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Bienvenue sur le site personnel de Christophe Beyls.
Voici les derniers articles publiés, toutes sections confondues.
Bilan de 2009
Tout d’abord, toutes mes excuses pour ne pas avoir publié beaucoup d’articles ces derniers mois, et en particulier aucun depuis le début de cette année, mais j’ai été assez occupé ces derniers temps.
Cependant ce ne sont pas les idées qui me manquent. Pour ce premier billet de 2010, je souhaiterais avant tout faire un rapide bilan de l’année 2009 afin de mieux mettre en perspective les prochains articles que je publierai ici.
Commençons par mes bonnes résolutions, s’il n’est pas trop tard pour cela: je promets d‘écrire plus souvent à partir de maintenant, car il est vrai que l’année dernière j’ai écrit moins d’articles que les années précédentes et il y a quelques sujets importants que je n’ai pas pu aborder. J’en parlerai prochainement. Dès l‘été prochain, je m’engage également à publier de nouvelles vidéos faites maison.
Voici maintenant ma petite rétrospective résumée du monde des nouvelles technologies pour l’année 2009:
- L‘événement le plus important est probablement la sortie de Windows 7, le nouveau système d’exploitation de Microsoft qui était déjà disponible en version de test depuis le mois de janvier 2009. Windows 7 nous fera vite oublier la catastrophe Windows Vista et permet aux gens qui ne jurent que par Windows d’utiliser un OS aussi stable et rapide mais nettement plus moderne et abouti que le vieillissant Windows XP, qui rappelons-le est sorti en 2001. Windows 7 tient toutes ses promesses et c’est tant mieux. Cela reste malgré tout un logiciel propriétaire avec les problèmes qui en découlent, en particulier de nombreuses failles de sécurité dont les correctifs sont publiés presque chaque semaine.
- Dans le petit monde des navigateurs web, on fait des avancées spectaculaires en termes de vitesse. On a droit à de nouvelles versions 3.5 et maintenant 3.6 de Firefox, un peu plus véloces que la version 3.0, mais surtout à Google Chrome qui remporte la palme du navigateur web le plus rapide du monde, loin devant ses concurrents à part le nouveau Safari 4 d’Apple qui le suit de très près. Chrome est à présent disponible en version beta pour Linux et Mac OS X et plus uniquement pour Windows. Le nouveau standard HTML5, actuellement en cours d‘élaboration, commence également à être partiellement supporté par les navigateurs les plus récents, à l’exception notable d’Internet Explorer. L’adoption généralisée d’HTML5 n’est pas encore pour demain.
- 2009 est certainement aussi l’année de la maturité du netbook. Ces mini portables bon marchés en sont à leur troisième ou quatrième génération depuis le premier Eee PC et se sont vendus comme des petits pains durant cette année. Les derniers modèles les plus aboutis comme le Compaq Mini 311C possèdent un chipset nVidia Ion, un écran de résolution “HD Ready”, un disque dur rapide d’au moins 160 Go et un CPU Intel Atom toujours aussi lent. Mais il se pourrait bien que la folie des netbooks s’estompe bientôt avec l’arrivée de nouveaux portables dotés de processeurs CULV qui auront bientôt droit à leur article sur ce site.
- Apple a sorti une nouvelle version de l’iPhone qui n’apporte pas grand-chose si ce n’est que l’engin est plus rapide et fait de meilleures photos et une nouvelle version de Mac OS X, Snow Leopard, qui n’apporte pas grand-chose non plus si ce n’est qu’elle est plus compacte et rapide que la version précédente. Par contre ils ont encore fait beaucoup de “buzz”.
- Si Apple domine toujours le marché des smartphones avec son iPhone dont le nombre d’applications ne cesse de croître, il a vu débarquer cette année un nouveau concurrent de poids: le système Android de Google. Si seulement une petite dizaine d’appareils sous Android sont sortis en 2009 dont seulement 3 en Belgique, on peut s’attendre à une arrivée en force de nombreux appareils en 2010. D’autant plus que 4 versions d’Android se sont succédées tout au long de l’année, apportant à chaque fois un peu plus de nouvelles fonctionnalités et de maturité à la plate-forme qui à mon avis est tout-à-fait capable de rivaliser avec les produits Apple, même si ceux-ci resteront probablement leaders du marché. Android possède en tous cas de quoi écraser Symbian et Windows Mobile et c’est tant mieux. Il y a beaucoup à écrire sur Android, c’est pourquoi j’y consacrerai plusieurs articles dans les prochains mois.
- Amazon a mis en vente à la fin de l’année la version internationale de son Kindle, le livre électronique de référence doté d’un écran noir et blanc bien contrasté, d’une bonne ergonomie et d’une autonomie de plusieurs jours pour un poids plume de 300 grammes. Son prinicpal défaut est qu’il est uniquement compatible avec le format de livres propriétaire produit par Amazon, même si des fichiers d’autres formats peuvent être convertis. Son principal concurrent sera peut-être l’iPad d’Apple dont je vous parlerai dans mon prochain billet.

- Enfin au rayon jeux vidéo, cette année aura vu la parution de quelques gros titres tels que Les Sims 3, Batman Arkham Asylum, Left 4 Dead 2, Call of Duty: Modern Warfare 2, Assassin’s Creed 2, Runaway 3 ou encore Forza Motorsport 3. Toujours pas de date de sortie fixée pour Gran Turismo 5 sur PlayStation 3. La PlayStation 3 qui a subi une sérieuse cure de jouvence et arrive enfin à maturité avec des jeux moins bogués produits plus rapidement. Sony a également mis sur le marché une nouvelle console portable onéreuse qu’on oubliera bien vite, la PSP Go. Nintendo a mieux réussi le lancement de la 3e version de la Nintendo DS toujours plus conviviale mais on retiendra surtout le déclin des ventes de la Wii, pour la première fois depuis sa sortie et malgré la baisse de son prix. L’effet de mode est passé et les gens ne s’y intéressent plus beaucoup.
Au niveau de mes logiciels, j’ai publié cette année la version 4 de mon pack de filtres multimédia pour Windows, compatible avec Windows 7 et supportant le décodage matériel du H.264. La prochaine version sera compatible avec les versions 64-bit de Windows.
Rendez-vous très bientôt pour de nouveaux articles.
Ubuntu Karmic Koala
Avec un peu de retard, voici mon compte-rendu habituel de la nouvelle version de la distribution Ubuntu Linux. Sortie fin octobre 2009, la dernière mouture porte le nom de code “Karmic Koaka” (le koala “karmique”, doté d’un certain karma).
La plupart des changements apportés par cette version qui sent bon l’eucalyptus sont d’ordre cosmétique. Tout d’abord, le thème visuel de l’environnement de bureau Gnome a été encore embelli. Personnellement j’aime beaucoup, à part la traditionnelle couleur brun-orange par défaut qu’on peut toujours changer. Les icônes de notification s’affichant en haut à droite de l‘écran arborent un nouveau look gris unifié. Le démarrage du PC est également plus sobre et beau, grâce au nouveau système de “splash screen” xsplash basé sur KMS affichant un simple petit logo Ubuntu entouré d’un léger halo animé. KMS est un système qui permet notamment à la carte graphique d‘être initialisée une fois pour toutes avec le bon mode vidéo dès le démarrage du PC. L‘écran de connexion a subi une refonte totale et affiche des effets de fondu similaires à ceux d’autres systèmes d’exploitation modernes.
Le démarrage d’Ubuntu est également plus rapide de quelques secondes par rapport à la version précédente, ce qui est toujours appréciable. On n’atteint pas encore la vitesse de démarrage de Windows 7 par exemple, mais on en est proche. Pour vous donner une idée, le temps de démarrage sur un netbook MSI Wind U100 jusqu‘à l‘écran de connexion est de 30 secondes pour cette version d’Ubuntu, contre 20 secondes pour Windows 7. C’est surtout le temps écoulé entre le moment où on ouvre une session et le moment où le bureau est fonctionnel qui a été bien réduit: je n’ai plus qu‘à attendre une quinzaine de secondes contre environ 25 auparavant.
Le nouveau gestionnaire de démarrage GRUB 2 offre quelques améliorations supplémentaires par rapport à la version précédente, la plus intéressante étant la détection et la configuration automatique de tous les systèmes d’exploitation installés sur la machine à chaque mise à jour de sa configuration. Si vous avez installé une nouvelle version de Windows après Ubuntu par exemple, elle s’ajoutera automatiquement au menu de démarrage après la reconfiguration de GRUB 2.
Au niveau des performances, le système de fichiers super rapide ext4 qui avait fait ses débuts dans la version précédente d’Ubuntu est maintenant utilisé par défaut lors d’une nouvelle installation. Il est bien entendu toujours possible de convertir les systèmes de fichier ext3 existants au format ext4, mais malheureusement il n’existe encore aucune procédure automatisée à la portée de tous pour accomplir cette opération. D’autre part, le nouveau système d’accélération vidéo UXA arrive enfin à maturité et les utilisateurs de puces vidéo Intel, dont le pilote Linux est entièrement basé sur ce système, remarqueront une hausse considérable des performances de leur carte graphique sous Ubuntu, surtout par rapport à la version précédente qui était nettement en retrait dans ce domaine. Tout est bien qui finit bien, donc!
La compatibilité matérielle est toujours très bonne avec entre autres l’ajout de pilotes pour de nouvelles cartes WiFi et surtout, grande nouvelle, la compatibilité avec les cartes son Creative X-Fi qu’on attendait depuis une éternité et qui est maintenant enfin une réalité! Disposant moi-même d’une telle carte son sur mon PC, je me réjouis de pouvoir enfin travailler avec du son sous Ubuntu sur cette machine. Ubuntu Karmic Koala inclut par ailleurs un système de configuration sonore amélioré permettant de sélectionner en quelques clics le type d’enceintes connectées, ce qui n’est pas du luxe. En effet, auparavant il était nécessaire d‘éditer des fichiers de configuration complexes afin de configurer une sortie sonore non stéréo, par exemple un kit de 6 ou 8 enceintes.
Pour ce qui est des nouvelles fonctionnalités, Ubuntu 9.10 inclut un nouveau système de messagerie centralisé qui regroupe l’accès à 3 logiciels standards de Gnome 2.28 sous une même icône de notification dans la barre de menu:
- Evolution, le logiciel de gestion classique des e-mails, contacts et calendriers sous Linux qui n’a rien à envier à Outlook;
- Gwibber, un client de microblogging qui a fait son apparition dans cette nouvelle version. Il permet de se connecter à des réseaux sociaux comme Twitter ou Facebook afin de consulter les publications ou le statut de ses amis ou mettre à jour le sien, via une interface unifiée d’une grande simplicité.
- Empathy est le nouveau client de messagerie instantanée par défaut de l’environnement Gnome et remplace Pidgin. Il est basé sur un nouveau système modulaire, Telepathy, qui supporte les mêmes protocoles que Pidgin. Empathy offre les mêmes fonctions que Pidgin hormis l’absence d’un système de plugins permettant d‘étendre ses fonctionnalités, une lacune qui je l’espère sera comblée dans une prochaine version. La bonne nouvelle est que le support des conversations audio/video avec les clients MSN (Windows Live Messenger) est en bonne voie et sera inclus et fonctionnel dans la prochaine version d’Ubuntu. Jusqu‘à présent ceci n‘était possible qu’avec Kopete sous KDE ou avec l’horrible logiciel aMSN.
Cette nouvelle mouture de Gnome inclut un panneau de configuration Bluetooth entièrement revu permettant pour la première fois d’activer simplement le tethering via un téléphone mobile à proximité.
Ubuntu 9.10 vous propose également de synchroniser et partager facilement vos fichiers, contacts et notes via Ubuntu One, un nouveau système de stockage en ligne accessible via une simple application préinstallée. L’offre de base gratuite comprend un espace de 2 Go, pouvant être étendu à 50 Go pour la somme de 10 $ par mois.
Comme d’habitude, tous des logiciels fournis ont été mis à jour vers leur version la plus récente. En particulier, le navigateur web par défaut, Firefox, passe enfin à la version 3.5 plus rapide sortie l‘été dernier. Le lecteur multimédia mplayer passe également à une version plus récente qui, après édition d’un fichier de configuration, permet le décodage matériel du format vidéo H.264 par les cartes graphiques nVidia récentes au moyen de VDPAU. La cartes graphiques ATI et Intel devraient suivre à moyen terme avec l’adoption progressive du nouveau standard VA-API qui remplit les mêmes fonctions.
Le petit monde de GNU/Linux ne cesse d‘évoluer à une vitesse assez incroyable ces derniers temps. Un système d’exploitation aussi bien fini qu’Ubuntu Karmic Koala n’a pas grand chose à envier aux versions les plus récentes de Windows ou Mac OS X, à la différence près que celui-ci est entièrement libre et ouvert. Libérez votre ordinateur, installez Ubuntu.
Forza Motorsport 3
Microsoft Belux a eu la sympathie de m’inviter le mois dernier à une conférence de presse concernant le lancement de leur dernier jeu phare: Forza Motorsport 3. J’ai eu l’occasion de m‘éclater pendant plusieurs heures sur cette nouvelle référence du jeu de course automobile sur Xbox 360. Nul doute que celui-ci possède l‘étoffe d’un grand titre capable de rivaliser avec un certain Gran Turismo 5 qui sortira prochainement sur la PlayStation 3 de Sony.
Forza 3 est un jeu de simulation automobile au réalisme très poussé. Microsoft se vante d’ailleurs d’avoir mis à contribution de nombreux pilotes professionnels afin de s’assurer que les sensations de conduite soient retranscrites au mieux. Ce jeu propose une centaine de circuits variés et parfaitement reproduits, à la bosse près. Les graphismes sont plutôt impressionnants, en particulier ceux des quelques 400 véhicules proposés, de toutes marques, dont la modélisation et le rendu sont à couper le souffle et démarquent ce titre de la concurrence. Une gestion des dégâts assez avancée est également présente et contribue à l’immersion. Par contre, on remarque parfois un léger aliasing, quelques problèmes de clipping (éléments qui apparaissent ou disparaissent subitement) et certains détails du décor un peu grossiers, mais cela reste mineur en comparaison avec la qualité de l’ensemble.
Pour continuer la liste des petits défauts, j’ai trouvé les temps de chargement après sélection du circuit plutôt longs. Enfin, l’intelligence artificielle de vos adversaires est assez moyenne et ils ont plutôt tendance à foncer dans le tas.
Bien que Microsoft claironne qu’il s’agit d’une vraie simulation, j’ai trouvé Forza 3 vraiment très beaucoup plus accessible aux débutants que Gran Turismo, notamment grâce à différents modes de difficulté offrant pour certains un pilotage semi-automatique ainsi que la présence d’un système permettant de “rembobiner” l’action à tout moment afin de corriger une erreur fatale de pilotage, fonction qu’on retrouve habituellement dans des titres récents plus orientés “arcade” tels que Need for Speed. Il est également possible de jouer à deux sur un même écran divisé, ce qui devient de plus en plus rare dans les jeux actuels et vaut la peine d‘être signalé. Quant à la musique, elle est plutôt sympathique et colle bien à l’ambiance. Dans l’ensemble c’est donc une très bonne pioche et à mon avis le meilleur jeu de course automobile disponible à l’heure actuelle sur Xbox 360.
Durant cette conférence, Microsoft a également communiqué ses futurs plans concernant la Xbox 360. Leurs 4 pôles stratégiques sont: les jeux, les média, les réseaux sociaux et le projet “Natal”.
Au niveau média, un service de location de films de type “vidéo à la demande” a fait son apparition en septembre dernier en Belgique et à présent il est également possible de visionner des vidéos en résolution Full HD (1080p), ce qui est rare.
Du côté des réseaux sociaux, la Xbox 360 a commencé à copier la Wii et son concept de “Mii”, ces petits personnages que vous pouvez façonner à votre image. Sur Xbox 360, ceux-ci portent le nom d’avatars, sont beaucoup plus détaillés que sur Wii et ont fait leur apparition avec la nouvelle interface NXE sortie en novembre 2008. Mais à présent elle ira beaucoup plus loin en proposant des applications FaceBook, Twitter, Last.fm ou encore Windows Live Messenger, accessibles depuis le “Dashboard”. Les deux premières viennent juste de faire leur apparition officielle et sont de vraies réussites, en particulier le client FaceBook très complet qui donne envie de passer plus de temps sur sa TV. Bref, du côté des réseaux sociaux Microsoft est nettement en avance sur ses concurrents. En particulier, Nintendo devrait suivre l’exemple pour sauver la Wii du naufrage puisque sa vocation “sociale” est l’un de ses arguments de vente principaux. Malheureusement, ces nouvelles applications requièrent un abonnement Xbox Live Gold (payant), du moins pour l’instant. Vous pouvez par contre essayer gratuitement toutes ces fonctions habituellement réservées aux comptes Gold pendant la période du 25 au 30 novembre 2009.
Reste pour terminer le projet “Natal” qui risque de faire beaucoup de bruit à sa sortie. Pour ceux qui n’en auraient pas encore entendu parler, il s’agit d’un système de contrôle de sa console au moyen d’une reconnaissance faciale et corporelle. En résumé, imaginez un système de contrôle similaire à celui de la Wii mais reconnaissant les mouvements de tout votre corps ainsi que votre voix, sans aucune manette mais au moyen d’une webcam haute définition et d’un microphone. Ce système sur lequel Microsoft mise gros sera compatible avec toutes les consoles Xbox 360 et permettra également de naviguer facilement dans les menus de la console par une simple gestuelle, sans la moindre télécommande. Sortie prévue l’année prochaine.
iMac et MacBook version fin 2009
Ils sont malins, chez Apple. Histoire de saborder la sortie de Windows 7, ils annoncent de nouveaux produits deux jours avant, accompagnés de nouvelles publicités anti-Microsoft qui sont devenues une véritable tradition chez eux. Par contre on ne peut pas dire qu’ils aient trouvé de véritables arguments contre Windows 7, préférant déclarer que l’histoire va se répéter et qu’ils sont et resteront les meilleurs. Désirant toucher le grand public, ils ont donc mis à jour leurs deux machines les plus populaires: le MacBook et l’iMac.
Quand je parle du MacBook, je parle de l’ordinateur portable 13 pouces d’entrée de gamme en plastique blanc, vestige de la génération précédent celle du MacBook en aluminium qui porte à présent le nom “MacBook Pro”. Le vieux MacBook blanc étant vendu à un prix à peine inférieur au MacBook Pro 13 pouces tout en étant relativement sous-équipé, on se demandait s’il allait baisser de prix ou tout simplement disparaître. Il n’en est rien: Apple a décidé de faire évoluer le design et les caractéristiques de ce modèle. Il est maintenant doté d’une nouvelle coque toujours en plastique blanc, mais cette fois arborant des formes tout en rondeurs assez attrayantes. La firme à la pomme parle de “coque unibody en polycarbonate inaltérable”. Inaltérable mon oeil! De nombreux tests sur le web ont démontré que cette coque est extrêmement sensible aux griffes. Vous voilà prévenus de son défaut majeur.

Par ailleurs, le MacBook a hérité de nombreux composants de son grand frère: un écran LED bien plus contrasté et lumineux sans aucun rapport avec le précédent modèle, un large trackpad en verre multi-touch très confortable et une batterie de haute capacité malheureusement intégrée et non interchangeable offrant une excellente autonomie annoncée de 7 heures, identique à celle du MacBook Pro 13 pouces. Par contre, le nouveau MacBook n’a pas hérité du port FireWire ni surtout du lecteur de cartes mémoire de type SD, ce qui est ridicule étant donné qu’on trouve un tel lecteur sur tous les PC portables récents, même sur les netbooks à 250 EUR. Autre problème de connectique, comme toujours chez Apple on ne trouve pas de sortie HDMI mais plutôt un connecteur mini DisplayPort que personne n’utilise. Enfin, il n’y a que 2 ports USB ce qui est plutôt pauvre.
Le coeur du nouveau MacBook, qui n’est disponible que dans une seule version, est maintenant identique à celui du MacBook Pro 13 pouces le moins cher: un CPU Core 2 Duo à 2,26 Ghz avec 2 Go de RAM de type DDR3 et toujours la puce vidéo intégrée nVidia GeForce 9400M. Il y a quand même une différence au niveau du stockage: le MacBook possède de base un disque dur de 250 Go alors que le MacBook Pro le plus abordable est limité à 160 Go (ne riez pas). Malgré cette légère évolution, la quantité de mémoire vive et de stockage des ordinateurs portables d’Apple reste en-deçà des standards actuels.
En résumé, le nouveau MacBook n’est pas une machine plus accessible qu’avant puisque son prix a à peine baissé: 930 EUR (un peu plus cher que chez nos voisins français). C’est tout simplement un clone du MacBook Pro 13 pouces avec une coque en plastique sensible aux griffes, sans clavier rétro-éclairé ni prise FireWire ni lecteur de cartes SD. La différence de prix avec le MacBook Pro n‘étant que de 200 EUR, je pense que ce produit rate son public comme son prédécesseur. Les fans d’Apple fortunés lui préféreront le MacBook Pro 13 pouces et les autres le trouveront trop cher et sous-équipé par rapport à ce qu’on trouve actuellement dans le monde PC, même si la finition est exemplaire et la qualité de l‘écran n’est plus à prouver. S’il était vendu à 800 EUR par exemple, ce serait déjà une tout autre histoire. Espérons qu’Apple revoie sa politique de prix pour ses ordinateurs portables, car c’est quand même la seule marque que je connaisse à vendre à la veille de 2010 un ordinateur portable à 1150 EUR avec un disque dur de 160 Go et 2 Go de RAM dignes d’un netbook à 300 EUR.
L’autre produit phare de la gamme Mac, son porte-drapeau, c’est bien entendu l’ iMac qui décidément ne cesse d‘évoluer cette année. S’il garde toujours le même design accrocheur tout en aluminium inauguré durant l‘été 2007, il est maintenant proposé en deux tailles supérieures: 21,5 pouces et 27 pouces au lieu de 20 et 24 pouces. Ces écrans affichent des résolutions spectaculaires de respectivement 1920×1080 pixels (Full HD) et 2560×1440 pixels (!), de quoi en prendre plein la vue. Le pied est plus fin et les haut-parleurs ont été améliorés. Autre ajout bienvenu: un lecteur de cartes SD est maintenant intégré.
Une nouveauté importante de la gamme iMac ne réside pas dans l’iMac lui-même mais dans le clavier et la souris fournis: il s’agit de deux nouveaux modèles très design. Le clavier communique à présent également sans fil via Bluetooth. Le nouveau mulotquant à lui porte le doux nom de Magic Mouse et remplace la très moyenne Mighty Mouse. La Magic Mouse est une souris extra plate sans fil et sans bouton dont la surface fonctionne comme un trackpad d’ordinateur portable. Cliquer s’effectue en tapotant à n’importe quel endroit sur cette surface. Tapoter sur le coin supérieur droit (ou gauche pour les gauchers) revient à faire un clic droit. Cette fois le trackball a disparu et il suffit de glisser son doigt sur la surface de la souris de gauche à droite et de haut en bas pour faire défiler les documents et les pages web. Enfin, l’engin est également capable de détecter les balayages effectués à deux doigts afin de naviguer en arrière et en avant dans l’historique des pages web ou dans un album photo, par exemple. Cette souris offre très certainement un confort accru par rapport aux souris traditionnelles, principalement pour le défilement des documents. Par contre, je me pose des questions concernant sa compatibilité et son maniement dans les jeux vidéo de type FPS où une molette de souris est traditionnellement utilisée pour changer d’arme. Espérons aussi qu’un pilote fonctionnel pour Windows soit fourni via Boot Camp.

À l’intérieur des nouveaux modèles d’iMac, on trouve un CPU Intel allant du Core 2 Duo à 3 Ghz au tout nouvel Intel Core i7 à quadruple coeur ainsi que 4 Go de RAM de type DDR3, ce qui est déjà beaucoup mieux que ce qu’on trouve dans le MacBook. Au niveau de la carte graphique, si le modèle le moins onéreux intègre toujours une puce vidéo intégrée nVidia GeForce 9400M, Apple a eu la bonne idée de remplacer les GPU nVidia dédiés plutôt faiblards des modèles supérieurs par des GPU AMD/ATI de dernière génération: les Radeon HD 4670 et 4850. On trouve enfin un disque dur d’une taille de 500 Go ou 1 To. Le prix du nouvel iMac est certainement très attrayant: seulement 1100 EUR pour le modèle le moins cher alors qu’il fallait débourser au moins 300 EUR de plus il y a 7 mois pour une configuration inférieure. Compte tenu de l‘équipement fourni et de la qualité de l‘écran, il s’agit d’un très bon rapport qualité/prix. Ceux qui désirent un énorme écran 27 pouces accompagné d’une carte graphique dédiée et d’un disque dur de 1 To devront débourser au minimum 1500 EUR, ce qui reste très raisonnable et bien en-dessous des prix des précédents modèles. Je recommande donc chaudement ce nouvel iMac à tous ceux qui disposent de ce budget et aiment les beaux objets. Il s’agit sans nul doute de la meilleure offre de toute la gamme Mac à l’heure actuelle.
Apple attaque donc Microsoft et le marché du PC en général, redoutant probablement le futur succès de Windows 7. S’il faut avouer que l’offre logicielle d’Apple fournie avec chaque ordinateur Mac reste inégalée aujourd’hui, il n’en va pas toujours de même pour ce qui est du matériel. Ainsi, le MacBook d’entrée de gamme demeure trop cher et sous-équipé tandis que l’iMac se présente comme une alternative alléchante à un PC de bureau haut de gamme, à condition d‘être prêt à faire une croix sur l‘évolutivité du matériel comme cela a toujours été le cas sur Mac.
Info de dernière minute (27/11/2009): Ce vendredi 27 novembre 2009, à l’occasion du “Black Friday” annuel, les ordinateurs des gammes MacBook Pro et iMac sont vendus 91 EUR moins cher sur l’ Apple Store belge. Le MacBook Pro 13 pouces est donc vendu à partir de 1058 EUR et l’iMac 21,5 pouces de base est à 1008 EUR. Hélas, pas de réduction sur le MacBook blanc qui aurait pu devenir compétitif. Cette promotion est valable durant une seule journée.





