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MacBook Pro plus puissant et autonome

Apple
nVidia

Entre l’annonce d’un iPod grand format et celle d’un futur iPhone dont on sait déjà tout ou presque, je n’attendais rien d’intéressant de la part d’Apple en cette période. Et puis voilà qu’arrive en toute discrétion une mise à jour très alléchante de leur gamme d’ordinateurs portables MacBook Pro.

Comme je l’avais déjà écrit dans mes précédents billets, le MacBook Pro Unibody 13 pouces est probablement l’un des meilleurs ordinateurs portables grand public à l’heure actuelle. Bien entendu quand je dis “grand public”, cela ne signifie pas qu’il est à la portée de toutes les bourses puisque le prix de base du modèle 13 pouces reste fixé à 1150 EUR TTC.

J’avais tout de même un gros reproche concernant ce modèle: la quantité de mémoire vive (2 Go) et la taille du disque dur (160 Go) inclus dans le prix de base étaient clairement insuffisantes par rapport aux machines concurrentes ou moins chères. Je pensais en particulier aux netbooks vendus à bas prix qui, bien qu’ils ne possèdent nullement la puissance ou la qualité de finition d’une telle machine, sont aujourd’hui dotés d’un disque dur d’une capacité variant généralement entre 160 et 320 Go. Et 4 Go de RAM est devenu un standard sur les PCs de milieu de gamme.

Alléluia, Apple a enfin remédié à cela avec les nouveaux MacBook Pro qui sont désormais tous équipés de 4 Go de RAM DDR3. Et le disque dur? C’est déjà mieux: 250 Go pour le modèle de base. Peut mieux faire, surtout quand on sait qu’il est pénible de démonter entièrement la bête pour remplacer le disque dur soi-même, opération rapide et courante sur PC.

Mais les ingénieurs de la firme à la pomme ne se sont pas arrêtés là puisque les entrailles du nouveau MacBook Pro 13 pouces révèlent un nouveau chipset intégré: exit le GeForce 9400M dont je vantais les mérites et bonjour le nouveau GeForce 320M qui le remplace officiellement. D’après nVidia, celui-ci serait 80% plus puissant que son prédécesseur ce qui en fait le processeur graphique intégré le plus puissant du moment, avec une bonne avance sur la concurrence. Mais ce n’est pas tout: grâce à ce nouveau chipset combiné à une meilleure batterie, l’autonomie de l’appareil a également explosé puisqu’Apple annonce qu’elle pourrait atteindre les 10 heures sur ces modèles, ce qui équivaut généralement à plus de 6 heures réelles dans la pratique. De quoi concurrencer de nombreux ordinateurs portables CULV, la puissance et la finition en plus.

Et bien entendu, tout cela est toujours proposé au même prix de base, soit 1150 EUR TTC, avec un CPU Intel Core 2 Duo cadencé à 2,4 Ghz. Le rapport qualité-prix de cette machine est plus élevé que jamais et je vous la recommande donc chaudement en lui décernant le prix de meilleur ordinateur portable de 2010.

Ce que je comprends moins par contre, c’est la tarification du modèle 13 pouces de la gamme juste au-dessus: pour un CPU à peine plus véloce (2,66 Ghz) et un disque dur à peine plus grand (320 Go), il vous en coûtera… 1500 EUR! Ces infimes améliorations ne valent clairement pas 350 EUR supplémentaires.

Les modèles 15 et 17 pouces, réservés aux plus fortunés, ont également été revus à la hausse et intègrent les nouveaux processeurs Intel Core i5 et i7. Ils sont tous dotés d’une solution graphique hybride utilisant intelligemment selon le cas la vidéo intégrée du chipset Intel de dernière génération, ou la carte graphique dédiée nVidia GeForce GT 330M. Par conséquent, l’autonomie est un peu plus basse avec 8 à 9 heures maximum annoncées.

Mes félicitations à Apple pour nous rappeler toute la maîtrise dont ils peuvent faire preuve pour la conception d’aussi beaux ordinateurs, même si je ne suis pas tout-à-fait d’accord avec leur politique concernant l’iPhone et l“iPad et apprécie moyennement l’arrogance de leur PDG.

Nintendo DSi XL

Jeux Vidéo

Nintendo semble vouloir imiter Apple et son iPhone en sortant désormais chaque année une nouvelle version de sa console portable, la Nintendo DS. L’année passée je vous présentais la DSi avec sa double webcam, son lecteur de cartes mémoire SD et sa mémoire interne permettant de télécharger et installer des jeux. 12 mois plus tard voici une nouvelle variante: la DSi XL.

Comme son nom l’indique, la DSi XL est extra large: deux écrans de 10,7 cm de diamètre au lieu de 8,25 cm sur la DSi, pour un plus grand confort de vision qui réjouira certainement les joueurs les plus âgés. En conséquence, cette nouvelle console est environ 50% plus volumineuse et plus lourde. Son poids total de 314 grammes est encore plus élevé que celui de la première version de la DS (la grosse brique). L’autonomie est également revue à la hausse puisqu’elle est plus ou moins équivalente à celle de la “vieille” DS Lite qui est plus endurante que la DSi. En plus du traditionnel mini stylet de 10 cm que l’on range dans la console, la DSi XL est également livrée avec un stylet aux dimensions d’un véritable stylo à bille, nettement plus pratique à prendre en main.

Et c’est tout? Oui, pour le reste la DSi XL est en tous points identique à la DSi. Bien que les écrans soient plus grands, ils n’affichent pas non plus une définition supérieure, ce qui aurait d’ailleurs demandé des jeux adaptés. Même les boutons sont de même taille que sur la DSi, ce qui est un peu dommage car des boutons plus grands auraient pu améliorer le confort de jeu. Pour tous les détails techniques, je vous invite à relire mon article sur la Nintendo DSi.

La Nintendo DSi XL, c’est un peu comme un iPad: plus grand, plus confortable à utiliser mais impossible à glisser dans une poche. Les joueurs nomades lui préféreront la Nintendo DSi classique qui reste bien entendu en vente. La version XL coûte à peine plus cher, avec un prix conseillé de 175 EUR. Elle est disponible en Europe en version chocolat ou bordeau, des couleurs qui à mon avis plairont surtout au troisième âge.

Nintendo planche déjà sur une nouvelle version de la DSi prévue pour la fin de l’année, qui affichera des images en 3D!

BIFFF 2010

Agenda

Tout comme l’année passée, je vous invite tous à vous rendre au Festival International du Film Fantastique de Bruxelles qui se déroule du 8 ou 20 avril 2010 à Tours et Taxis. Au programme: du fantastique, du surnaturel, du thriller, du délire et surtout de l’horreur et des frissons!

L’ouverture en fanfare jeudi dernier a été suivie par la diffusion en avant-première du dernier film de Luc Besson, “Les aventures extraordinaires d’Adèle Blanc-Sec”, en présence de l‘équipe du film.

Ce samedi après-midi avait lieu la troisième édition de la “Zombie Parade” en plein centre de Bruxelles. A cette occasion, Manneken Pis s’est d’ailleurs déguisé en Dracula pour le plus grand plaisir des touristes japonais.

Je serai présent durant toute la nuit de samedi à dimanche dès 20h afin d’assister entres autres à la fameuse nuit du fantastique: un marathon de l’horreur de minuit à l’aube avec la projection de pas moins de 4 films plus déjantés les uns que les autres. Pour se remettre de ses émotions, un petit déjeuner servi après les projections est inclus dans le prix.

Le festival se poursuivra tout le reste de la semaine, le film le plus violent étant projeté vendredi 16 à minuit. Samedi 17 à 23h, ce sera le traditionnel bal des vampires, où le déguisement d’horreur est obligatoire. Le dimanche 18 après-mid sera consacré au film d’animation japonais. Le festival se cloturera le mardi 20 au soir avec la projection de “Kick-Ass”.

Pour consulter le programme complet et visionner les bandes-annonces de ces films très spéciaux, n’hésitez pas à visiter le site officiel. Venez nombreux!

Apple iPad

Apple
Apple iPhone

Et oui, je vais moi aussi vous parler de la fameuse tablette d’Apple annoncée en janvier dernier et tout juste sortie aux USA, qui monopolise l’attention de la presse et des réseaux sociaux en ce moment. 2009 ayant été une année plutôt pauvre en nouveautés ou annonces fracassantes pour la firme à la pomme, tout le monde attendait au tournant l’annonce officielle de cette tablette lors d’une cérémonie spéciale officiée par un Steve Jobs plus charismatique que jamais. Malheureusement pour lui, à la fin de sa présentation, l’excitation des invités a fait place a un scepticisme prononcé et ce ne sont pas les yeux hypnotisants de Scott Forstall qui leur feront changer d’avis.

Pour ceux qui n’en auraient jamais entendu parler, l’ iPad est une tablette à écran tactile. Ce n’est pas un nouveau concept puisque de nombreuses marques ont déjà tenté de lancer ce genre de produit sans succès au cours de ces 10 dernières années, à commencer par Apple lui-même avec son Newton sorti en 1993. Sans oublier les récents “Tablet PC” à base de technologies Microsoft qui ont connu un échec tout aussi cuisant. La tablette d’Apple est sensée être une incarnation viable de ce concept, se positionnant au niveau des prix et de la taille face aux netbooks, ces mini ordinateurs portables bon marché, mais aussi face aux livres électroniques tels que le Kindle d’Amazon. Autant dire que les fans de la marque ont mis beaucoup d’espoir dans ce joujou que voici aujourd’hui dévoilé au grand jour.

Le nom du produit, “iPad”, n’est certainement pas la meilleure trouvaille de la firme. Il ressemble tellement à “iPod” que la seule voyelle qui les sépare pourra facilement être confondue. Mais lorsqu’on en apprend un peu plus sur ce nouveau produit, on finit par se dire que la ressemblance des noms n’est peut-être pas fortuite.

En effet, première grande déception: l’iPad n’est pas un Mac. Il ne peut donc pas exécuter les applications courantes pour Mac OS X. Il s’agit en réalité ni plus ni moins d’un iPod Touch grand format, propulsé par le même système d’exploitation que celui des désormais célèbres iPhone et iPod Touch. Mis à part la taille de l‘écran et un CPU plus puissant, il possède les mêmes limitations qu’un iPod Touch, à savoir:

Ce n’est pas un iPhone non plus, donc il ne possède pas de fonction téléphone ni de GPS. Pas de webcam ou d’appareil photo non plus dans un premier temps, ce qui en a déçu beaucoup: la vidéoconférence sera impossible par exemple. Au niveau connectivité, l’iPad dispose du WiFi, du Bluetooth ainsi que la 3G en option.

Reste donc un bel appareil très fin avec un grand écran de 9,7 pouces affichant une résolution de 1024×768 pixels, à la fois trop grand pour rentrer dans une poche et trop limité techniquement pour faire office de micro-ordinateur complet. Le CPU créé sur mesure est cadencé à 1 Ghz.La tablette peut être tenue dans toutes les positions et l’image s’oriente automatiquement en fonction de l’orientation courante grâce aux accéléromètres intégrés. La saisie de texte se fait via un large clavier tactile affiché sur l‘écran en mode paysage. Il est également possible d’utiliser un clavier externe via Bluetooth. L’autonomie maximale annoncée est de 10 heures en utilisation légère, telle que la lecture de livres électroniques.

L’iPad est heureusement compatible avec l’ensemble des applications existantes pour iPhone et iPod Touch. Cependant, puisque son écran est beaucoup plus grand que celui des autres appareils, l’affichage de ces applications doit être soit centré et entouré d‘énormes bordures noires, soit étiré et flou car ne profitant pas de la résolution native de l‘écran.

L’iPad est également capable d’exécuter un nouveau type d’applications développées tout spécialement pour lui et tirant parti de son grand écran tactile et de son CPU plus puissant. Apple a d’ailleurs ré-écrit pour l’occasion toutes les applications de base de l’appareil en les dotant d’une interface tactile plus élégante et naturelle que jamais: le logiciel de messagerie, le lecteur multimédia, l’album photos, le calendrier, le logiciel de cartographie et bien entendu le navigateur web Safari qui offre une expérience de surf vraiment agréable, même si l’intégration du plug-in Flash d’Adobe n’est toujours pas à l’ordre du jour (mais ceci est une autre histoire).

Une nouvelle application spéciale disponible gratuitement sur l’App Store permet la lecture de livres électroniques ainsi que leur achat directement depuis un nouveau magasin en ligne: l’E-Book Store. Le format ouvert EPUB est supporté, contrairement au Kindle. Autres points forts par rapport à la concurrence: l‘écran affiche des couleurs et une haute luminosité et l’interface de lecture naturelle simule au mieux les sensations d’un vrai livre. Cela suffira-t-il pour que l’iPad s’impose comme le livre électronique de référence? L’avenir nous le dira.

Sont également disponibles, mais à $10 la pièce cette fois, les versions iPad des applications bureautiques d’Apple: Pages, Numbers et surtout Keynote. Leur nouvelle interface est d’une qualité tout aussi exemplaire.

Alors, tout ce brouhaha de la presse autour de l’iPad est-il justifié? De prime abord, on peut dire que l’iPad n’a rien de révolutionnaire et n’apporte pas grand chose par rapport à l’iPod Touch (qui, lui, rentre dans une poche). Mais un grand écran et un processeur plus puissant ouvre l’accès à une toute nouvelle classe d’applications tactiles, et avec le savoir-faire d’Apple en matière d’interface utilisateur, on obtient une tablette semblant débarquer tout droit du futur. Il faut voir et tester l’engin dans des conditions réelles comme j’ai pu le faire pendant quelques minutes pour comprendre de quoi il s’agit. L’appareil répond au quart de tour à la moindre interaction, l‘écran est superbe malgré sa résolution plutôt moyenne, et l’interaction avec les doigts se fait de façon tellement naturelle qu’elle paraît presque magique. C’est la première fois qu’il est réellement possible d’utiliser ses doigts sur un écran d’appareil mobile pour réaliser les mêmes choses qu’avec un clavier et une souris sur ordinateur, mais de façon plus directe et naturelle. Impressionnant.

Son prix aussi est plutôt intéressant puisque le modèle de base avec 16 Go de mémoire de stockage est proposé à $500 aux Etats-Unis. Le prix européen n’est pas encore connu mais on peut estimer qu’il avoisinera les 500 EUR. La version avec 64 Go de mémoire de stockage coûte $200 de plus et l’option 3G est facturée $130. Il sera en vente dès la fin avril dans nos contrées. On peut dire que le prix se positionne plutôt bien par rapport au Kindle DX d’Amazon et aux netbooks, même si un netbook offre bien plus de possibilités à prix égal.

L’iPad survivra-t-il? Pour ma part, je pense toujours que c’est surtout un effet de mode dans l‘état actuel des choses. Il risque bien de faire de l’ombre à Amazon et son Kindle et son interface est vraiment une merveille à utiliser, mais cet appareil est beaucoup trop limité et fermé pour remplacer un véritable ordinateur à utiliser sur le pouce. Apple vient encore de mettre de nombreux développeurs en colère en annonçant qu’il n’accepterait aucune application créée avec d’autres outils que les siens, faisant une croix sur celles créées à l’aide de Flash, MonoTouch ou Unity par exemple, mêmes si les conditions de cette interdiction restent à éclaircir. Ceci nuira quand même considérablement à l’adoption de la plate-forme iPhone et iPad.

J’attends également avec impatience les tablettes concurrentes basées sur le système d’exploitation mobile Google Android qui feront leur apparition plus tard dans l’année. À prix égal, elles offriront des possibilités nettement plus étendues, sans oublier que la quasi totalité des applications Android existantes sont déjà nativement compatibles avec toutes les tailles d‘écran, même si des applications spécialement conçues pour les grands écrans offrent toujours un plus grand confort d’utilisation. Attendons de voir ce que l’iPad a à nous offrir par rapport à cette future concurrence avant de nous précipiter dessus. Bravo quand même à Apple pour cette belle concrétisation du concept de la tablette tactile du 21e siècle.