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Ubuntu Karmic Koala

Linux

Avec un peu de retard, voici mon compte-rendu habituel de la nouvelle version de la distribution Ubuntu Linux. Sortie fin octobre 2009, la dernière mouture porte le nom de code “Karmic Koaka” (le koala “karmique”, doté d’un certain karma).

La plupart des changements apportés par cette version qui sent bon l’eucalyptus sont d’ordre cosmétique. Tout d’abord, le thème visuel de l’environnement de bureau Gnome a été encore embelli. Personnellement j’aime beaucoup, à part la traditionnelle couleur brun-orange par défaut qu’on peut toujours changer. Les icônes de notification s’affichant en haut à droite de l‘écran arborent un nouveau look gris unifié. Le démarrage du PC est également plus sobre et beau, grâce au nouveau système de “splash screen” xsplash basé sur KMS affichant un simple petit logo Ubuntu entouré d’un léger halo animé. KMS est un système qui permet notamment à la carte graphique d‘être initialisée une fois pour toutes avec le bon mode vidéo dès le démarrage du PC. L‘écran de connexion a subi une refonte totale et affiche des effets de fondu similaires à ceux d’autres systèmes d’exploitation modernes.

Le démarrage d’Ubuntu est également plus rapide de quelques secondes par rapport à la version précédente, ce qui est toujours appréciable. On n’atteint pas encore la vitesse de démarrage de Windows 7 par exemple, mais on en est proche. Pour vous donner une idée, le temps de démarrage sur un netbook MSI Wind U100 jusqu‘à l‘écran de connexion est de 30 secondes pour cette version d’Ubuntu, contre 20 secondes pour Windows 7. C’est surtout le temps écoulé entre le moment où on ouvre une session et le moment où le bureau est fonctionnel qui a été bien réduit: je n’ai plus qu‘à attendre une quinzaine de secondes contre environ 25 auparavant.

Le nouveau gestionnaire de démarrage GRUB 2 offre quelques améliorations supplémentaires par rapport à la version précédente, la plus intéressante étant la détection et la configuration automatique de tous les systèmes d’exploitation installés sur la machine à chaque mise à jour de sa configuration. Si vous avez installé une nouvelle version de Windows après Ubuntu par exemple, elle s’ajoutera automatiquement au menu de démarrage après la reconfiguration de GRUB 2.

Au niveau des performances, le système de fichiers super rapide ext4 qui avait fait ses débuts dans la version précédente d’Ubuntu est maintenant utilisé par défaut lors d’une nouvelle installation. Il est bien entendu toujours possible de convertir les systèmes de fichier ext3 existants au format ext4, mais malheureusement il n’existe encore aucune procédure automatisée à la portée de tous pour accomplir cette opération. D’autre part, le nouveau système d’accélération vidéo UXA arrive enfin à maturité et les utilisateurs de puces vidéo Intel, dont le pilote Linux est entièrement basé sur ce système, remarqueront une hausse considérable des performances de leur carte graphique sous Ubuntu, surtout par rapport à la version précédente qui était nettement en retrait dans ce domaine. Tout est bien qui finit bien, donc!

La compatibilité matérielle est toujours très bonne avec entre autres l’ajout de pilotes pour de nouvelles cartes WiFi et surtout, grande nouvelle, la compatibilité avec les cartes son Creative X-Fi qu’on attendait depuis une éternité et qui est maintenant enfin une réalité! Disposant moi-même d’une telle carte son sur mon PC, je me réjouis de pouvoir enfin travailler avec du son sous Ubuntu sur cette machine. Ubuntu Karmic Koala inclut par ailleurs un système de configuration sonore amélioré permettant de sélectionner en quelques clics le type d’enceintes connectées, ce qui n’est pas du luxe. En effet, auparavant il était nécessaire d‘éditer des fichiers de configuration complexes afin de configurer une sortie sonore non stéréo, par exemple un kit de 6 ou 8 enceintes.

Pour ce qui est des nouvelles fonctionnalités, Ubuntu 9.10 inclut un nouveau système de messagerie centralisé qui regroupe l’accès à 3 logiciels standards de Gnome 2.28 sous une même icône de notification dans la barre de menu:

Cette nouvelle mouture de Gnome inclut un panneau de configuration Bluetooth entièrement revu permettant pour la première fois d’activer simplement le tethering via un téléphone mobile à proximité.

Ubuntu 9.10 vous propose également de synchroniser et partager facilement vos fichiers, contacts et notes via Ubuntu One, un nouveau système de stockage en ligne accessible via une simple application préinstallée. L’offre de base gratuite comprend un espace de 2 Go, pouvant être étendu à 50 Go pour la somme de 10 $ par mois.

Comme d’habitude, tous des logiciels fournis ont été mis à jour vers leur version la plus récente. En particulier, le navigateur web par défaut, Firefox, passe enfin à la version 3.5 plus rapide sortie l‘été dernier. Le lecteur multimédia mplayer passe également à une version plus récente qui, après édition d’un fichier de configuration, permet le décodage matériel du format vidéo H.264 par les cartes graphiques nVidia récentes au moyen de VDPAU. La cartes graphiques ATI et Intel devraient suivre à moyen terme avec l’adoption progressive du nouveau standard VA-API qui remplit les mêmes fonctions.

Le petit monde de GNU/Linux ne cesse d‘évoluer à une vitesse assez incroyable ces derniers temps. Un système d’exploitation aussi bien fini qu’Ubuntu Karmic Koala n’a pas grand chose à envier aux versions les plus récentes de Windows ou Mac OS X, à la différence près que celui-ci est entièrement libre et ouvert. Libérez votre ordinateur, installez Ubuntu.

Forza Motorsport 3

Jeux Vidéo

Microsoft Belux a eu la sympathie de m’inviter le mois dernier à une conférence de presse concernant le lancement de leur dernier jeu phare: Forza Motorsport 3. J’ai eu l’occasion de m‘éclater pendant plusieurs heures sur cette nouvelle référence du jeu de course automobile sur Xbox 360. Nul doute que celui-ci possède l‘étoffe d’un grand titre capable de rivaliser avec un certain Gran Turismo 5 qui sortira prochainement sur la PlayStation 3 de Sony.

Forza 3 est un jeu de simulation automobile au réalisme très poussé. Microsoft se vante d’ailleurs d’avoir mis à contribution de nombreux pilotes professionnels afin de s’assurer que les sensations de conduite soient retranscrites au mieux. Ce jeu propose une centaine de circuits variés et parfaitement reproduits, à la bosse près. Les graphismes sont plutôt impressionnants, en particulier ceux des quelques 400 véhicules proposés, de toutes marques, dont la modélisation et le rendu sont à couper le souffle et démarquent ce titre de la concurrence. Une gestion des dégâts assez avancée est également présente et contribue à l’immersion. Par contre, on remarque parfois un léger aliasing, quelques problèmes de clipping (éléments qui apparaissent ou disparaissent subitement) et certains détails du décor un peu grossiers, mais cela reste mineur en comparaison avec la qualité de l’ensemble.

Forza Motorsport 3 Event chez Microsoft BeluxForza Motorsport 3 Event chez Microsoft BeluxForza Motorsport 3 Event chez Microsoft BeluxForza Motorsport 3 Event chez Microsoft BeluxForza Motorsport 3 Event chez Microsoft BeluxForza Motorsport 3 Event chez Microsoft Belux

Pour continuer la liste des petits défauts, j’ai trouvé les temps de chargement après sélection du circuit plutôt longs. Enfin, l’intelligence artificielle de vos adversaires est assez moyenne et ils ont plutôt tendance à foncer dans le tas.

Bien que Microsoft claironne qu’il s’agit d’une vraie simulation, j’ai trouvé Forza 3 vraiment très beaucoup plus accessible aux débutants que Gran Turismo, notamment grâce à différents modes de difficulté offrant pour certains un pilotage semi-automatique ainsi que la présence d’un système permettant de “rembobiner” l’action à tout moment afin de corriger une erreur fatale de pilotage, fonction qu’on retrouve habituellement dans des titres récents plus orientés “arcade” tels que Need for Speed. Il est également possible de jouer à deux sur un même écran divisé, ce qui devient de plus en plus rare dans les jeux actuels et vaut la peine d‘être signalé. Quant à la musique, elle est plutôt sympathique et colle bien à l’ambiance. Dans l’ensemble c’est donc une très bonne pioche et à mon avis le meilleur jeu de course automobile disponible à l’heure actuelle sur Xbox 360.

Durant cette conférence, Microsoft a également communiqué ses futurs plans concernant la Xbox 360. Leurs 4 pôles stratégiques sont: les jeux, les média, les réseaux sociaux et le projet “Natal”.

Au niveau média, un service de location de films de type “vidéo à la demande” a fait son apparition en septembre dernier en Belgique et à présent il est également possible de visionner des vidéos en résolution Full HD (1080p), ce qui est rare.

Du côté des réseaux sociaux, la Xbox 360 a commencé à copier la Wii et son concept de “Mii”, ces petits personnages que vous pouvez façonner à votre image. Sur Xbox 360, ceux-ci portent le nom d’avatars, sont beaucoup plus détaillés que sur Wii et ont fait leur apparition avec la nouvelle interface NXE sortie en novembre 2008. Mais à présent elle ira beaucoup plus loin en proposant des applications FaceBook, Twitter, Last.fm ou encore Windows Live Messenger, accessibles depuis le “Dashboard”. Les deux premières viennent juste de faire leur apparition officielle et sont de vraies réussites, en particulier le client FaceBook très complet qui donne envie de passer plus de temps sur sa TV. Bref, du côté des réseaux sociaux Microsoft est nettement en avance sur ses concurrents. En particulier, Nintendo devrait suivre l’exemple pour sauver la Wii du naufrage puisque sa vocation “sociale” est l’un de ses arguments de vente principaux. Malheureusement, ces nouvelles applications requièrent un abonnement Xbox Live Gold (payant), du moins pour l’instant. Vous pouvez par contre essayer gratuitement toutes ces fonctions habituellement réservées aux comptes Gold pendant la période du 25 au 30 novembre 2009.

Reste pour terminer le projet “Natal” qui risque de faire beaucoup de bruit à sa sortie. Pour ceux qui n’en auraient pas encore entendu parler, il s’agit d’un système de contrôle de sa console au moyen d’une reconnaissance faciale et corporelle. En résumé, imaginez un système de contrôle similaire à celui de la Wii mais reconnaissant les mouvements de tout votre corps ainsi que votre voix, sans aucune manette mais au moyen d’une webcam haute définition et d’un microphone. Ce système sur lequel Microsoft mise gros sera compatible avec toutes les consoles Xbox 360 et permettra également de naviguer facilement dans les menus de la console par une simple gestuelle, sans la moindre télécommande. Sortie prévue l’année prochaine.

iMac et MacBook version fin 2009

Apple
Apple Macintosh

Ils sont malins, chez Apple. Histoire de saborder la sortie de Windows 7, ils annoncent de nouveaux produits deux jours avant, accompagnés de nouvelles publicités anti-Microsoft qui sont devenues une véritable tradition chez eux. Par contre on ne peut pas dire qu’ils aient trouvé de véritables arguments contre Windows 7, préférant déclarer que l’histoire va se répéter et qu’ils sont et resteront les meilleurs. Désirant toucher le grand public, ils ont donc mis à jour leurs deux machines les plus populaires: le MacBook et l’iMac.

Quand je parle du MacBook, je parle de l’ordinateur portable 13 pouces d’entrée de gamme en plastique blanc, vestige de la génération précédent celle du MacBook en aluminium qui porte à présent le nom “MacBook Pro”. Le vieux MacBook blanc étant vendu à un prix à peine inférieur au MacBook Pro 13 pouces tout en étant relativement sous-équipé, on se demandait s’il allait baisser de prix ou tout simplement disparaître. Il n’en est rien: Apple a décidé de faire évoluer le design et les caractéristiques de ce modèle. Il est maintenant doté d’une nouvelle coque toujours en plastique blanc, mais cette fois arborant des formes tout en rondeurs assez attrayantes. La firme à la pomme parle de “coque unibody en polycarbonate inaltérable”. Inaltérable mon oeil! De nombreux tests sur le web ont démontré que cette coque est extrêmement sensible aux griffes. Vous voilà prévenus de son défaut majeur.

Par ailleurs, le MacBook a hérité de nombreux composants de son grand frère: un écran LED bien plus contrasté et lumineux sans aucun rapport avec le précédent modèle, un large trackpad en verre multi-touch très confortable et une batterie de haute capacité malheureusement intégrée et non interchangeable offrant une excellente autonomie annoncée de 7 heures, identique à celle du MacBook Pro 13 pouces. Par contre, le nouveau MacBook n’a pas hérité du port FireWire ni surtout du lecteur de cartes mémoire de type SD, ce qui est ridicule étant donné qu’on trouve un tel lecteur sur tous les PC portables récents, même sur les netbooks à 250 EUR. Autre problème de connectique, comme toujours chez Apple on ne trouve pas de sortie HDMI mais plutôt un connecteur mini DisplayPort que personne n’utilise. Enfin, il n’y a que 2 ports USB ce qui est plutôt pauvre.

Le coeur du nouveau MacBook, qui n’est disponible que dans une seule version, est maintenant identique à celui du MacBook Pro 13 pouces le moins cher: un CPU Core 2 Duo à 2,26 Ghz avec 2 Go de RAM de type DDR3 et toujours la puce vidéo intégrée nVidia GeForce 9400M. Il y a quand même une différence au niveau du stockage: le MacBook possède de base un disque dur de 250 Go alors que le MacBook Pro le plus abordable est limité à 160 Go (ne riez pas). Malgré cette légère évolution, la quantité de mémoire vive et de stockage des ordinateurs portables d’Apple reste en-deçà des standards actuels.

En résumé, le nouveau MacBook n’est pas une machine plus accessible qu’avant puisque son prix a à peine baissé: 930 EUR (un peu plus cher que chez nos voisins français). C’est tout simplement un clone du MacBook Pro 13 pouces avec une coque en plastique sensible aux griffes, sans clavier rétro-éclairé ni prise FireWire ni lecteur de cartes SD. La différence de prix avec le MacBook Pro n‘étant que de 200 EUR, je pense que ce produit rate son public comme son prédécesseur. Les fans d’Apple fortunés lui préféreront le MacBook Pro 13 pouces et les autres le trouveront trop cher et sous-équipé par rapport à ce qu’on trouve actuellement dans le monde PC, même si la finition est exemplaire et la qualité de l‘écran n’est plus à prouver. S’il était vendu à 800 EUR par exemple, ce serait déjà une tout autre histoire. Espérons qu’Apple revoie sa politique de prix pour ses ordinateurs portables, car c’est quand même la seule marque que je connaisse à vendre à la veille de 2010 un ordinateur portable à 1150 EUR avec un disque dur de 160 Go et 2 Go de RAM dignes d’un netbook à 300 EUR.

L’autre produit phare de la gamme Mac, son porte-drapeau, c’est bien entendu l’ iMac qui décidément ne cesse d‘évoluer cette année. S’il garde toujours le même design accrocheur tout en aluminium inauguré durant l‘été 2007, il est maintenant proposé en deux tailles supérieures: 21,5 pouces et 27 pouces au lieu de 20 et 24 pouces. Ces écrans affichent des résolutions spectaculaires de respectivement 1920×1080 pixels (Full HD) et 2560×1440 pixels (!), de quoi en prendre plein la vue. Le pied est plus fin et les haut-parleurs ont été améliorés. Autre ajout bienvenu: un lecteur de cartes SD est maintenant intégré.

Une nouveauté importante de la gamme iMac ne réside pas dans l’iMac lui-même mais dans le clavier et la souris fournis: il s’agit de deux nouveaux modèles très design. Le clavier communique à présent également sans fil via Bluetooth. Le nouveau mulotquant à lui porte le doux nom de Magic Mouse et remplace la très moyenne Mighty Mouse. La Magic Mouse est une souris extra plate sans fil et sans bouton dont la surface fonctionne comme un trackpad d’ordinateur portable. Cliquer s’effectue en tapotant à n’importe quel endroit sur cette surface. Tapoter sur le coin supérieur droit (ou gauche pour les gauchers) revient à faire un clic droit. Cette fois le trackball a disparu et il suffit de glisser son doigt sur la surface de la souris de gauche à droite et de haut en bas pour faire défiler les documents et les pages web. Enfin, l’engin est également capable de détecter les balayages effectués à deux doigts afin de naviguer en arrière et en avant dans l’historique des pages web ou dans un album photo, par exemple. Cette souris offre très certainement un confort accru par rapport aux souris traditionnelles, principalement pour le défilement des documents. Par contre, je me pose des questions concernant sa compatibilité et son maniement dans les jeux vidéo de type FPS où une molette de souris est traditionnellement utilisée pour changer d’arme. Espérons aussi qu’un pilote fonctionnel pour Windows soit fourni via Boot Camp.

À l’intérieur des nouveaux modèles d’iMac, on trouve un CPU Intel allant du Core 2 Duo à 3 Ghz au tout nouvel Intel Core i7 à quadruple coeur ainsi que 4 Go de RAM de type DDR3, ce qui est déjà beaucoup mieux que ce qu’on trouve dans le MacBook. Au niveau de la carte graphique, si le modèle le moins onéreux intègre toujours une puce vidéo intégrée nVidia GeForce 9400M, Apple a eu la bonne idée de remplacer les GPU nVidia dédiés plutôt faiblards des modèles supérieurs par des GPU AMD/ATI de dernière génération: les Radeon HD 4670 et 4850. On trouve enfin un disque dur d’une taille de 500 Go ou 1 To. Le prix du nouvel iMac est certainement très attrayant: seulement 1100 EUR pour le modèle le moins cher alors qu’il fallait débourser au moins 300 EUR de plus il y a 7 mois pour une configuration inférieure. Compte tenu de l‘équipement fourni et de la qualité de l‘écran, il s’agit d’un très bon rapport qualité/prix. Ceux qui désirent un énorme écran 27 pouces accompagné d’une carte graphique dédiée et d’un disque dur de 1 To devront débourser au minimum 1500 EUR, ce qui reste très raisonnable et bien en-dessous des prix des précédents modèles. Je recommande donc chaudement ce nouvel iMac à tous ceux qui disposent de ce budget et aiment les beaux objets. Il s’agit sans nul doute de la meilleure offre de toute la gamme Mac à l’heure actuelle.

Apple attaque donc Microsoft et le marché du PC en général, redoutant probablement le futur succès de Windows 7. S’il faut avouer que l’offre logicielle d’Apple fournie avec chaque ordinateur Mac reste inégalée aujourd’hui, il n’en va pas toujours de même pour ce qui est du matériel. Ainsi, le MacBook d’entrée de gamme demeure trop cher et sous-équipé tandis que l’iMac se présente comme une alternative alléchante à un PC de bureau haut de gamme, à condition d‘être prêt à faire une croix sur l‘évolutivité du matériel comme cela a toujours été le cas sur Mac.

Info de dernière minute (27/11/2009): Ce vendredi 27 novembre 2009, à l’occasion du “Black Friday” annuel, les ordinateurs des gammes MacBook Pro et iMac sont vendus 91 EUR moins cher sur l’ Apple Store belge. Le MacBook Pro 13 pouces est donc vendu à partir de 1058 EUR et l’iMac 21,5 pouces de base est à 1008 EUR. Hélas, pas de réduction sur le MacBook blanc qui aurait pu devenir compétitif. Cette promotion est valable durant une seule journée.

PS3 Slim et PSP Go

Jeux Vidéo

Pour cette rentrée 2009, Sony a sorti 2 nouvelles consoles de jeux. La première n’est autre que la nouvelle version de la PlayStation 3, baptisée officieusement “PS3 Slim”. Comme ce nom l’indique, elle est principalement 33% plus petite et 36% plus légère que le précédent modèle qu’elle remplacera définitivement. La finition passe aussi du brillant au mat ce qui est assez appréciable pour ne pas laisser d’empreintes de doigt au moindre toucher. A propos de toucher, les boutons tactiles pas toujours très précis ont été remplacés par des boutons-poussoirs classiques de bonne facture.

Ce nouveau profil a bien entendu été rendu possible par une réorganisation et miniaturisation plus importante des composants internes qui permet également à la PS3 Slim d‘être nettement plus efficace en termes de consommation d‘énergie par rapport à l’ancien modèle. Souvenez-vous, dans un précédent article j‘écrivais ma grande surprise face à la consommation d‘énergie ahurissante de la première PS3, à l’heure où on parlait déjà d‘écologie à tout va. On dirait que les ingénieurs de Sony ont bien retenu la leçon puisque la PS3 Slim consomme environ moitié moins d‘électricité, soit entre 75 et 100 Watts! Une évolution stupéfiante qui place la PS3 à égalité ou presque avec la dernière génération de Xbox 360 (nom de code “Jasper”) au niveau de la consommation électrique.

L’ancienne PS3, dans sa version dotée d’un disque dur de 80 Go, était précédemment vendue au prix de 400 EUR et voit son prix baisser à 300 EUR en vue de liquider les stocks. Or la nouvelle PS3 Slim est vendue au même prix, avec un disque dur de… 120 Go! Consommation électrique fortement réduite, disque dur plus grand, prix égal: il n’y a plus aucune raison d’acheter le précédent modèle, sauf si vous êtes collectionneur, nostalgique ou amateur d’oeufs cuits sur une taque brillante. Le seul gros reproche qu’on puisse faire à Sony est de ne fournir qu’un simple câble audio/vidéo classique totalement démodé avec la console alors qu’un câble HDMI est indispensable pour pouvoir restituer les images en haute définition des jeux et films Blu-Ray. Microsoft est plus généreux en fournissant une connectique complète avec la Xbox 360 “Elite” qui possède elle aussi un disque dur de 120 Go.

Si je trouve la PS3 Slim assez réussie, je n’en dirai pas autant de la PSP Go, la nouvelle console portable de Sony sortie début octobre. Tout d’abord, sachez que la PSP Go ne remplacera pas la traditionnelle PSP-3000 qui continuera à être vendue; il s’agit plutôt d’une alternative à celle-ci visant les joueurs les plus nomades et fortunés. Le concept de base est plutôt intéressant: à l’heure où les média (musique, films) sont de plus en plus dématérialisés, la firme nippone a fait le pari de créer une autre version de la PSP dédiée exclusivement aux jeux téléchargés et la rendre par la même occasion plus compacte et légère grâce à la place libérée par le lecteur de disques optiques UMD. Son poids de 160g n’est cependant que 15% plus faible que celui de la PSP-3000. Elle est surtout nettement plus compacte: il s’agit de la première PSP que vous pouvez véritablement glisser dans une poche de pantalon sans qu’elle dépasse et sans risque d’exploser les coutures. Il faut admettre que le design est très attrayant.

Pour atteindre cette compacité bien pratique, la PSP Go possède un écran coulissant, un système déjà utilisé par de nombreux téléphones portables. Vous devez donc l’ouvrir pour accéder à la croix directionnelle, aux boutons et au pad analogique. Premier problème constaté, et non des moindres: les boutons sont petits et placés beaucoup trop près l’un de l’autre ce qui fait que ceux qui ont des gros doigts appuieront inévitablement sur plusieurs boutons à la fois et auront beaucoup de mal à jouer. Pire, le pad analogique déjà très moyen est déplacé à droite de la croix directionnelle et devient presque inutilisable, et l’accès aux boutons L et R disposés sur la tranche est gêné par l‘écran ouvert. On pourra également regretter que l‘écran, bien qu‘étant de grande qualité, soit plus petit que sur les autres modèles de PSP (3,8 pouces au lieu de 4,3 pouces), surtout qu’un grand écran est l’atout majeur de la PSP face à la Nintendo DS. Il demeure néanmoins un peu plus grand que celui d’un iPhone ou iPod Touch (3,5 pouces).

Pour ce qui est des changements et nouveautés, la PSP Go intègre principalement une imposante mémoire interne de 16 Go lui permettant de stocker les jeux téléchargés et divers média. Rappelons que la mémoire interne de la Nintendo DSi n’est que de 256 Mo, même si ses jeux sont généralement beaucoup plus compacts. La possibilité d’utiliser des cartes mémoire est toujours présente, même s’il s’agit cette fois de Memory Stick Micro au lieu de Memory Stick Pro Duo sur les autres modèles de PSP. Sony reste donc fidèle à sa technologie propriétaire de cartes mémoire, plus lente et plus chère que le standard SD adopté par l’ensemble de la concurrence. À noter qu’aucune carte mémoire n’est fournie avec la console. Enfin, la PSP Go possède un module Bluetooth en plus du traditionnel WiFi, ce qui lui permet de se connecter à Internet par le biais d’un GSM (tethering), d’utiliser des écouteurs sans fil ou encore de jouer au moyen d’une manette PS3 en lieu et place des commandes intégrées pour lilliputiens. Des fonctions très anecdotiques si vous voulez mon avis, surtout la dernière qui est presque un mea culpa de la part de Sony pour avoir intégré des commandes inconfortables. Une fonction qui sera évidemment rarement utilisée puisqu’elle requiert de posséder une manette PS3, de la trimballer avec sa console portable (la manette ne rentre pas dans une poche) et enfin au moment de jouer, de déposer la console sur un support!

L’autonomie de la console est strictement identique à celle des modèles précédents soit environ 4 ou 5 heures de jeu ce qui est décevant quand on sait que ce modèle consomme moins d‘énergie que la PSP-3000. D’autant plus que la batterie de la PSP Go n’est pas remplaçable! Sony a décidé de faire comme Apple avec ses derniers produits. Oubliez donc l’idée d’une batterie de rechange à emporter afin de prolonger l’autonomie. Comme si cela ne suffisait pas, le chargeur possède un câble d’une longueur ridicule de 1 mètre qui vous empêchera la plupart du temps de jouer avec la console branchée sur le secteur.

Pour le reste, la PSP Go est virtuellement identique à la PSP-3000: même processeur, même quantité de RAM, mêmes jeux, seul le support de stockage de ceux-ci change puisqu’on passe d’un disque UMD à la mémoire interne de la console. Ce qui implique la nécessité de mettre en place un système de transition d’un support à l’autre. Malheureusement Sony a sorti sa nouvelle console sans trouver de solution techniquement et juridiquement valable à ce problème. À l’heure actuelle, la PSP Go ne peut rien faire avec les jeux PSP sur UMD en votre possession ou vendus en magasin. D’une part parce qu’il n’existe encore aucun système permettant d’associer un exemplaire de jeu sur UMD à un compte en ligne afin de pouvoir le télécharger sur sa PSP Go. D’autre part parce que très peu de jeux sont actuellement disponibles en ligne sur le PlayStation Store. Pour se faire pardonner, Sony s’engage à offrir 3 jeux en téléchargement parmi une liste de 17 titres aux joueurs européens possédant également une ancienne PSP ainsi qu’un jeu sur UMD. De nombreux acheteurs de PSP Go mal informés se déclarent lésés et en colère.

J’allais presque oublier de vous parler du pire: son prix. Cet engin est vendu à 250 EUR, sans jeu. Vous avez bien lu. Pour le même prix, vous avez une Xbox 360 Elite. Même l’iPod Touch version 16 Go est moins cher. Je rappelle que la PSP-3000 coûte 170 EUR, offre une meilleure prise en main, la même autonomie et fait fonctionner les jeux sur UMD au même titre que les jeux téléchargés (stockés sur une carte mémoire externe). Je pense qu’elle a encore de beaux jours devant elle, en attendant que Sony mette au point une alternative digne d’intérêt.