit colis en provenance de Hong Kong via Air Mail! Je croyais pourtant que nos deux pays étaient voisins? Mon avis est que le chèque est rapidement arrivé chez eux pour ensuite se perdre dans les couloirs tortueux de leur service postal pendant un mois. Je peux donc m’estimer heureux qu’il ait trouvé la sortie sans finir à la poubelle.

Ce jour-là je reçois donc un e-mail bizarre m’informant qu’un bon d’achat de la valeur du chèque a été créé. Je vérifie en me connectant à mon compte client et aucun bon d’achat n’apparait. Sur mon compte en banque, aucun remboursement n’apparait non plus.

Je tente alors de recontacter le service après-vente pour me rendre compte que la partie “compte client” du site CDiscount a été conçue par des gens avec deux mains gauches et n’a jamais été testée dans des conditions réelles. Tout d’abord le site belge est physiquement séparé du site français même si c’est une copie conforme de ce dernier. En tant que client belge, je suis obligé de me connecter sur le site belge pour effectuer n’importe quelle action. Seulement, sur ce site belge un lien sur deux pointe encore vers le site français et quand je clique dessus, je me retrouve à mon insu sur le mauvais site totalement identique où un gentil message d’erreur m’informe que je ne suis pas connecté alors que je viens de le faire: de quoi devenir dingue. Un peu comme si le site belge était un site de phishing non fonctionnel. J’ai donc dû corriger moi-même les adresses dans la barre d’adresses de mon navigateur web pour pouvoir accéder à certaines parties du site client: bonne chance aux non-initiés! Autre gros problème: la seule façon de contacter quelqu’un chez CDiscount est de choisir parmi une liste d’options prédéfinies afin d’ouvrir un dossier. Toutes les options s’affichent, peu importe le statut de la commande, mais lorsque vous terminez le remplissage du formulaire et que vous l’envoyez, un message d’erreur ou un e-mail automatique selon le cas vous saute à la figure pour vous informer que vous n’avez pas le droit d’utiliser cette option étant donné le statut actuel de la commande. Puisqu’aucune option n‘était intitulée “problème de remboursement”, j’ai donc péniblement testé toutes les options de la liste une par une… pour finalement me rendre à l‘évidence que ce site était devenu une impasse et qu’il ne pouvait plus rien pour moi. Reste un numéro de téléphone surtaxé, de surcroît localisé en France: après 10 minutes de musique d’attente hors de prix, j’ai fini par raccrocher, dépité.

Quelques jours après je tente également de contacter une personne du service après-vente par e-mail mais ces adresses e-mail sont à sens unique, ce qui signifie que toutes les réponses qui leur sont envoyées sont automatiquement supprimées et n’arrivent jamais à destination, afin d’inciter les gens à contacter le service après-vente exclusivement via leur site qui ne fonctionne pas.

Le 31 mars, je trouve par hasard des forums de discussion sur un site annexe à CDiscount dénommé “La fourmilière”. L’un de ces forums se dénomme “le forum du médiateur” et permet, ô miracle, aux gens dans ma situation d’exprimer leurs problèmes. Autant vous dire que ça chauffe pas mal dans la fourmilière et que les ouvrières, pardon, les modérateurs n’hésitent pas à censurer les messages à tour de bras pour éviter l’explosion. D’abord très calme et poli, j’expose mon problème de remboursement “perdu” en détails dans un premier message. Le lendemain, on me répond que le remboursement a été effectué le 3 mars et que l’affaire est close puis mon message est supprimé peu de temps après. Je m’efforce donc de leur expliquer, toujours sur le forum du médiateur, que j’ai bien vérifié avec ma banque et qu’il n’y a aucune trace de remboursement. Mais à chaque fois la réponse est la même et on me prend pour un idiot ou un menteur, au choix. C’est la reine mère, pardon, l’ordinateur qui l’a dit: j’ai reçu l’argent, point. Vous comprendrez qu’après 15 messages envoyés dans le cadre de ce dialogue de sourds, j’ai fini par ne plus être aussi calme et poli qu’au début et j’ai commencé moi aussi à être victime de la censure. Ils ont également ignoré mes nombreuses demandes de me fournir une preuve de payement. Ce n’est quand même pas à moi de fournir une preuve de non-payement!

Le 28 avril, je contacte un soit-disant responsable du service clientèle dont j’ai trouvé l’adresse e-mail directe dans un groupe d’utilisateurs mécontents sur Facebook. Au début, j’ose croire à l’impossible: il me recontacte dès le lendemain pour me dire qu’il prend l’affaire personnellement en mains et m’invite à le recontacter dès la semaine qui suit au cas où je n’aurais plus de nouvelles de sa part. C’est le dernier message que je recevrai de cet individu.

Néanmoins le 7 mai, le forum du médiateur m’informe que l‘équipe technique de CDiscount est sur le coup et a lancé une enquête interne. Mon non-remboursement serait dû a un bug dans leur système informatique. Y aurait-il un cafard dans la fourmilière?

Malgré ce blabla, il n’y a toujours aucun résultat. Je recontacte le “responsable” le 10 mai, le 15 mai, le 22 mai, le 18 juin, le 25 juin et le 6 juillet sans jamais plus recevoir la moindre réponse. Soit il a été viré, soit il est décédé, soit il s’est bien moqué de moi! Je reste perplexe face à tant d’incompétence et de mépris.

Depuis lors, j’ai encore écrit quelques messages sur le forum du médiateur et on m’a répondu à chaque fois que mon dossier était toujours en cours de traitement et que j’en aurai “bientôt” des nouvelles. Bien entendu, on ne m’a jamais donné le moindre délai et j’attends toujours. Je pense qu’ils ont mis mon dossier “au frigo” comme on dit chez nous et qu’ils vont attendre qu’il y ait prescription. En dernier recours, j’ai également contacté Tests Achats qui m’a proposé une aide juridique mais pour en bénéficier je dois me faire membre de leur association, ce que je ferai peut-être prochainement.

En conclusion, j’ai perdu un temps fou à me battre à tous les niveaux avec le service clientèle de CDiscount pour finalement ne rien obtenir si ce n’est la preuve qu’ils méritent amplement la palme du magasin en ligne le plus incompétent que j’aie jamais vu. Leur pseudo-certification “Fia-net” n’est que de la poudre aux yeux. Je me suis fait voler par ce site destructeur de pouvoir d’achat et je ne commanderai plus jamais chez eux. Je vous conseille vivement d’en faire autant.

Note: Si mon histoire évolue, je mettrai à jour cet article.

HADOPI, la loi absurde

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Nos voisins français sont actuellement dans une situation assez délicate à cause d’une loi très controversée qui a été votée au sénat le 13 mai dernier et devrait être appliquée prochainement: la loi “Création et Internet” également appelée loi HADOPI. Ne vous fiez pas à ce nom à consonance sucrée voire enfantine, derrière celui-ci se cache une loi qui ratisse large dans les domaines du lobbying, de la présomption de culpabilité ou encore du non respect de la vie privée des internautes.

Pour faire court, il s’agit d’une loi mise en chantier par la ministre française de la culture, Christine Albanel, qui sous prétexte de soutenir les artistes et encourager la création, vise à créer une autorité publique indépendante qui sera chargée de sanctionner les internautes dont la connexion Internet a été utilisée dans le but de télécharger des contenus illégaux en les privant purement et simplement de cette connexion Internet durant 12 mois après deux avertissements, et cela en court-circuitant le pouvoir judiciaire. Les soit-disant “pirates” seront repérés au moyen de leur adresse IP. Notez bien la nuance: il ne s’agit pas ici de sanctionner les gens qui téléchargent du contenu illégal, mais bien ceux dont la connexion Internet a été utilisée dans ce but. Les internautes français auront donc la responsabilité non seulement de surveiller ce que leur famille et leur amis téléchargent sous leur toit, mais aussi de sécuriser leur réseau et leurs ordinateurs au moyen des logiciels et solutions agréés par l’HADOPI, sans quoi ils seront reconnus coupables par défaut en cas d’identification! Imaginez ces braves gens n’y connaissant rien en informatique auxquels on demandera d’installer un pare-feu et un antivirus à jour sur leur PC, de sécuriser leur point d’accès WiFi à l’aide d’une clé WPA et autre brouhaha technique, sans quoi ils risqueraient d‘être sanctionnés: nul doute qu’ils vont apprécier. Et même en respectant la loi à la lettre, il existera toujours un risque pour l’internaute de voir son adresse IP usurpée ou sa connexion détournée par un pirate (dans le vrai sens du terme), comme je l’expliquerai plus loin dans cet article, l’accusant ainsi à tort. Difficile ensuite pour lui de prouver son innocence.

Cela vous fait froid dans le dos? Il y a de quoi. Non seulement la présomption d’innocence est ici bafouée par un organisme indépendant de l’autorité judiciaire mais ce n’est pas tout: pour montrer patte blanche et éviter la coupure de sa connexion, l’internaute sanctionné devra accepter d’installer un mouchard sur son ordinateur. Oui, vous avez bien lu: comme si une possible accusation à tort ne suffisait pas, le pauvre citoyen français devra se soumettre à l’installation d’un spyware, un logiciel capable d’espionner toute activité sur son ordinateur afin d’envoyer un compte-rendu à Big Brother, pardon, à l’HADOPI. Les détails sur ce logiciel espion restent très obscurs: faudra-t-il l’installer sur tous les ordinateurs? Fonctionnera-t-il sous Linux, Mac OS X, iPhone ou smartphone Nokia? Quelles seront exactement les informations collectées? Je doute que ce logiciel sera open source

Cette drôle de loi ne se contente pas de taper sur les doigts des internautes, elle va même plus loin en décourageant la création sur Internet, dans la plus pure contradiction de ses prétendus objectifs: en effet, un amendement présenté en mars 2009 prévoit également le sur-référencement dans les moteurs de recherche de sites labellisés HADOPI au détriment des autres, ce que Google France dénonce déjà comme une forme de censure. Comment voulez-vous donner une chance aux “petits” artistes de se faire connaître sur la toile si les moteurs de recherche favorisent les sites sponsorisés par les majors qui collaborent avec l’HADOPI? Frank Riester, le rapporteur UMP du projet de loi, justifie cela en affirmant que les internautes qui entrent des titres de films sont le plus souvent réorientés vers des sites de téléchargement illégaux, ce qui est par ailleurs totalement faux. Je vous invite à faire l’essai sur Google ou Yahoo.

J’ai gardé le plus “comique” pour la fin: lorsque la connexion internet d’un vil internaute sera coupée, il devra continuer à payer son abonnement (!) et il ne pourra évidemment pas changer de fournisseur d’accès puisque son nom figurera dans une liste noire. Il ne lui restera plus qu‘à aller au cybercafé ou immigrer en Belgique.

Mais comment en est-on arrivé à voter une loi pareille dans un pays démocratique? Outre les pressions qu’on imagine très fortes exercées par les majors des industries du disque et du cinéma ainsi que du gouvernement Sarkozy, c’est très certainement une incompréhension généralisée des nouvelles technologies de la part de ceux et celles qui ont conçu ou soutenu cette loi qui est en cause. Illustrons ce dernier point en vidéo en commençant par quelques membres de l’Assemblée nationale française qui semblent bien perdus quand on leur parle de peer-to-peer ou de streaming, deux sujets qui sont pourtant au coeur du débat:

Ce brave député UMP de l’Ain est-il conscient que si ses fils utilisent sa connexion Internet pour télécharger les albums de leur stars favorites au moyen d’un logiciel peer-to-peer, alors que lui-même ignore totalement de quoi il s’agit, il risque de se retrouver privé d’Internet durant un an? Mention spéciale au dernier interviewé qui semble avoir compris dans les grandes lignes que le streaming est une technique utilisée par des sites comme Youtube ou DailyMotion, même si j’aimerais néanmoins préciser que ce terme désigne uniquement le fait qu’on puisse visionner une vidéo ou écouter un morceau au fur et à mesure de son téléchargement, sans avoir à attendre qu’il soit entièrement téléchargé, que cela ne concerne pas que les podcasts et que rien n’empêche à priori d’enregistrer un flux en streaming dans le but d’une diffusion ultérieure.

Mais n’allez pas croire que Christine Albanel, la ministre à l’origine de cette loi, s’y connaisse beaucoup mieux que les autres en matière de technologies Internet. Tout d’abord elle nous parle du mystérieux pare-feu d’OpenOffice (?!) qui permet de tout sécuriser comme par magie dans son ministère:

Bien entendu, une suite bureautique comme OpenOffice n’a absolument rien à voir avec la sécurisation d’un réseau ou d’un PC. La ministre mélange tout et semble ignorer ce qu’est un pare-feu. Ensuite elle nous explique qu’il est très difficile de télécharger des fichiers volumineux tels que des films via “la WiFi” à cause de son débit insuffisant:

Petit rappel technique pour Madame Albanel: une connexion WiFi de type 802.11g offre un débit théorique de 54 Mbps, ce qui est bien supérieur à la vitesse des lignes ADSL à l’heure actuelle qui varie généralement entre 1 et 24 Mbps (pour les plus chanceux). Quand le signal WiFi est bon on peut donc télécharger plein pot sans problème!

Le moins qu’on puisse dire, c’est que pour une ministre de la culture et de la communication, sa culture informatique laisse à désirer. Mais cessons de tirer sur l’ambulance et tentons plutôt d’expliquer à la ministre, aux députés et aux autres pourquoi la loi Création et Internet qui vient d‘être votée est hélas quasiment inapplicable d’un point de vue technique, indépendamment des problèmes éthiques déjà soulevés.

Dans la pratique, l’HADOPI va principalement faire la chasse aux adresses IP sur les réseaux peer-to-peer, que nos amis députés ont du mal à cerner. Le partage de fichiers en peer-to-peer désigne les technologies permettant l‘échange de fichiers de façon décentralisée, c’est-à-dire que ceux-ci ne sont pas stockés sur un serveur central comme c’est le cas pour un téléchargement classique mais que chaque ordinateur d’internaute connecté au réseau, appelé “pair” (peer en anglais), est à la fois un émetteur et un récepteur de morceaux de fichiers vis-à-vis des autres pairs. Pour télécharger un fichier, un ordinateur va donc se connecter à plusieurs ordinateurs d’internautes pour en récupérer les différentes parties, tandis qu’inversement ses fichiers (même incomplets) seront mis à disposition des autres internautes. Un système complexe bien adapté à la distribution à grande échelle et à grande vitesse de fichiers volumineux puisqu’il permet de résoudre les problèmes de limitation de bande passante dont souffrent les serveurs de téléchargement centralisés: dans un réseau peer-to-peer, l’offre et la demande de bande passante s‘équilibrent automatiquement grâce à ce double rôle de chaque pair dans le réseau. Cela signifie aussi qu’il est virtuellement impossible d’arrêter la diffusion d’un fichier dans ce genre de réseau puisqu’il suffit qu’il soit présent sur un seul ordinateur quelconque connecté au réseau pour que sa diffusion perdure.

L’HADOPI prévoit donc de se connecter aux réseaux peer-to-peer afin de repérer les pairs qui échangent des fichiers illégaux et enregistrer leur adresse IP lorsque celle-ci est localisée sur le territoire français. Cependant, les inventeurs et gestionnaires de ces réseaux peer-to-peer, qui sont bien souvent des experts en informatique, ripostent en mettant en place des technologies qui brouillent les pistes. C’est par exemple le cas des trackers du réseau BitTorrent du fameux site “The Pirate Bay” dont la liste des adresses IP des pairs est polluée avec des adresses générées aléatoirement, qui pourraient appartenir à n’importe qui dans la même zone géographique. Ceci augmente considérablement le risque d’identifier un “pirate” par erreur. Pour être certain que celui-ci a bien téléchargé le fichier illégal, il faudrait que les systèmes de l’HADOPI aillent jusqu‘à vérifier que la machine identifiée possède bien le fichier incriminé, en tentant de se connecter à celle-ci afin de le télécharger.

Le risque de sanctionner des innocents provient d’autre part des personnes mal intentionnées qui peuvent exploiter un ordinateur ou une connexion Internet et cela malgré les mesures de protection recommandées par l’HADOPI: usurpation d’adresse IP (“IP spoofing”), installation d’un cheval de troie sur un ordinateur à l’insu de ses utilisateurs (rappelons qu’aucun antivirus n’est jamais fiable à 100%) mais aussi et surtout connexions non désirées d’inconnus sur un réseau WiFi. Il y a à l’heure actuelle un nombre incroyable de connexions WiFi non sécurisées accessibles à tous. À Bruxelles, j’en détecte au minimum une à tous les coins de rue avec mon téléphone WiFi et le Wardriving est devenu monnaie courante. Désactiver ou sécuriser sa connexion WiFi deviendra la priorité numéro 1 de tous les français une fois cette loi en application. Or même quand une connexion est sécurisée, il est possible pour des gens ayant un minimum de savoir-faire en informatique de l’infiltrer en une vingtaine de minutes à l’aide de logiciels disponibles gratuitement sur Internet, dans le cas où cette connexion est “protégée” à l’aide d’une clé WEP. Un grand nombre connexions fait encore usage du chiffrement WEP à l’heure actuelle; il s’agit d’ailleurs du type de protection préconisé par les installateurs de Telenet et Belgacom TV chez nous en Belgique. De même, de nombreux périphériques datant d’il y à peine 3 ou 4 ans (téléphones VOIP, Nintendo DS Lite, anciennes cartes réseau WiFi, premiers Nabaztags) ne sont compatibles qu’avec WEP et certains routeurs ont tendance à ralentir ou planter lorsqu’ils sont configurés pour utiliser le chiffrement WPA, ce qui fait qu’on préférera les configurer avec ce chiffrement WEP qui est malheureusement totalement dépassé car vulnérable. Avec le chiffrement WPA (TKIP) et surtout WPA2 (AES), il n’est pas encore possible de déduire la clé de chiffrement automatiquement à l’aide de logiciels, même si des attaques basées sur des dictionnaires permettant de trouver les clés trop simples sont réalisables. En résumé: à l’heure actuelle, environ deux connexions WiFi sur trois reliées à Internet sont accessibles sans difficulté à des inconnus et il suffit que l’un d’eux télécharge du contenu illégal par le biais d’une telle connexion pour que son propriétaire devienne une victime potentielle de la loi HADOPI.

Pour terminer, penchons-nous un moment sur l’application de la peine: la coupure de la connexion Internet. Vous n’ignorez pas qu’actuellement en France, les offres “triple play” (service combiné Internet + Téléphone + Télévision) représentent la majorité des connexions Internet, que ce soit via l’ADSL ou le câble. Pour de nombreux fournisseurs de services, il est pour le moment techniquement impossible de priver un abonné de sa connexion Internet sans le priver également de sa ligne téléphonique et de ses chaines de télévision, ce qui serait bien entendu inacceptable. Permettre la seule désactivation de la connexion Internet tout en laissant actifs les autres services d’une offre “triple play” demandera des investissements considérables de la part de ces sociétés, investissements qui devront en fin de compte être payés par les abonnés ou les contribuables. HADOPI risque de coûter cher, très cher et ses coûts réels ont été largement sous-évalués.

Vous l’aurez compris, tout ces aspects techniques rendent cette loi déjà obsolète et son application risque fort de tourner au fiasco.

Le plus triste finalement, c’est que cette loi qui va coûter cher aux contribuables ne va rien rapporter aux artistes. Avec HADOPI, tout le monde est perdant. Rien ne garantit qu’un internaute privé de téléchargement illégal va subitement se mettre à acheter plus de CD, se rendre à plus de concerts ou visiter plus régulièrement les salles obscures. Car il ne faut pas oublier que ce sont des consommateurs que cette loi punit, et leur taper sur les doigts est loin d‘être la meilleure façon de leur donner envie d’acheter. Il s’agit plutôt d’une manière de les inciter au boycott ou de les priver de la découverte d’artistes qu’ils pourraient avoir envie de soutenir financièrement. Qu’on le veuille ou non, le téléchargement illégal permet aussi aux gens d’enrichir leur culture musicale et cinématographique ce qui en fait de meilleurs consommateurs de culture potentiels. Il n’ont pas tous forcément envie d’acheter les morceaux qui passent en boucle à la radio ou sont sponsorisés par les sites homologués HADOPI ou de voir le dernier blockbuster dont on fait la publicité sur TF1. Comprenez que beaucoup de gens téléchargent par facilité plus que par envie, et les priver de cette facilité ne suffira pas à leur donner l’envie de consommer. Pour cela il faut avant tout produire du contenu de qualité.

Une fois de plus, les industries du disque et du cinéma nous montrent qu’elles ne sont pas encore prêtes à changer leurs habitudes conservatrices pour véritablement entrer dans le 21e siècle. Tôt ou tard, il faudra pourtant qu’elles revoient entièrement leur modèle économique. Des solutions existent: faire payer un forfait aux internautes, rendre la distribution numérique légale de contenu vraiment accessible, attrayante et bon marché tout en réduisant la production des supports physiques classiques (CD, DVD) mais surtout redonner l’envie au consommateur d’acheter et de soutenir des œuvres plutôt que de lui mettre des barrières et le sanctionner.

Malgré l’opposition du parlement européen à cette loi et le vote d’un texte européen rendant illégal la privation de l’accès à Internet, le gouvernement français a décidé de mettre cette loi en application avant la fin de l’année et il semble que plus rien ne les en empêchera. Nous verrons bien le résultat.

Mise à jour: Ouf! les français sont sauvés (pour le moment) grâce à un recours de dernière minute au Conseil Constitutionnel qui a décidé le 10 juin dernier d’interdire les coupures d’accès à Internet prévues par la loi Création et Internet. Le reste de la loi (la machine à spams d’avertissement) a néanmoins été promulgué le 13 juin. Christine Albanel a été remplacée par Frédéric Mitterrand le 23 juin 2009 au poste de ministre de la culture. Nicolas Sarkozy ne jette pas l‘éponge pour autant et a décidé de mettre en chantier une nouvelle loi, LOPPSI qui vise à censurer les accès à Internet, rien que ça.

Pour plus d’informations sur la loi Création et Internet, je vous invite à consulter non pas le site de propagande mis en place par le ministère de la culture français dont je ne communiquerai pas l’adresse mais le site Ca-va-couper.fr, créé par l’ UFC-Que Choisir (l’union fédérale des consommateurs français). Vous y trouverez de nombreuses informations et explications utiles.

Piratage et quotas de téléchargement

Internet

Cet article n’est pas une nouvelle mais plutôt une piste de réflexion que j’aimerais partager avec vous, et en particulier avec les industries du disque et du cinéma et les fournisseurs d’accès à Internet.

Il y a trois semaines, un sujet m’interpelle dans le journal télévisé. La Sabam (qui gère les droits des artistes) et la BEA (association belge représentant l’industrie du film et du jeu) portent plainte contre l’opérateur câblé VOO pour son dernier spot publicitaire: celui-ci explique l’intérêt de leur connexion illimitée pour les grands consommateurs (comprenez: les gros téléchargeurs) de films et de musique. Scandale donc dans les chaumières. Mais les média ont tendance à simplifier un peu trop le problème du piratage et à faire quelques amalgames qui me font bondir.

Tout d’abord, j’ai remarqué que la presse a tendance à faire du mot “téléchargement” un synonyme de “piratage”. Le téléchargement en lui-même n’a rien d’illégal: c’est simplement le fait de rapatrier des données à partir d’Internet et c’est comme cela qu’Internet fonctionne. Mais ne soyons pas non plus hypocrites en prétendant que seule une minorité de personnes télécharge du contenu illégal. Le vrai problème, c’est que les données illégales sont maintenant presqu’aussi facilement accessibles que les données légales et à cause du peer-to-peer, on ne peut pas arrêter leur diffusion en les supprimant à la source, ce qui effraye l’industrie qui n’a aucun moyen d’endiguer ce phénomène. Si Napster utilisait un serveur central qui a pu être facilement mis hors service, les systèmes de peer-to-peer modernes fonctionnent comme Internet: de façon totalement décentralisée et donc incontrôlable. Par conséquent, les responsabilités du piratage sont également décentralisées: toute personne faisant le choix de télécharger (et donc automatiquement partager) un fichier illégal est coupable. Et comme c’est tellement simple à faire, nous voilà presque tous coupables.

C’est donc la nature même d’Internet et de ces nouvelles technologies qui nous rend tous coupables et qui fait que le piratage est ce qu’il est devenu aujourd’hui: banalisé. Malheureusement, beaucoup de gens haut placés ont du mal à comprendre cela et prennent des mesures désespérées et pas toujours très sensées pour se donner l’impression de garder le contrôle. Parmi celles-ci, la mise en place de quotas de téléchargement mensuels, une spécialité belge. Belgacom et Telenet, qui ont le monopole chez nous, restent les plus avares dans ce domaine alors qu’en France toutes les connexions Internet ou presque sont illimitées. Or imposer des quotas de téléchargement, c’est un peu comme vendre une voiture avec un réservoir de 5 litres tout en augmentant le prix de l’essence dans le but d’empêcher le conducteur de trop enfreindre le code de la route: non seulement ça ne l’empêche pas de commettre une infraction, mais en plus ça le handicape sérieusement durant son trajet tout en le ruinant.

Le fait est qu’aujourd’hui, les applications d’Internet sont de plus en plus gourmandes en termes de quantités de données à télécharger et la plupart des quotas sont rapidement dépassés de la façon la plus légale qui soit. Exemple: abonnez-vous à quelques podcasts, téléchargez le JT et des bandes-annonces de films, un CD de la dernière version d’Ubuntu, installez les mises à jour de votre système d’exploitation, visionnez les dernières vidéos de Sarkozy et Daerden sur Youtube, et enfin téléchargez la démo du dernier jeu vidéo en vogue (les démos de plus d’1 Go ne sont plus rares) et vous arriverez très rapidement au bout de votre quota. Et je ne vous parle même pas d‘écouter la radio ou de regarder la télévision en streaming quelques heures par jour avec Joost par exemple, vous n’atteindriez même pas la moitié du mois à ce rythme.

J’irai même plus loin en disant que les quotas de téléchargement peuvent aussi encourager le piratage car si un client ne dispose pas d’un quota suffisant pour écouter la radio en streaming sur Internet par exemple, il préférera télécharger un album de qualité illégalement pour pouvoir le ré-écouter à loisir, ce qui économisera son quota. Idem pour la télévision en streaming et les films pirates. Autre effet observé: certains utilisateurs qui ont trop bien économisé leur quota se sentent obligés d’entièrement épuiser celui-ci à la fin du mois afin de “rentabiliser” leur connexion Internet. La plupart mettra en route des téléchargements illégaux à toute bezingue jusqu‘à épuisement complet du quota mensuel, sans que ceux-ci répondent à un véritable besoin ponctuel. Voilà qui démontre je pense, toute l’absurdité de cette notion de quotas de téléchargement.

Le téléchargement de données, contrairement au pétrole, n’est pas une ressource limitée et ne nuit pas à l’environnement. L‘évolution logique d’Internet demandant des vitesses de transfert toujours plus élevées et des quantités de données à transférer toujours plus importantes, les quotas devraient au contraire être revus à la hausse chaque année, voire supprimés pour de bon pour le confort de l’utilisateur. Je ne peux donc que saluer l’initiative de VOO à proposer une connexion illimitée à un prix démocratique et invite les autres FAI belges à en faire de même.

Mais revenons au problème du piratage. D’autres solutions ont été tentées sans succès:

Alors, existe-t-il une solution miracle pour mettre fin au piratage? Pour ma part, je ne pense pas. Tout système de protection sera systématiquement contourné et toute tentative de contrôle provoquera des réactions encore plus incontrôlables. Les industries sont-elles condamnées pour autant? Certainement pas! Quoi qu’on en dise, le piratage a aussi ses bons côtés. Il permet de faire découvrir aux gens des artistes ou des oeuvres qui les pousseront peut-être à acheter des albums ou des films en DVD, ou pourquoi pas se rendre à des concerts ou au cinéma. Le phénomène n’est pas toujours aussi grave qu’il n’y paraît. Prenez par exemple le film “Bienvenue chez les Ch’tis”: le film le plus téléchargé illégalement cette année en France est également le plus gros succès français de tous les temps au box-office, devant “La Grande Vadrouille”. Coïncidence? Je dirais plutôt que le bouche à oreille qui a amené le succès du film est aussi passé par son piratage sur Internet. De nombreux films indépendants ou artistes peu connus ont également rencontré le succès grâce à Internet et au téléchargement gratuit – légal ou pas.

S’il est indéniable que le piratage cause des pertes aux industries, il serait incorrect de les estimer par la formule simpliste “1 copie téléchargée illégalement = 1 copie qu’on aurait vendue en plus”. Ce qui pousse principalement les gens à télécharger illégalement, c’est la gratuité et la facilité d’accès. Rien ne garantit qu’une personne qui a téléchargé une copie pirate d’un film serait allée acheter un ticket de cinéma si la copie pirate n’avait pas existé. De même, rien ne garantit qu’une personne qui a téléchargé une copie pirate d’un film n’a pas eu envie d’aller revoir ce film au cinéma, ou incité ses amis à aller le voir s’il lui a plu. Il est donc très difficile d’estimer les pertes réelles liées au piratage, mais ce qui est certain c’est que les industries doivent s’adapter et offrir une valeur ajoutée par rapport à ce que l’utilisateur peut obtenir en quelques clics illégaux. Par exemple, proposer de la musique téléchargeable facilement, à tout moment et en tout lieu, dans un format de fichier universel de haute qualité, avec des bonus (paroles de la chanson intégrées au fichier, accès à une vidéo de making-of, etc.), le tout à un prix vraiment démocratique rendu possible par l‘économie de supports physiques. De même, les salles de cinéma doivent continuer à se démarquer pour faire la différence par rapport à ce qu’une personne peut obtenir en visionnant un film de type “screener” sur son PC ou son Home Cinema, tout en proposant là aussi des prix démocratiques.

Cessons donc de montrer du doigt ces mystérieux et cruels “pirates” qui seraient responsables de tous les maux des industries. Le piratage généralisé est une conséquence logique, inévitable et pas forcément négative de l‘évolution des technologies et s’il fallait trouver des coupables, nous en ferions probablement tous partie. N’oublions pas non plus le problème de la régression du pouvoir d’achat dont on parle tant en ce moment et qui n’est certainement pas étranger à la baisse des ventes. L’important aujourd’hui est de continuer à s’adapter et surtout innover. Lorsque la télévision est apparue, on parlait déjà de la fin de l’industrie du cinéma. Si elle a pu survivre jusqu‘à aujourd’hui, il n’y a aucune raison pour que cette crise ne puisse pas être surmontée.

Belgacom veut racheter Scarlet

Internet

L’ADSL en Belgique est actuellement dominé par deux ténors: Belgacom Skynet qui occupe depuis toujours la première place, et Scarlet son plus gros concurrent. Si vous connaissez un peu Scarlet, vous devez savoir qu’il s’agit de la compagnie qui a fusionné au fil des années avec la quasi-totalité des grands fournisseurs ADSL de notre pays.

Souvenez-vous: Freebel et Freegates ont fusionné pour devenir Tiscali, qui a ensuite “avalé” World Online, Yucom et Wanadoo Belgique. De son côté, Scarlet, qui est à la base une société hollandaise, a racheté NETNet (née de la fusion entre WorldxChange, FaciliCom et UniNet), KPN Belgium et Planet Internet. Et en décembre 2004, Scarlet rachète Tiscali et devient le numéro deux de l’ADSL derrière Belgacom Skynet. Suivirent encore quelques rachats et une réputation en constante chute libre. En effet, Scarlet est devenu au bout du compte une sorte de “blob”, une créature désorganisée et gigantesque qui n’est douée que pour tout avaler sur son passage.

On peut dire que la qualité actuelle du service après-vente de Scarlet laisse franchement à désirer. Personnellement, Scarlet m’a déjà menacé deux fois de poursuites judiciaires l’année dernière parce que je ne payais pas les factures ADSL d’un abonnement que j’ai explicitement refusé et jamais utilisé. En effet, j’avais mis fin à mon contrat dans les règles de l’art suite au rachat de mon fournisseur d’accès par Scarlet qui m’a proposé un autre produit qui ne me convenait absolument pas, mais il semble qu’ils aient eu quelques problèmes d’organisation interne. Enfin bon, malgré toutes ces gaffes, le blob faisait au moins de la concurrence à Belgacom.

Mais voilà, rien ne va plus: Belgacom a décidé de racheter Scarlet, ses clients et son réseau pour 185 millions d’euros, ce qui risque d’empirer encore plus la situation déjà insoutenable du marché de l’ADSL dans notre pays. Peu ou pas de concurrence, prix élevés, basse qualité, quotas de téléchargement ridicules, service après-vente nul: le plus triste est que la plupart des gens ne réagissent même pas car ils sont habitués à cette situation depuis bien longtemps et ne cherchent pas à la comparer avec celle de nos pays voisins. Si vous voulez protester contre ce rachat, je vous invite à signer cette pétition . Il n’y a pas encore beaucoup de signatures mais si tout le monde fait passer le mot, cela pourrait changer. Belgacom promet par ailleurs que malgré ce rachat, la marque et les produits Scarlet continueront à exister et que Scarlet fonctionnera en tant qu’entité indépendante.

Face à Belgacom, il ne reste plus qu’un seul gros concurrent: Telenet, qui a le monopole de l’accès à Internet via le câble.

MooTools 1.0

Internet

Je n’ai pas l’habitude de publier des nouvelles liées à l’actualité du développement web mais cette fois je ferai exception puisqu’il s’agit d’un projet auquel je contribue directement: la version 1.0 de MooTools est sortie ce lundi 29 janvier.

MooTools est un framework Javascript de dernière génération. Concrètement, il s’agit d’une bibliothèque Javascript modulaire permettant aux développeurs web d’écrire de façon rapide des scripts basés sur une approche orientée objet, sans se soucier des éventuelles différences d’implémentation entre les différents navigateurs web modernes. MooTools dispose ainsi de nombreuses classes et fonctions utilitaires couvrant les besoins les plus divers: animations et effets visuels, Ajax, Json, gestion évènementielle, etc.

Par rapport aux frameworks concurrents, les particularités qui distinguent mootools sont:

Je suis donc très heureux d’avoir eu la possibilité de travailler avec Valerio Proietti sur MooTools qui, je le pense, est en train de révolutionner le petit monde des frameworks Javascript.

En ce qui concerne les scripts que j’ai développés sur base de MooTools (dont Slimbox) et disponibles en téléchargement sur ce site, ils ont été mis à jour lundi dernier afin d’être compatibles avec cette nouvelle version.