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Internet Explorer 8: le bout du tunnel?
Durant les longues années d’hégémonie du navigateur Internet Explorer, il y avait de quoi fortement s’inquiéter pour l’avenir du web. Microsoft continuerait-il à ignorer les standards du W3C et laisser un navigateur lent et bogué devenir la vitrine de référence de l’univers de la toile? Heureusement, la concurrence a fait son entrée en mettant l’accent sur le respect des standards, même si Microsoft a globalement continué à faire la sourde oreille. L’arrivée de la version 7 fin 2006 se contentait uniquement de corriger les bugs les plus énormes du dinosaure Internet Explorer 6 et lui ajouter les fonctions qui lui manquaient cruellement telles que le support des onglets, des images PNG avec transparence et l’anti-phishing intégré qui sont aujourd’hui un minimum syndical. Seules nouveautés: d’autres bugs. Hélas, le support des standards et la qualité et la vitesse de rendu des pages web étaient toujours médiocres, ce qui a dû provoquer plus d’un suicide de designer ou programmeur web. J’y ai personnellement laissé quelques cheveux. Alors qu’on assiste aujourd’hui à une multiplication des concurrents avec bien entendu Firefox qui ne cesse de s’améliorer mais aussi Opera, le petit nouveau Google Chrome ou encore Safari dont la prochaine version 4 pourrait bien séduire plus d’un utilisateur Windows, tout le monde attendait Microsoft au tournant.
Par chance, cette fois-ci il n’aura pas fallu attendre 5 ans mais seulement la moitié pour qu’une nouvelle version d’IE voie le jour. Voici donc Internet Explorer 8. Cette fois, y a-t-il de vraies nouveautés? La mise à jour en vaut-elle la peine? Et surtout, Microsoft s’est-il enfin décidé à rectifier le tir concernant le respect des standards? Il semble bien que la réponse à ces trois questions soit oui!
A première vue, Internet Explorer 8 ressemble comme deux gouttes d’eau à son prédécesseur. À l’usage, on remarque quelques nouvelles fonctionnalités:
- Un nouveau volet des favoris, qui est affiché par défaut, a fait son apparition. Celui-ci offre un accès rapide à certains favoris sous forme de boutons comme c‘était déjà le cas avant, mais permet également d’accéder aux “web slices”. Il s’agit d’une nouvelle fonctionnalité d’Internet Explorer, à mi-chemin entre les widgets et les flux RSS: une portion de page web s’affichant d’un simple clic sur un bouton, rafraîchie périodiquement. Lorsqu’un site propose un web slice, le bouton de la barre d’outils permettant l’abonnement à un flux RSS affiche un icône verte et vous permet d’ajouter celui-ci à votre volet des favoris. Vous pouvez également ajouter des web slices en cliquant sur des liens spécifiques dans des pages web. Lorsqu’un web slice a été actualisé, son bouton dans le volet des favoris clignote puis son texte s’affiche en gras. Les web slices demandent donc l’ajout de code spécifique dans les pages web d’un site. À l’heure actuelle il n’en existe que très peu: l’un affichant la météo depuis le site MSN, un autre permettant de consulter ses e-mails sur Hotmail, l’un pour consulter les actualités MSN, son horoscope MSN et enfin un petit dernier plutôt utile qui permet de suivre le cours d’une enchère sur eBay. Dans la pratique, je pense que les web slices font vraiment double emploi avec les très nombreux widgets/gadgets déjà disponibles pour le bureau de Windows Vista, le Dashboard de Mac OS X, Google Gadgets et autres Yahoo Widgets et ils auront certainement beaucoup de mal à s’imposer, d’autant plus qu’ils sont sensés être ajoutés depuis le site qui fournit l’information du web slice donc créés officiellement par les auteurs du site alors que la plupart des widgets sont créés par des développeurs tiers. Enfin, rappelons que le navigateur web Opera intègre son propre moteur de widgets depuis la version 9 sortie en juin 2006 et que ceux-ci, déjà très nombreux, fonctionnent aussi bien sous Windows que Mac OS X ou Linux.
- Plus utiles (et déjà plus nombreux) que les web slices, Internet Explorer 8 fournit à présent des accélérateurs qui peuvent également être ajoutés sous forme d’extensions à installer en deux clics. Sélectionnez une portion de texte dans une page web et une icône apparaît. Cliquez dessus pour accéder aux différents accélérateurs possibles pour cette sélection: s’il s’agit d’une adresse, affichez-la dans Live Maps ou Google Maps, s’il s’agit d’un terme inconnu, recherchez-le par exemple sur Wikipedia ou encore traduisez-le grâce à Google Translate, le tout en seulement un clic supplémentaire. Cliquez avec le bouton droit sur une page web pour accéder aux accélérateurs concernant la page entière: par exemple partagez un lien vers celle-ci sur Facebook. Pour certains services (actuellement uniquement ceux fournis par Microsoft), le résultat s’affiche au sein même du menu, sans ouvrir une nouvelle page web. Voilà enfin une nouveauté ingénieuse et pratique qui n’existe pas encore chez les concurrents. À l’usage, on a rapidement du mal à s’en passer.
- Lorsqu’une page web est ouverte dans un nouvel onglet à partir d’un lien dans un premier onglet, ces deux onglets se teintent de la même couleur afin qu’il soit possible d’un simple coup d’oeil de déterminer quels onglets sont en rapport les uns avec les autres. Un petit détail qui rend la navigation plus intuitive. Vous pouvez à présent également restaurer les onglets récemment fermés (comme dans Firefox 3).
- La barre d’adresses est maintenant à triple usage comme dans Firefox 3: vous pouvez y taper une adresse vers laquelle naviguer directement ou taper une partie du nom ou de l’adresse d’un favori ou d’une page visitée précédemment, qui s’afficheront dans une liste de suggestions. Là où Internet Explorer 8 va un peu plus loin, c’est qu’il affiche la dernière partie du nom de domaine du site visité en surbrillance par rapport au reste de l’adresse, afin que les utilisateurs puissent identifier rapidement le site qu’ils visitent et éviter plus facilement les éventuels sites de phishing qui n’auraient pas été détectés automatiquement.
- À propos d’anti-phishing, celui intégré à Internet Explorer 8 a été amélioré par rapport à la version précédente. “SmartScreen” est plus rapide, détecte plus de sites dangereux et colorie la barre d’adresses en rouge vif lorsque vous décidez de néanmoins en visiter un malgré l’avertissement.
- La zone de recherche présente en haut à droite de la fenêtre du navigateur permet maintenant d’afficher pour certains moteurs de recherche des suggestions pendant la frappe, parfois même accompagnées d’images. Par exemple, en sélectionnant le moteur de recherche eBay américain et en tapant le nom d’un produit que vous recherchez, vous verrez s’afficher une liste d’enchères populaires correspondantes avec pour chacune la photo du produit. Vous pouvez également rapidement passer d’un moteur de recherche à l’autre d’un seul clic sur son icône qui apparaît sous cette zone lorsqu’elle a le focus.
- Tout comme dans Firefox 3, vous avez maintenant la possibilité d’effectuer une recherche rapide d’un terme dans la page en cours à l’aide d’une barre d’outils de recherche qui met en surbrillance tous les mots correspondants dans la page et permet une navigation facile d’un résultat à l’autre.
- Une fonction baptisée “InPrivate” permet d’ouvrir une nouvelle fenêtre dans un mode de navigation privée, comme on peut déjà le faire avec Safari 3 et bientôt avec Firefox 3.5. Dans ce mode, aucune donnée n’est stockée sur le PC durant le surf: ni les cookies, ni l’historique, ni les fichiers temporaires.
- Enfin, un nouveau zoom intégral comme celui de Firefox 3 et Safari permet d’agrandir uniformément toute la page en respectant les proportions.
Comme vous pouvez le constater, en termes de fonctionnalités et d’ergonomie, les ingénieurs de Microsoft ont travaillé dur afin qu’Internet Explorer égale voire dépasse Firefox dans certains domaines. Cela dit, ce dernier a encore quelques avantages sur son concurrent: son meilleur gestionnaire de téléchargements ou son correcteur d’orthographe intégré par exemple, sans compter les nombreux modules complémentaires de grande qualité disponibles pour celui-ci.
Mais au final, toutes ces nouveautés ne seraient pas d’une grande utilité si elles n‘étaient pas mises au service d’un nouveau coeur pour ce navigateur, car c’est là que se situe le véritable problème d’Internet Explorer: son moteur de rendu des pages web et son moteur d’exécution javascript lents, bogués et peu respectueux des standards sont malheureusement utilisés par environ deux internautes sur trois dans le monde à l’heure actuelle et obligent les concepteurs de sites web à se prendre constamment la tête. Et c’est donc dans ce domaine que le véritable miracle s’est produit avec cette version 8: le moteur de rendu des pages web est enfin compatible à 100% avec le standard CSS 2.1 (et le box model du W3C!), en plus d‘être deux fois plus rapide que celui d’Internet Explorer 7! Les pages web s’affichent rapidement et correctement, on ose à peine y croire. Internet Explorer 8 passe enfin le test Acid2 qui permet d‘évaluer la compatibilité avec CSS 2.1.
Un changement aussi radical dans le moteur de rendu implique évidemment que de nombreux sites conçus pour le moteur bogué des versions précédentes ne s’afficheront plus correctement dans IE8. En attendant que ces sites migrent vers les vrais standards, Microsoft a ajouté un bouton à côté de la barre d’adresses qui permet d’activer un mode de compatibilité affichant les pages de ces sites en utilisant le moteur de rendu des versions précédentes d’Internet Explorer. Il est également possible pour l’auteur d’un site de déclarer le moteur de rendu à utiliser par IE8 en ajoutant une balise META spéciale dans l’en-tête des pages web. Lorsque cette balise est déclarée, le bouton du mode de compatibilité disparaît et c’est le site lui-même qui sélectionne le mode dans lequel il va être affiché. Cependant rassurez-vous: en cas d’absence de cette balise META, c’est bien le mode de respect strict des standards qui est utilisé par défaut, contrairement à ce que les ingénieurs travaillant sur IE8 avaient déclaré il y a quelques mois et qui avait provoqué beaucoup d‘émois sur divers blogs. Merci Microsoft.
Autre amélioration un peu plus technique: afin d’augmenter la stabilité du navigateur, chaque onglet s’exécute à présent dans un processus séparé (comme dans Google Chrome), ce qui permet également la récupération automatique d’un onglet en cas de plantage de celui-ci sans impacter les autres.
Tout n’est pas parfait pour autant: la consommation de mémoire est assez élevée et le moteur d’exécution javascript d’IE8, même s’il s’est amélioré, ne rivalise toujours pas en termes de performances avec celui des autres navigateurs (Google Chrome en tête) tout en présentant toujours les mêmes incompatibilités avec le DOM. Il ne faut pas compter non plus sur le support quasi inexistant des normes CSS 3 (standard non finalisé à l’heure actuelle). Pour ces deux raisons, IE8 est encore loin de passer le test Acid 3 (son score est de 20/100). Voilà à quoi devront s’atteler les développeurs pour la prochaine version.
Alors, faut-il adopter Internet Explorer 8? Non. Si vous êtes sous Windows, je vous conseille toujours d’utiliser Firefox ou Google Chrome au quotidien car ils demeurent plus performants, plus évolués technologiquement et plus sécurisés (vous avez dit ActiveX?). Faut-il mettre à jour IE vers la version 8? Oui. Etant donné que deux tiers des internautes continueront de toutes manières à utiliser le navigateur web préinstallé sur leur PC Windows, c’est une excellente nouvelle pour le monde du Web en général de savoir que celui-ci évolue lentement mais sûrement pour se mettre à niveau en termes de compatibilité. Il n’y a plus qu‘à espérer qu’Internet Explorer 8 s’installe automatiquement via les mises à jour critiques de Windows Update et que Windows 7, qui intègrera celui-ci, sorte rapidement afin de remplacer Windows Vista (IE7 préinstallé) et surtout Windows XP (IE6 préinstallé).
Test de Windows 7 Beta 1
Deux ans après sa sortie, Windows Vista n’a toujours pas convaincu. Il faut dire qu’avec ses écrans de configuration partant dans tous les sens, ses avertissements de sécurité incessants, ses plantages aléatoires et surtout son immense lourdeur, il avait tout pour décourager les utilisateurs les plus téméraires. J‘éprouve moi-même une certaine répulsion à chaque fois que je suis amené à l’utiliser. Le Service Pack 1 sorti l’année dernière n’a pas réglé le fond du problème, tout au plus a-t-il corrigé les bugs les plus critiques pour en faire un système utilisable, sans plus. Nombreux sont ceux qui lui préfèrent encore et toujours Windows XP, la version de Windows la plus réussie à ce jour, qui est toujours capable de tirer le meilleur de chaque PC, ancien ou nouveau. Avec la fin prochaine du support de ce système d’exploitation sorti en 2001, il y avait de quoi se poser des questions quant à l’avenir de Windows. D’autres s’en frottent les mains, je veux bien sûr parler d’Apple qui a beaucoup profité de “l’effet Vista”.
Les patrons de Microsoft se sont bien rendus compte que Vista était un problème et très rapidement, ils ont décidé de mettre le paquet sur le développement de la prochaine version.
Aujourd’hui, son nom commercial est officiel – elle sera appelée Windows 7 – et elle est déjà presque terminée! Une première version Beta a été rendue publique le 8 janvier dernier. J’ai aussitôt décidé de la télécharger et la tester au quotidien. Voici donc mes impressions après quelques semaines d’utilisation.
Un petit mot sur l’installation pour commencer: elle est très rapide soit environ 20 minutes, autant sur mon PC de bureau que sur mon netbook, ce qui est identique à Windows Vista. Notez qu’il est assez simple d’installer Windows 7 (et Windows Vista) à partir d’une clé USB sur un netbook, contrairement à Windows XP où l’opération est quasiment impossible et vous obligera à utiliser un lecteur CD externe. Le programme d’installation vous sollicite très peu et vous vous retrouvez avec un PC fonctionnel en un clin d’oeil, ce qui change pas mal par rapport à Windows XP qui vous oblige à partir à la chasse aux pilotes: en effet, il y a de fortes chances que Windows 7 détecte et installe automatiquement tous les pilotes de périphériques nécessaires à votre matériel: carte son, carte graphique, modem, webcam, réseau wifi… Seul le matériel le plus exotique (exemple: lecteur d’empreintes digitales) demandera une installation manuelle des pilotes. Voilà qui fait gagner un temps précieux après l’installation. La version complète (“ultimate”) de Windows 7 Beta 1 occupe environ 6 Go d’espace disque, auxquels il faut ajouter la taille des fichiers de mémoire virtuelle et d’hibernation ainsi que les fichiers temporaires, ce qui donne à peu près 10 Go au total. Cela reste donc très raisonnable.
À l’allumage du PC, la première chose qui frappe avec Windows 7, c’est son temps de démarrage très court, beaucoup plus court que celui de Windows Vista et à peu près équivalent à celui de Windows XP. Idem pour l’arrêt de la machine qui est nettement plus rapide qu’auparavant. Finies les “fermetures de session” interminables, cette fois tout s’arrête en moins de 10 secondes. Une fois démarrée, la machine répond au quart de tour et le disque dur ne mouline plus sans arrêt pour des raisons inconnues comme c’est le cas avec Windows Vista. Tout est au moins aussi rapide qu’avec Windows XP, voire plus rapide dans de nombreux cas si vous avez au moins 1 Go de RAM, étant donné que celle-ci est beaucoup mieux exploitée. Ce qui n’empêche pas Windows 7 d‘être moins gourmand en RAM que Windows Vista. Grâce à Windows 7, on peut enfin vraiment mesurer les bénéfices de l’augmentation de la quantité de RAM sur un PC Windows, ce qui vaut la peine étant donné qu’aujourd’hui la RAM récente ne coûte presque plus rien. Côté stabilité, il y a également un net progrès par rapport à Windows Vista puisque je n’ai eu droit qu‘à un seul plantage jusqu‘à présent malgré le fait qu’il s’agit d’une version de test non finalisée.
Windows 7 est basé sur le noyau et les technologies de base de Windows Vista, améliorées ou corrigées pour l’occasion. Et il n’y a rien de mal à cela: techniquement, Windows Vista est supérieur à Windows XP sur un ensemble de points: une meilleure gestion de la mémoire, un sous-système sonore de haute qualité, une nouvelle interface graphique assez réussie avec effets de transparence, un nouveau système de rendu pour la vidéo, une gestion native du protocole AHCI pour les disques SATA, un système d’indexation efficace des documents… il faut bien admettre que Windows XP a une guerre de retard par rapports aux standards d’aujourd’hui. Windows 7 reprend donc tous ces points forts mais cette fois, le résultat n’est pas une usine à gaz ou une machine à harceler l’utilisateur avec des avertissements de menaces potentielles.
Concernant ce dernier point, l’UAC, autrement appelé en français “contrôle des comptes utilisateur”, a été revu et corrigé pour fournir différents niveaux d’avertissement. Il est désormais paramétré par défaut pour ne plus jouer à la nounou et vous avertir uniquement des changements effectués par des programmes et non par vous-même, même si le comportement de Windows Vista peut être restauré s’il vous manque vraiment en choisissant le niveau d’avertissement maximal.
Visuellement, Windows 7 reprend l’interface Aero de Vista avec quelques petits changements: la couleur des fenêtres translucides peut être modifiée et vous pouvez également sélectionner un ensemble d’images de fond d‘écran au lieu d’une seule, fond d‘écran qui changera alors automatiquement au moyen d’un bel effet de fondu à la fréquence de votre choix. Il y a aussi quelques améliorations anecdotiques dans la gestion des fenêtres, par exemple une fonction qui permet, lorsqu’on “secoue” une fenêtre à l’aide de la souris, de masquer toutes les autres. Mais surtout, une nouvelle barre des tâches fait son apparition, empruntant beaucoup au “dock” de Mac OS X diront les mauvaises langues. Il s’agit d’un mélange entre la barre de lancement rapide et la barre des tâches traditionnelle dans lequel chaque programme, démarré ou non, est représenté sous la forme d’une icône-bouton compacte, sans texte: d’un simple glisser-déplacer ou d’un clic droit sur l’icône-bouton correspondant à un programme démarré, vous ancrez celle-ci définitivement sur la barre des tâches pour un accès rapide. Une fois le programme démarré par un clic sur son icône-bouton, elle reste en place mais s’illumine. Vous pouvez bien entendu réorganiser l’ordre de ces icônes-boutons à tout moment. Lorsqu’un programme ouvre plusieurs fenêtres, un seul élément reste visible dans la barre des tâches afin de ne pas occuper trop de place mais il apparaît sous la forme d’une “pile” d’icônes. Un rapide survol de la souris sur ces icônes-bouton permet d’afficher instantanément un aperçu sous forme de miniatures de toutes les fenêtres ouvertes par ce programme. Mais ce n’est pas tout: un clic droit sur l’icône-bouton d’un programme permet également d’afficher un menu contextuel évolué donnant accès à ses fonctions principales, par exemple un clic droit sur l’icône-bouton de Windows Live Messenger permettra de changer son statut de connexion, ou encore un clic droit sur l’icône-bouton du lecteur Windows Media permettra de passer au titre suivant de votre liste de lecture ou mettre le morceau en pause. Pour peu qu’ils tirent parti de cette nouvelle fonction, ceci devrait remplacer à terme pour de nombreux programmes l’usage d’une petite icône dans la barre d‘état (le “system tray”), cette zone qui s’affiche en bas à droite de l‘écran à côté de l’horloge système.
Globalement, les menus ont été simplifiés par rapport à Windows Vista afin de les rendre plus pratiques et permettre l’accès aux fonctions importantes en moins de clics. Il est désormais possible de voir la liste des réseaux WiFi disponibles en un seul clic et vous y connecter d’un second clic (fonction qu’on trouvait déjà dans Mac OS X ou NetworkManager sous Linux), et le bouton “arrêter” du menu Démarrer arrête enfin réellement la machine au lieu de la mettre en veille prolongée. La barre de gadgets latérale qui avait été introduite dans Windows Vista a également disparu. Rassurez-vous, il est toujours possible d’afficher des gadgets en les plaçant directement sur le bureau.
Windows 7 inclut également de nouvelles fonctions tactiles avancées que je n’ai pas eu l’occasion de tester étant donné que je ne possède pas d‘écran tactile, ainsi que l‘équivalent à Windows SteadyState déjà intégré au sein du système d’exploitation. Et bien entendu, on retrouve les 2 programmes indissociables de Windows dans leur dernière version: Windows Media Player 12 et Internet Explorer 8, dont je vous reparlerai lorsqu’ils sortiront officiellement en version finale.
Je vous rappelle qu’il s’agit d’une version Beta et que certaines caractéristiques décrites ici sont susceptibles de changer, même si la release candidate (RC) de Windows 7 doit sortir très prochainement et devrait proposer les mêmes fonctionnalités que la version finale. Dans l’ensemble, mon bilan est très positif. Cette fois, il semble bien que les ingénieurs de Microsoft aient fait du travail correct et que Windows XP aura le successeur qu’il mérite. Il était temps!
Windows XP SP3
Après le Service Pack 1 pour Windows Vista, c’est le Service Pack 3 pour Windows XP qui est disponible sur Windows Update depuis quelques semaines.
Il regroupe toutes les mises à jour et correctifs pour Windows XP publiés depuis le dernier service pack qui date d’août 2004, autant dire que sa sortie était très attendue. En effet, une installation de Windows XP vous obligeait à installer par la suite plus de 3 ans de mises à jour via Internet, ce qui prenait pas mal de temps.
Parmi les mises à jour incluses, on en trouve une qui n‘était pas disponible via Windows Update et qui vous permet de vous connecter aux réseaux WiFi utilisant la protection WPA2. Malheureusement, Windows Media Player 11 et surtout Internet Explorer 7 ne font pas partie du SP3. Difficilement compréhensible étant donné qu’Internet Explorer 7 figure dans les mises à jour prioritaires sur Windows Update et qu’Internet Explorer 6 est un navigateur web obsolète et incompatible datant de 2001. Il est néanmoins possible d’intégrer ces 2 applications ainsi que leurs mises à jour au disque d’installation de Windows XP SP3 grâce au logiciel nLite. Bien entendu, le Framework .NET n’est toujours pas distribué avec Windows XP comme c’est le cas avec Windows Vista.
Ce Service Pack 3 n’apporte aucune nouveauté si ce n’est quelques fonctionnalités invisibles de protection du réseau et la possibilité de ne pas entrer de clé de licence lors de l’installation pour le faire plus tard, comme dans Windows Vista.
Installer le Service Pack 3 en tant que mise à jour semble provoquer quelques problèmes. Certaines machines avec processeur AMD entrent dans une boucle de redémarrage infinie, tandis que j’ai remarqué que la fonction SpeedStep du processeur Intel de mon PC portable ne fonctionnait plus correctement. Un formatage est donc recommandé.
Au niveau des performances générales, c’est prouvé: Windows XP SP3 est globalement plus réactif que Windows XP SP2, alors que le SP1 pour Windows Vista a plutôt pour effet de ralentir le système. Plus que jamais, Windows XP reste le meilleur OS de Microsoft en termes de performances et de stabilité, loin devant Windows Vista. Microsoft travaille déjà sur Windows 7 et prévoit d’avancer sa sortie…
Windows Vista SP1
Voici un peu plus d’an, je vous parlais de la sortie très mitigée de Windows Vista. Au menu, quelques fonctionnalités très pratiques principalement copiées sur la concurrence afin de remettre Windows à niveau, et surtout de nombreux problèmes de compatibilité et de stabilité. Il faut l’admettre, Microsoft a pris ses clients pour des bêta-testeurs.
Le résultat de ce bêta-test à grande échelle vient d’arriver sous la forme du Service Pack 1 tant attendu. Celui-ci consiste principalement en une compilation de tous les correctifs publiés depuis la sortie de la première version de Windows Vista, et ceux-ci sont nombreux. Voici donc un résumé de l‘évolution de la situation par rapport à mon dernier bilan concernant les problèmes de Windows Vista:
- Le nouvel OS de Microsoft était et reste très gourmand en ressources système. Il a toujours besoin d’une carte graphique compatible DirectX 9 pour l’interface graphique Aero mais ce genre de carte est maintenant très répandu. Il faut toujours au minimum 1 Go de RAM pour faire fonctionner le monstre de façon convenable, mais après la chute spectaculaire du prix de la RAM on ne peut pas dire que cela pose problème. Nombreux sont ceux qui argumentent que chaque nouvel OS de Microsoft est plus gourmand en ressources que le précédent à cause de ses nouvelles fonctionnalités et que cela n’est pas propre à Vista. Certes, mais il faut admettre que lorsqu’on désactive toutes les fonctions “lourdes” de Windows XP, on se retrouve avec un OS comparable à Windows 2000 en termes de ressources consommées qui démarre beaucoup plus rapidement, tandis que quand on désactive de nombreuses fonctions lourdes de Vista (Superfetch, ReadyBoost, Antispyware, …) on obtient un système qui consomme toujours presque trois fois plus de mémoire que Windows XP et surtout qui démarre beaucoup plus lentement.
- La compatibilité matérielle a été grandement améliorée. On se souvient des problèmes de pilotes manquants, bogués ou limités. À présent, le nombre de pilotes certifiés disponibles via Windows Update a été multiplié par 4 et les pilotes vidéo des principaux constructeurs sont enfin au point et aussi performants ou presque que sous Windows XP.
- Au niveau de la compatibilité logicielle, le constat est identique: aujourd’hui la situation est nettement meilleure que début 2007 et on peut estimer que plus de 90% des logiciels Windows sont compatibles avec Vista. Un énorme travail a été effectué, autant chez Microsoft que chez les éditeurs tiers, afin de réconcilier Vista avec vos logiciels favoris.
- Les problèmes majeurs de Vista concernaient principalement l’image et le son dans les jeux qui n‘étaient plus accélérés comme dans Windows XP. En ce qui concerne l’image, les performances des pilotes se sont grandement améliorées, comme je le disais ci-dessus. Grâce à l‘énorme travail réalisé par les constructeurs de puces graphiques sur leurs pilotes, les jeux en OpenGL et DirectX 9 sont maintenant presque aussi rapides que sous Windows XP, parfois même plus rapides dans certains jeux comme Oblivion. Et du côté sonore, les cartes son dernier cri de la marque Creative Labs (X-Fi et Audigy) sont maintenant dotées de pilotes offrant la quasi-intégralité des fonctions offertes sous Windows XP. L’accélération matérielle du son et les effets EAX sont fonctionnels dans les derniers jeux grâce au standard OpenAL. Quant aux jeux plus anciens utilisant DirectSound 3D, ces fonctionnalités peuvent être obtenues en installant l’application ALchemy dont la version Audigy reste malheureusement payante. Notez que ces améliorations sont dues principalement aux nouveaux pilotes et pas au SP1 à proprement parler, même si le SP1 inclut certains correctifs de performances pour les cartes graphiques dans les jeux.
- Bien sûr, une multitude de bogues inhérents à Vista ont été corrigés, concernant principalement des problèmes de performance. On notera les copies de fichiers qui étaient anormalement lentes, l’arrêt de Windows qui mettait une éternité, la mise en veille qui avait tendance à planter la machine dans certains cas, les problèmes de réseau, j’en passe et des meilleures. Je ne pense pas que tout soit devenu parfait de ce côté-là, mais il y a une amélioration certaine depuis la première version de Vista. Les performances d’Internet Explorer 7 ont également été améliorées, ce qui n’est pas un mal sachant qu’il est classé dernier dans ce domaine face à la concurrence.
- Microsoft a eu la grande bonté de modifier le comportement de Vista afin de le rendre moins agaçant. Le contrôle des comptes utilisateurs (User Account Control ou UAC en anglais) cessera de vous harceler toutes les 2 minutes pour se faire beaucoup plus discret et le système qui vérifie la légalité de votre version de Windows (Windows Genuine Advantage ou WGA) se contentera de vous afficher des notifications en cas de problème au lieu de désactiver la moitié des fonctionnalités de Windows.
Il n’y a pas de nouvelle fonctionnalité majeure dans le SP1. Par contre, Microsoft n’a pas hésité à retirer une fonction importante du système: la recherche instantanée n’est plus intégrée au menu démarrer, il faut désormais appuyer sur une combinaison de touches au clavier pour y accéder. L’origine de ce retrait est une plainte de Google qui considérait cette intégration comme un abus de position dominante vis-à-vis des produits de recherche instantanée concurrents. En conséquence, cette fonction est devenue aussi désintégrée que celles de la concurrence, ce qui est plutôt dommage, même si la zone de recherche instantanée est toujours accessible dans l’explorateur.
En résumé, Windows Vista SP1 est le produit qui aurait dû sortir en janvier 2007. Il devrait convenir à la plupart des utilisateurs de Windows, sauf ceux qui possèdent une vieille machine ou qui recherchent les performances ultimes, je pense en particulier aux joueurs. Cependant, avec la sortie de jeux DirectX 10 de plus en plus nombreux dans les mois et les années à venir, ces joueurs finiront tous un jour ou l’autre par sauter le pas. Et dès à présent, c’est devenu tout-à-fait viable.
Windows Vista SP1 est disponible depuis mi mars en téléchargement sur Windows Update, et figure depuis hier dans les mises à jour automatiques de Vista. Windows XP SP3 sortira également très prochainement et je ne manquerai pas de vous en parler.
Quant à ceux qui refusent d’utiliser Vista et jugent Windows XP dépassé ou ne veulent tout simplement pas donner leurs sous à Microsoft, je les invite à tester l’excellent Ubuntu ou acheter un Mac.
Dell me rembourse Windows Vista
Aujourd’hui, je publie une nouvelle un peu particulière puisqu’il s’agit d’une expérience personnelle que je tenais à partager: comment se faire rembourser les logiciels livrés avec un nouveau PC, en particulier Windows Vista. À ma connaissance, je dois être l’un des premiers belges, si pas le premier, à réussir à me faire rembourser le système d’exploitation Windows Vista préinstallé sur ma machine et si vous aussi, vous ne désirez pas payer des logiciels que vous ne comptez pas utiliser, je vous invite à en faire de même.
Fin décembre, j’ai acheté un ordinateur portable Dell XPS M1330, une excellente machine soit dit en passant. Étant donné que le site de Dell Belgique qui est un exemple de non-intuitivité n’offre pas la possibilité d’acheter une machine sans logiciel, j’ai décidé de passer commande par téléphone. Là encore, le vendeur m’a juré qu’il était impossible d’acquérir cette machine sans acquérir également Windows Vista pour cause d’accords d’exclusivité avec Microsoft. Et on s‘étonne que Microsoft prétende que Windows Vista se vend comme des petits pains: en réalité il est vendu avec les nouvelles machines, de gré ou de force. Dans mon cas, c‘était de force et je me suis donc résigné à faire cet achat groupé.
Une fois la machine reçue, j’ai donc décidé de tenter d’obtenir un remboursement de Windows Vista ainsi que Works , qui est moins fonctionnel qu’OpenOffice. J’ai refusé le CLUF qui s’affiche au premier démarrage du PC et j’ai effacé l’intégralité du disque dur. Il faut savoir qu’en Belgique, la vente groupée est interdite d’après les articles 54 à 56 de la loi du 14 juillet 1991 sur les pratiques du commerce et l’information et la protection du consommateur. J’ai d’ailleurs utilisé cet argument au téléphone lorsque j’ai tenté d’obtenir gain de cause. Après 2 tentatives infructueuses durant lesquelles j’ai été mis en contact avec le vendeur auprès duquel j’avais effectué ma commande, la 3e fut la bonne. En effet, mon appel a été transféré par erreur au service après-vente néerlandophone situé aux Pays-Bas, où une dame un peu plus compréhensive m’a expliqué la marche à suivre pour lui renvoyer l’intégralité des logiciels en vue d’un remboursement.
Tout d’abord, vous devez refuser la licence des logiciels que vous souhaitez renvoyer et les désinstaller intégralement. Ensuite, vous devez renvoyer par voie postale les disques originaux ainsi que l’autocollant de la licence Windows Vista collé au dos de la machine (très difficile à enlever d’ailleurs), accompagnés d’une lettre formelle mentionnant votre référence de commande, votre numéro de client et vos informations bancaires pour le remboursement. Dans le cas de Dell, tout ceci doit être expédié dans les 7 jours ouvrables suivant la réception du PC, comme mentionné dans leurs conditions générales. J’ai envoyé mon colis directement à la dame très serviable que j’ai eue au téléphone, aux Pays-Bas.
Ceci fait, il ne vous reste plus qu‘à attendre et prier. Au bout de 3 semaines, j’ai obtenu remboursement. Un grand Bravo à Dell (et surtout à cette dame) pour ce geste commercial efficace qui m’a surpris. Je m’attendais plutôt à de nombreux coups de téléphone interminables et un recours au juge de paix, mais tout cela m’a été épargné. Et pour répondre à la question que vous vous posez certainement: “Combien ?”, sachez que pour Windows Vista Home Premium en version française et Microsoft Works, j’ai été remboursé d’un total de 94 EUR. Pas si mal!